I. France
Si Ton consulte la dernière statistique agricole de la France, on constate que les prairies naturelles occupaient, en 1882, une surface de 4,115,424 hectares, sur lesquels 1,755,1 56 n'étaient pas irrigués naturellement, ni artificiellement. Quant aux prairies irriguées couvrant 2,360,268 hectares, elles avaient augmenté depuis 1862, en 20 ans, de 552,i5o hectares. Le tableau XXIX résume les données principales concernant les prairies naturelles permanentes et temporaires et les herbages pâturés, en France (i).
L'importance des prairies irriguées artificiellement est un fait intéressant qui démontre les progrès récents des irrigations.
Le produit à l'hectare des prairies permanentes valant en moyenne 21 3 francs, est de 192 francs pour les prairies non irriguées, et de 235 francs pour celles soumises à rirrigation régulière. Par contre, les prix moyens du fourrage diffèrent peu; de 6 fr. 10 à 6 fr. 20 le quintal. Le produit à l'hectare et le prix du quintal de fourrage, pour les prés temporaires, sont sensiblement inférieurs à ceux des prairies arrosées; pour les herbages pâturés, ils représentent la limite appréciable du territoire productif, au point de vue agricole.
(1) Statistique agricole de la France pour 1882; loc, cit., p. 9^.
LES IRRrOATIONS.
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