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(>b4 LES IRRIGATIONS.
Sur le territoire d'Albenga, le principal torrent Centa, et ses tributaires, TArrascia et la Neva, attendent qu'on les endigue et qu'on les canalise pour Tirrigation. Sur le territoire de Gênes, aux deux aqueducs Civico et Nicolaï qui approvisionnent principalement la ville et les jardins, se joint celui deGalliera, dérivant les eaux du torrent Gorzente par un barrage important. C'est seulement dans l'arrondissement de Chiavari que Ton compte un certain nombre de/ossati, à l'usage des cultures, dérivés des torrents Aveto, Sturla, Lavagna, Vara, etc.
Un ouvrage important que nous avons déjà cité, au point de vue des dépenses de la première section, le canal Lunese, projeté par l'ingénieur Bella en i856, a été dérivé, avec une portée de 5 mètres cubes, du fleuve la Magra, pour l'irrigation de l'arrondissement de la Spezia (i).
Les duchés. — Dans la région de l'Emilie, les Apennins, dont la chaîne est peu élevée et mal boisée, et les eaux mal réglées, ne sont pas favorables à l'irrigation. A défaut de glaciers qui alimentent les cours d*eau, comme dans les Alpes, et de sources abondantes, ce sont les pluies qui descendent torrentiellement dans la plaine. En été, les cours d'eau sont le plus souvent à sec. Malgré cela, les irrigations d'été sont multiples dans les provinces de Massa, de Plaisance, de Parme, de Rcggio et de Modène; on y utilise même les eaux de drainage des terrains supérieurs.
Dans l'ancien duché de Massa, les irrigations sont desservies par les canaux du Lavacchio, du Mirteto, de Grondini etduMagro. Pour les compléter, dans la plaine même de Massa, le duc François IV décréta en iSSg
(i) Voir tome II, p. 311.
là construction d'un canal dérivé du Frigido, qui devait suppléer à la fois les arrosages et la force motrice nécessaire pour les moulins et la fabrique ducale des tabacs. En 1845, les canaux secondaires, branchés sur Tartère principale, débitaient 7 m. cubes et demi pour rirrigation de 2,000 hectares et la mise en travail de 1 5 ateliers de marbrerie.
Sous le duc François V, un siphon fut installé, portant les eaux sur la rive droite du Frigido, afin d'y étendre les arrosages; des concessions furent données pour le canalGallicano(i853), dérivédelaTorrite, et pour celui de Piève Fosciana (1857), qui fut exécuté seulement à la fin de 1879, avec l'approbation du gouvernement italien (i).
La province de Plaisance desservie par les dérivations et les écoulements des divers cours d'eau qui la traversent, et par des eaux souterraines que recueillent des réservoirs, ne compte encore aujourd'hui que 12,000 hectares soumis à une irrigation constante. Celle de Parme offre à peu près la même surface arrosée à l'aide des dérivations que suppléent TEnza, le Taro, le Ceno, le Baganza, le Parma, etc. et de nombreuses sources.
Dans la province actuelle de Modène, 8,000 hectares sont irrigués. Les eaux dont la portée totale moyenne est de 10 m. cubes à la seconde sont fournies par les rivières Passaro et Secchia, qui alimentent 16 canaux, parmi lesquels leNaviglio de Modène anciennement établi, et les canaux Maestro et de Marano. Les sources du territoire Modenais sont également utilisées pour l'arrosage des prairies, des jardins et des rivières, mais les eaux artésiennes le sont rarement, quoique l'art de forer les puits ait été de longue date pratiqué dans cette partie de l'Italie.
(i) A. Bert^ni, Inchiesta agraria^ loc. cit.
Ramazzini, qui écrit au dix-huitième siècle, mentionne les tuyaux de plomb retrouvés dans les décombres de Tancienne Modène des Étrusques, ou Mutina des Romains, qu'Arago attribue à des puits artésiens (i). Modène serait du reste bâtie au-dessus d'une nappe souterraine dont les eaux artésiennes alimentent le canal qui joint la ville au Panaro (2). Les armes portent deux tarières de fontainier avec Tépigraphe « Aviapervia n (3). On trouve encore dans VEssai sur les maladies des artisans (4), la description du travail pénible des ouvriers employés au forage des puits.
