‹ Les irrigationsChapitre 89 sur 145 · in · texte numérisé non relu

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DépciuH» Prodait

P«r hectare, par hectare.

Province de Cuneo 166(1) 388

— district d'Alba 110(2) 480

Arrondissement de Saluzzo 269.80 633

— de Pinerolo 280 577

— de Tortonc 170 540

— de Valsesia 94.60 2i5

8, Espagne.

Dans la région Cantabrîque, le faible débit des sources, les fortes déclivités du terrain, Tescarpement des bords des cours d'eau, la profondeur des cuvettes, et, en général, le faible parcours des rigoles, tendent à restreindre Tirrigation des prairies ; mais en raison même du climat plutôt humide et tempéré des Asturies et de la Galice, la zone des prés naturels, très étendue, alimente un bétail nombreux et de choix.

Les prairies arrosées [di regadio) y forment deux groupes : Tun pour lequel le pâturage est admis, et l'autre pour lequel on fauch«, afin de fournir la nourriture en vert au bétail. Dans ces deux groupes de prairies, on ne convertit en foin que les coupes d'été. Les irrigations se pratiquent toute l'année, sauf pendant les mois de pâturage , avril, septembre et octobre, les journées de gel, et les 10 ou i5 jours qui précèdent chaque coupe.

Dans les provinces Basques, la production fourragère alterne avec celle du froment et du* maïs, de telle sorte que tous les deux ans, on fait une récolte de chaque produit; le maïs se récolte en grain mûr au mois de

(i) Non compris le coût de l'eau; (2) non compris les Impôts et l'intérêt du capital; (3) y compris 25o francs d'engrais.

septembre, et se coupe comme fourrage au mois de mars.

Les provinces du centre et du midi de TEspagne ne recourent pas aux eaux d'hiver pour Tarrosage des prairies, qui sont abandonnées à la production spontanée.

Les marcites très peu répandues n'ont qu'une durée de trois à quatre ans; ce sont à vrai dire des prairies d'hiver temporaires. On les sème en- ray-grass avec du trèfle nain, à l'abri d'une céréale.

Les rizières.

Nous examinerons la culture des rizières sous le rapport des résultats économiques, en Italie, en Espagne, au Japon, et dans l'Inde.

Italie. — Le riz est cultivé en Italie sur 282,000 hectares, dont 174.000 en Lombardie et en Piémont. La production totale de 9,700,000 hectolitres de riz brut, au prix de i3 francs l'hectolitre, représente i3o millions de francs (voir le tableau XXXVI).

Malgré la législation spéciale des rizières qui tend à restreindre leur culture, elle n'a cessé de faire des progrès. C'est que le riz constitue un produit d'autant plus avantageux qu'il exige peu d'engrais, en dehors de l'eau où il croît et arrive à maturité. Les efforts des autorités, non moins que les anathèmes des médecins hygiénistes et des économistes, ont toujours échoué contre la résistance qu'offre l'intérêt privé. Il faut dire, d'ailleurs, qu'en faisant entrer les rizières dans l'assolement, le riz alternant avec le froment, le maïs, le lin, le colza et les prairies, les inconvénients pour la salubrité tendent à diminuer, tandis que la production augmente (r).

(1) Enquête agricole de iH66\ Rapport du directeur de l'agriculture ; 1868, p. 144.

Tableau XXXVI. — Production totale du ri:{ en Italie (1876-1 881;.

Sar£»co caltiTée.

Produit àl'hecun.

Produit toUL

Piémont

Lombardie

Vénétie

Ligurie

Emilie

Marches et Ombric ....

Toscane

h«eUres.

boctol.

3i.oo

Latium

Midi (Adriatique)

— (Méditerranée)...

Sicile

Sardaigne

Totaux et moyenne.

En ce qui concerne les terres marécageuses, transformées en rizières permanentes, il y a également un grand intérêt à les assainir de la sorte, en raison de Técoulement régulier des eaux et du maintien d'une nappe d'eau courante qui prévient les exhalaisons malfaisantes (i).

Dans le nord de Pltalie, la main-d'œuvre des rizières est fournie en grande partie par des journaliers, hommes et femmes, venus des montagnes pendant la saison, et pour lesquels les plaines que traverse le Pô sont désignées sous le nom de risaje, les rizières (2).

(1) De Gasparin, Cours cC agriculture; t. III, p. 726. (3) G.-P. Marsh, Irrigation; its evils and compensations : Report Comm, Agric.for, 1874^ p. 366.

Haute Italie. — Jusqu'à il y a un siècle, les rizières de la Lombardie étaient à peu près toutes permanentes, d'un revenu médiocre, et les fermes, à moins d'exploiter des marcites, jouissaient d'une faible valeur vénale. Depuis que le régime des eaux d'arrosage a été assis, à la suite des grands travaux d'assainissement, les rizières alternes ont modifié du tout au tout les conditions des territoires qui comprennent une partie du Milanais, la Lomelljne et le Pavesan. Tandis que le produit des rizières permanentes peut s'évaluer de i5 à 20 hectolitres par hectare, celui des rizières alternes est en moyenne de 5o à 60 hectolitres, et atteint jusqu'à 1 1 2 hectolitres par hectare (i). Cette différence considérable de rendement se justifie par le fait que le sol dans lequel on persiste à cultiver tous les ans la même plante finit par s'épuiser, si l'on ne répare pas les pertes par des fumures. Mais où trouver des fumures, quand à défaut d'assolement, la prairie manque, les eaux étant appliquées au riz? Au contraire, par les rizières alternes, le sol reçoit en assolement des prairies de trèfle; les prairies appellent le bétail; le bétail, l'engrais; et au moyen de l'engrais, le mais, le froment, ou 1 avoine, qui dès lors alternent avec le riz, et font retrouver une terre richement fumée, en môme temps qu'un produit considérable.

Les dépenses d'installation et d'irrigation des rizières, varient sensiblement d'un pays à l'autre, et affectent le prix de revient de la culture. De plus, dans un grand nombre de localités, l'usage de l'eau pour les rizières se paye par une quote-part du produit en nature, qui diffère naturellement, selon que les terrains exigent peu ou beaucoup d'eau.

(1) Jacini, Inchiesta agraria ; Relû^ione, lo:.cit.

Tandis que Saglio compte sur une dépense totale de 140 francs par hectare pour l'irrigation et la surveillance des eaux dans les rizières du Pavesan, Bordiga Té value, pour le Novarais, à 85 francs. En Lombardie, le prix de Teau par hectare de rizière, varie entre 45 et 160 francs, correspondant au paiement d'un quart du produit en nature; mais en Piémont, on compte, tantôt sur un prix de 120 à i5o francs, équivalant à un quart du produit; tantôt sur un prix de 80 francs, représentant un cinquième du produit; ou bien enfin sur un prix de 60 à 100 francs en espèces, plus un cinquième, ou un sixième du produit en nature.

Le nouveau traité intervenu entre l'administration domaniale et la Société Verceillaise fixe à 58 fr. 08 le prix moyen de Peau par hectare de rizière, ce qui représente un sixième du produit dans quelques cas particuliers; or cette quote-part n'en est pas moins perçue à raison du tiers, du quart et du cinquième.

Malgré ces écarts on peut estimer en moyenne, les dépenses par hectare de rizière, dans la vallée du Pô, ainsi qu'il suit (i) :

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