‹ Les irrigationsChapitre 101 sur 145 · DE S AU M ANE S · texte numérisé non relu

DE S AU M ANE S

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\AUCLITSE); PLAN GÉNÉRAI. DE l'eXPLOITATION.

LES IRRIGATIONS. 5i5

Les anciens prés, mal nivelés, ne donnaient qu'une coupe peu abondante ; après défrichement, nivellement et irrigation, ils rendent en deux coupes autant que les prés de création récente, à savoir, 7,700 kil. de foin par hectare; le regain est ordinairement pâturé. Tantôt ils sont affermés; tantôt leur produit est vendu sur pied, quand il n'est pas fauché et emmagasiné pour les besoins de la ferme. Il y a parfois plus de bénéfice à vendre les foins au prix de 40 francs les 1,000 kilogrammes qu'à les faire consommer par le bétail d'exploitation, et à acheter une partie des fumiers nécessaires.

Aussi bien les fumiers des étables et les purins que les curures de routes et de fossés, et le parcage de troupeaux étrangers, à raison de 53 francs par hectare, servent à la fertilisation des terres de Fleurance.

L'assolement suivi est de neuf ans, sur lesquels trois années, n®* i, 3 et 7, sont en jachère. Les autres années sont occupées par le froment, le maïs et Tavoine; le froment rend 18 hectolitres, et ravoine4o hectolitres par hectare.

Le bétail consiste en jeunes bœufs et en vaches qui hivernent et sont revendus au printemps ou pendant Tété, outre 12 vaches à demeure, donnant des veaux, du lait, du fumier et les travaux nécessaires.

Le capital du domaine s'établit comme il suit :

fr. fr. fr.

Prix d'achat ( i855) 70.000

Dérivation de l'Ado ur 3.o37

Captation de sources 3.ooo

Création de prairies (40 hectares}.. . i3.5oo

Constructions et moteur 8.875

Vignes, potager, aqueducs 7-637

Travaux d'amélioration 38.049

Valeur du domaine 140.049 -,

Mobilier aratoire 3. 100 j

Vaisseaux vinaires { 5oo hectol.)... 4.000 \ 151.649

Achat d'animaux 4.500 1

Capital agricole 11 .600 /

Î>i6 LES IRRIGATIONS.

Au montant de 151,649 francs correspondait en i863, toutes dépenses payées, un bénéfice net de 14,932 francs, soit un peu moins de dix pour cent.

En diminuant les terres labourables de 41 hectares par rapport aux 80 qu'elles occupaient en i855, et en créant ou améliorant par Tirrigation 42 hectares de prairies, tandis que le domaine en possédait 8, le revenu, par suite de l'abandon de la culture dominante des céréales au profit de celle du foin et des fourrages, a été de cette façon plus que triplé (i).

Le plan général des terres en culture (fig. 16) indique le tracé du canal et des rigoles d'irrigation, ainsi que le ruisseau qui longe le domaine et les réservoirs des sources qui assurent les arrosages des prairies hors de portée du canal.

Allier. — Sur la terre de Belleau (canton de Jaligny), possédée par le baron de Veauce, la ferme-école fondée en i852, comprenait en 1867, sur 2o3 hectares, 120 en terres labourables, 60 en prés irrigués, 1 4 en étangs, etc. (2\

Le sol, légèrement accidenté, présente plusieurs vallons, autrefois barrés par des chaussées d'étang, mais qui se drainent naturellement au profit des cultures. La couche arable est argilo-sablonneuse, parfois entremêlée de calcaire; ou bien, elle est formée d'alluvions des anciens étangs.

Les eaux d'arrosage proviennent du drainage des terres de la propriété, et sont distribuées par des rigoles à niveau parfait, comme le montre le plan général (fig. 17). On commence à irriguer les prairies en novembre, et on ne suspend que pendant les gelées, pour reprendre en janvier ou en février, suivant la température. A partir de cette époque jusque fin mars, on opère trois ou quatre

(1) G. Heuzé, les Primes cT honneur en iSOj, p. 579. U) G. Heuzé, les Primes d'honneur en iS6g; p. 56i.

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