Vers le milieu du dix-septième siècle, le célèbre astronome Dominique Cassini fit forer, dans la citadelle d'Urbino (ancien duché d'Urbin), un puits dont Peau jaillissait à 1 5 pieds au-dessus du sol (5). Pendant son séjour en France, il chercha à vulgariser les procédés modénais, en réclamant « que les puits forés servent à tt Tarrosage, par l'écoulement continu de l'eau de toutes « les campagnes voisines »; mais pas plus dans l'Emilie qu'en France, ce mode d'irrigation ne s'est étendu.
A Reggio, les canaux dérivés des fleuves et torrents, l'Enza, la Secchia, le Crostolo, alimentés extraordinairemcnt par les eaux de sources de la voie Émilienne qui limite les marais, étaient consacrés autrefois, grâce à la munificence des princes et des corporations, au colmatage des vallées du Pô. Ils relèvent encore pour ce motif d'un syndicat de bonifications, quoique les
(1) Annuaire du bureau des Isongîtudes, i835, p. i83.
(2) Malte Brun, Mélanges, t. III, p. 356.
(3) Ramazzini, Opéra omnia tnedica , Gtnhia^ 1717*
(4) Ramazzini, Essai sur les maladies des artisans, traduit par de Fourcroy; 1777, p. 537.
(5) Garnier, Traité des puits artésiens, p. 3o.
LES IRRIGATIONS. ÔSy
travaux d'assainissement et de colmatage soient depuis longtemps terminés. Les dérivations de la Secchia sont communes aux deux territoires de Modène et de Reggio et soumises à un même syndicat.
Dans la province actuelle de Reggio, l'irrigation s'étend sur environ i5,ooo hectares, en utilisant les eaux absolument insuffisantes des canaux de la Secchia et de TEnza. De nombreux projets ont été dressés pour remédier à cette pénurie et étendre les irrigations dans les deux duchés. En i863, l'ingénieur Masi étudiait un canal, dérivant de TEnza, à 800 m. environ de son débouché dans le Pô, 3o m. cubes pour l'arrosage, sur 88 kilom. du bas territoire des provinces de Reggio et de Modène, jusqu'à Finale (i).
Un second projet, présenté par l'ingénieur Torricelli, consiste dans la construction sur l'Enza, pour une portée de 4 m. cubes et demi, d'une digue de 5o m. de hauteur, àl'endroitdit délie Ga\\e^ et dans rétablissement, en aval du barrage, d'une galerie souterraine en pleines alluvions du torrent, sur un parcours de 25 kilomètres jusqu'à Guardasone. Une variante a été introduite depuis, dans le but de remplacer la galerie longitudinale par une galerie transversale de 3oo m. de longueur, au môme endroit de Guardasone, permettant de porter le débit entre 7 et 9 m. cubes à la seconde.
Un dernier projet de l'ingénieur Carli, de Vérone, aurait pour but de barrer la Secchia, entre la Corbilletta d'où part le canal de Reggio, en amont de Castellarano, et rOspedaletto, près de San Michèle, où s'embranche le canal de Modène, de façon à augmenter de 5oo litres par seconde la portée de chacun des canaux. Il s'agissait en
(i) Rapporta délia commitsione incaricata dal Ministero di agricolturOf etc., Modena, 1866.
outre, d'après ce même projet, de créer dans la haute vallée du Tresinaro, près de Viano, un réservoir d'une contenance évaluée à ^'] millions de m. cubes, à Taide d^une digue muraillée de 48 m. de hauteur. Les études géologiques du professeur Pantanelli ont démontré le danger qu'il y aurait à asseoir une digue de pareilles dimensions dans la gorge choisie.
Romagne. — Sur le territoire Bolonais, les irrigations sont alimentées par vingt-cinq cours d'eau, parmi lesquels comptent le Reno, le Sillaro,ridice, etc., et les colateurs provinciaux, dits circonrfari. Près de 5 ^00 hectares de rizières et autant de prairies en vallée sont régulièrement arrosés. Quant à Ravenne, l'irrigation se confond avec le colmatage, depuis la rupture en 1879 des digues du Lamone, qui a imposé le colmatage de plus de 8,000 hectares. Les eaux limpides, après dépôt des limons, sont concédées pour les rizières et l'arrosage des luzernes. Dans le Ferrarais, les irrigations sont encore moins régulières que dans la province de Ravenne.
