Sauf dans le Sind, la présidence de Bombay a
(i) Voir tome II, p. m.
donné peu de développement aux canaux d'État. Dans le Sind même, où le sol sablonneux ne fournit des récoltes qu'à Taide des irrigations, les canaux sont de deux sortes; ceux d*Etat, construits par les Anglais, et ceux d'inondation, dus aux anciens princes hindous, que la population maintient en bon état. Les propriétaires forment des syndicats et répartissent les frais d'entretien entre les villages. L'administration n'a pas exécuté plus de 200 kilomètres de canaux d*inondation. Enfin, des puits par milliers, qui rencontrent l'eau arrêtée à peu de profondeur, sous les sables, par une couche d'argile imperméable, complètent les ressources d'irrigation pour 780,000 hectares.
6. Les provinces du Centre et le Berar ne jouissent que d'arrosages particuliers, sur une surface de 3 12,000, et de 19,000 hectares respectivement (i).
Le tableau XLVI résume les données principales que nous venons d'indiquer, à la date de i883.
Aussi bien, le gouvernement n'a pas ralenti ses efforts pour augmenter la culture des prairies et des pâturages, en rapport avec les irrigations. Dans le Punjab, oîi le bétail est le plus abondant, on comptait 2 millions d'hectares en prairies; dans les provinces centrales 800,000; dans Berar, environ 220,000; et dans le Sind, plus de 283,ooo hectares (1882-83).
L'irrigation, une fois les travaux du Sirhind achevés, aura atteint provisoirement sa limite, en augmentant le produit des récoltes de 5o pour cent en moyenne, et le programme des canalisations entreprises par l'État, le plus vaste qui ait été conçu et réalisé, se trouvera épuisé. Il est peu probable que l'initiative privée avance du même pas pour développer l'œuvre de l'administration coloniale.
(I) D» J. Wolf, Thatsachen der Ostindichen Konkurreni. ; loc. ciU
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LES IRRIGATIONS. 55i