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EMMAGASINEMENT DES EAUX DE LA CRUE DU NIL

Ombo, qui devait former un nouveau lac Mœris traversé par le fleuve. Or, d*une part, l'Ouady Rayan, par sa situation géographique, ne peut être d'aucune utilité ni pour la Haute, ni pour la Moyenne Egypte, et, d'autre part, des nivellements avaient montré que la plaine de Kom Ombo élait en général plus élevée qu'on ne l'avait d'abord espéré, et qu'un barrage en ce point aurait noyé la ville d'Assouan.

En février 1890, M. Prompt adressa au Ministère des Travaux Publics un rapport duquel il résultait que, en raison des faibles pentes du Nil, il suffisait de rechercher, dans le lit même du fleuve, des points convenables pour asseoir solidement un mur de réservoir, la vallée elle-même, avec sa largeur normale, formant en amont de ce mur, avec une retenue de 16 mètres de hauteur, un réservoir suffisant pour contenir un ou deux milliards de mètres cubes d'eau. Ainsi, dans cet ordre d'idées, pourvu que le sol fut bon à l'endroit du barrage, il n'était pas indispensable qu'en amont la vallée s'élargit de façon à former un lac (ce qui d'ailleurs semblait n'exister nulle part); car la retenue devait s'étendre en longueur jusqu'à 150 à 200 kilomètres vers le sud comme conséquence de la pente même de cette vallée K Plusieurs de ces ouvrages pouvaient, d'après M. Prompt, se construire les uns derrière les autres, et il proposait d'en établir un à Kalabcheh, à 50 kilomètres en amont d'Assouan.

Les bases de l'étude des réservoirs du Nil se trouvant ainsi préparées, le Ministère des Travaux Publics, alorsdirigé par sir Colin Scott MoncrieflF, décida en 1890 la création d'un service spécial, sous la direction de M. l'ingénieur Willcocks, pour faire les recherches nécessaires, examiner les diverses solutions possibles et présenter un projet.

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