Les conditions hydrographiques de la région comprise entre l'Apennin et le Pô, qui n'ont permis jusqu'ici que l'emploi d'eaux d'été peu copieuses, ont appelé l'attention du gouvernement sur lapossibilité d'établir, d'une part, desretenues dans les gorgesdes montagnes, et d'autre part, de construire un grand canal dérivé du Pô.
Le canal mis à l'étude recevrait en aval de Pavic, un volume considérable de 200 m. cubes, et se dirigerait à travers l'Emilie jusqu'à l'Adriatique. Sur base de cette portée reconnue disponible à l'étiage du fleuve et à Thydromètre de la Becca, situé au confluent du Tessin, le canal Émilien pourrait être tracé suivant deux variantes, dont la première, avec une pente de o",oooi 5, assurant
rirrigation de 52o,ooo hectares, et la seconde, avec une pente de o°»,ooo2, dominant une surface de 400,000 hectares. Dans les deux cas, le canal qui part du fleuve, à la Becca, à la cote de 55 mètres, est tenu en tranchée sur 45 kilom. jusqu'à San Cipriano, et en déblai jusqu'à la Bardonezza^ sur 10 autres kilomètres, de telle sorte que seulement en aval du torrent Nure, il peut servir à Tirrigation.
A partir du Nure, le tracé, pour la moindre pente de o™,oooi5, fait traverser au canal le torrent du Taro, au-dessus de Viarolo, puis celui du Parma à 3 kilom. au nord de la ville, et se dirige vers Reggio, où il franchit successivement le Canalazzo et la Secchia, pour se rapprocher de Modène, à la distance de 2 kilom., et à la cote de 3i m. En ligne droite sur 27 kilom. jusqu'à Casino Luogo Scuro, le canal s'infléchit dès lors vers le nord, jusqu'à Funo, pour reprendre la direction sud-est, au-dessus de Medicina, et déboucher finalement dans le Savio (i).
Suivant le tracé qui vient d'être décrit, Bologne se trouverait placé à 9 kilom. de distance par la Savena; Imola, à 7 kilom. par le canal d'Imola; Faenza et P'orli, à 5 kilom. Pour une longueur totale de 277 kilom., les surfaces suivantes seraient desservies dans les diverses provinces :
Plaisance 1 8.000 hectares.
Parme — 44.000
Reggio 56.000
Mantoue So.ooo
Modène 70.000
Bologne 1 07.000
Forli 195.000
(i) Caméra dei Deputati, Rela^ione présentât a dal Ministro di agricol' tura; Seduta del 26 giugno 1888.
66o LES IRRIGATIONS.
La somme de ioo,coo fr. votée par le Parlement, le 28 juin 1 885 (loi n® 320i), n'a pas seulement été employée à l'étude du canal Émilien, mais encore à celle de plusieurs réservoirs projetés, aussi bien iîans TÉmilie que dans les autres parties de F Italie. La possibilité de dériver 200 m. cubes du Pô dans un canal à large section enlève de l'intérêt aux quatre réservoirs Tidone, Baganza, Arda et Ceno, qui auraient eu pour but d'alimenter le dit canal. Aussi bien, ces réservoirs d'une construction toujours chanceuse, quand il s'agit de digues d'une hauteur de 3o à 45 m. pour emmagasiner ensemble 84 millions de m. cubes, impliqueraient une dépense de 1 5 millions et demi de francs, avec un revenu évalué entre 2, 10 et 4,10 pour cent (i\
Toscane. — La Toscane ne possède que trois syndicats d'irrigation s'étendant sur un millier d'hectares^ entre Prato et Signa. Les eaux sont dérivées des anciens fossés Dogaia et Vingone, appartenant au domaine. Le petit canal de Pescia, dont parle Simonde (2) est dérivé du Val de Nievole, pour donner la force motrice à des usines, et arroser la plaine, à l'aide des vannes espacées sur le parcours. Nombre de canaux pour force motrice se rencontrent ailleurs dans les Apennins; l'irrigation n'en tire pas grand profit.
Les grands travaux inaugurés par la république de Pise, poursuivis par Cosme I" de Médicis et par les grands-ducs de Toscane, ont eu surtout pour objet la régularisation des cours de l'Arno et du Serchio, à l'aide de canaux qui drainent et assainissent un ensemble de 60,000 hectares. La mémorable opération du Val-di-Chiana, dirigée et décrite par Fossombroni (3),
(I) Carta idrogrqfica cTItalia; Emilia; 1888.
(a) Tableau de Cagriculture Toscane, ioc, cit., P* I9>
(3) V. Fossombroni, M.tnorie sopra la Val-di-Chiana, iS35.
LES IRRIGATIONS. 66i
demeure comme type de ces bonifications par colmatage, étendues à un grand nombre de localités dans la péninsule. A côté de la plaine de Pise, celle de Campiglia et Piombino a donné lieu également à des travaux considérables pour maintenir en état de culture et de salubrité les .vastes terrains conquis par les atterrissements sur la mer. Les hydrauliciens les plus renommés ont concouru à ces œuvres capitales comprenant celles du dessèchement du lac de Bientina, du colmatage de Paduletta^ de Tassainissement des bassins de la Cecina et de la Cornia (i).
Provinces méridionales. — Dans les anciennes provinces du royaume de Naples, sur le versant méditerranéen, il n'y a de canaux d'arrosage que ceux provenant des bonifications sur les territoires de Sarno, de Nocera, de Nola et de Naples; la plupart des irrigations se font à Taide de sources, de puits et de dérivations directes sur les cours d'eau. Un projet d'utilisation des eaux du Volturne, pour un débit de 12 m. cubes, destiné à l'irrigation de 12,000 hectares compris entre les routes Aversa-Capua et Arnone-Vico, attend son exécution de l'administration de la Province (Terre de labour). De grands travaux d'amélioration et de colmatage, joints à ceux de la régularisation du Volturne, du Sarno, du Sele, et de dessèchement des marais, ou pantani, si multipliés sur la côte, absorbent presque toutes les ressources de ces provinces.
Les nombreux cours d'eau de la province de Reggio de Calabre servent à l'irrigation directe des cultures; mais il n'y a pas de canaux proprement dits; ce sont de simples aqueducs avec branchements conduisant aux diverses exploitations.
(i) Torelli, Statistica délia provincia di Pisa, 1864.
Il en est de même de la province d'Aquiia , sur le versant de l'Apennin qui regarde l'Adriatique; les treize cours d'eau qui la traversent, représentant ensemble une portée moyenne de 120 m. cubes, servent à l'irrigation de près de 26,000 hectares (i).
Deux projets de réservoirs ont été contrôlés par les ingénieurs de l'État, sur base des subsides votés par le Parlement, le premier destiné à alimenter la ville et le territoire de Bari, et le second, à préserver la ville de Reggio des inondations.
Le réservoir des Fouilles, étudié par l'ingénieur Cortese, consiste dans le barrage de la vallée de l'Ofanto, à Monticchio, par une digue de plus de 5o m. de hauteur, qui eût pu retenir 1 20 millions de m. cubes. Il a été reconnu que la digue devait être abaissée comme hauteur, à 2 5 m., ce qui réduirait la contenance à 17 millions de m. cubes^ et qu'en plus d^une dépense de 20 millions de francs, il faudrait pour l'alimentation , épurer les eaux, en raison des sels qu'introduisent les écoulements des lacs du Voiture.
Le réservoir de Calabre, projeté à Pavigliana, à l'aide d'un barrage de 5o m. de hauteur, sur le torrent Calopinace, pourrait retenir 2 millions de m. cubes et assurer l'irrigation de quelques centaines d'hectares, en mettant la ville de Reggio à l'abri des crues, moyennant une dépense d'un million de francs, comprenant les canalisations nécessaires.
Sicile. — C'est en Sicile seulement que Ton retrouve des canaux proprement dits, dont l'un très ancien, dans la province de Syracuse, dérivé du Passo d'Agosta, qui irrigue la plaine du Murgo jusqu'à la rade d'Agone, sur un parcours de 8 kilomètres, et l'autre, dans la province de Catane, qui dérive i m. cube et demi du Simeto et
(I) R. Quaranta, Monograjia di Aquila; Inchiesta agraria, vol. XII, î. 3«
irrigue la plaine sur un parcours de 65 kilomètres. Ailleurs, dans ces deux provinces, comme dans celles de Messine et de Palerme, les sources, les petits cours d'eau et les puits munis de norias, ou jfeme, sont de préférence utilisés pour les arrosages; quelques turbines fonctionnent également avec succès. Dans Pétude que ringénieur Canevari a publiée sur les moyens de doter d'eaux continues ce riche territoire, deux grands réservoirs ont été projetés, l'un à Monreale et Tautre à Misilmeri, pouvant contenir ensemble 45 millions de mètres cubes (i).
Depuis cette étude, il a été procédé par les soins de l'ingénieur Travaglia, pour le compte du ministère de l'agriculture, à l'examen d'un certain nombre de bassins de retenue destinés à l'arrosage des territoires de Catane, de Syracuse, de Terranova et de Licata.
Quatre de ces bassins, pour la plaine de Catane, ont été reconnus comme exécutables, en raison de la solidité des couches géologiques devant servir de fondations aux digues, et des circonstances d'alimentation et de débouché des eaux. Ce sont les réservoirs de Pozzillo, de San Gennaro, de Ponte Saraceni, placés sur le grand affluent du Simeto, le Salso orientale, et celui de Passo d'Ipsi, sur le Simeto môme, à la cote de 84 m. Les principales conditions de ces quatre ouvrages sont relatées dans le tableau L ci-après (2].
En calculant sur i litre 33 par hectare, et sur le prix usuel de 5o francs par litre d'eau d'été, l'irrigation que fourniraient ces réservoirs coûterait 66 fr. 66 par hectare pendant 120 jours; c'est un coût élevé pour une consommation qui est évidemment trop forte.
(1) Damiani, Inchiesta agraria, loc. cit.
(2) Caméra dei Dcpulati, loc, cit.; Rela^ione di J. Giordano, p. yS.
Tableau L. — Réservoirs projetés pour Catane [Sicile).
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lî
Volume retenu en milliers de m. cub
Portée par seconde par 120 jours (m. cub.)..
Coût total en milliers de francs
3i.5oo
Coût par m. cub. d*eau.
Deux réservoirs créés sur TAnapo, par un barrage situé à Pantalica, à la cote de 221 m., et un second à Riggino (cote de 5i m.), permettraient d*îrriguer Tété, moyennant une retenue totale de 45 millions de mètres cubes, et une dépense de 5 millions de francs, une surface de 3,600 hectares, dans la plaine de Syracuse ; mais le prix de l'irrigation ne devrait pas excéder 5o francs par hectare.
Statistique générale. — Sur base du rapport que Pareto adressait en i865 au ministre Torelli (i), avant l'annexion de la Vénétie, la superficie totale du territoire italien était de 25,982,032 hectares, et celle soumise à l'irrigation comprenait environ 6 pour cent, soit 1,357,675 hectares qui se répartissaient de la manière suivante (i) :
(1} R. Pareto, Rela\tone sulle bonijica^ioni, etc., p. 269.
Hect.
Rizières à eau courante 1 16.435 Hwt.
— stagnante 65.395 i8i.83o
Terres irriguées par les cours d'eau 225.610
— par les canaux 686.772
— par les sources etfontanili. 263.565 1. 175.947
Surface totale en rizières et irrigations 1-357.777
Si Ton ne considère que les anciennes provinces de la vallée du Pô (Lombardie et Piémont), la proportion, eu égard à la surface de 6,996,274 hectares, se modifie absolument, car elle atteint pour 1,287,021 hectares irrigués, i8,38 pour cent, à savoir :
Rizières 2.37
Irrigations 16.01
Total 18.34
Le groupement des diverses provinces de ritalic du Nord, au point de vue des irrigations et des rizières, est intéressant; nous le résumons dans le tableau LI. Pour la surface en plaine, soit 2,925,973 hectares ^^ lieu de la superficie totale, la proportion pour cent des terres irriguées et des rizières de la vallée du Pô, atteint 43,93, soit environ la moitié de la superficie.
Les chiffres les plus récents, qui ont été fournis par l'administration des travaux publics (1875), sur l'étendue des terrains irrigués et des canaux d'État, dans l'Italie tout entière, d'après le directeur Baccarini, se répartissaient entre les différentes provinces ainsi qu'il suit (i) :
(i) Â. Baccarini, le Acque e le trasformazioni idrograjiche in Italia^
.id
Tf et
en
VO
cri
crj
Jffl