ES
es de la lu ciel 5 années ï eu Ire 1888).
(moy. de 31 ans 1868-1898) moyennes.
moy. de 20 ans
MOIS
SI
relative (moyenne 13 ann. eu
1870 et 188
absolue
(moyenn
dos i ann
NDAC
en dixièm
surface <
(moy. de 1
comprise
1868 et
maxima.
minima.
degrés.
degrés.
degrés.
mm.
gr.
mm.
Janvier. .
Février. .
Mars. . .
Avril. . .
Mai . . .
Juin. . .
Juillet. .
Août. . .
Septemb*^
Octobre .
Noverab'"®
Décemb^.
Moy. an-
nuelles .
OBSERVATIONS
Le Caire est »itué à 160 kil. environ de la mer, l'observatoire à 33 m d'altitude , l'alti lude moyenne de la région est de 20 m.
Latitude nord :
Longitude est de Greenv\ich 2 h.
Le climat du Caire n'est pas naturellement celui de toute TÉgypte ; à mesure que Ion s approche de la mer, la température est moins élevée, la différence de température entre les jours et les nuits moins forte, Thumidite plus abondante, les pluies plus fréquentes. L'intensité de ces phénomènes varie en sens inverse lorsqu'on s'avance dans la direction du sud. Mais le Caire donne à peu près exactement Tidée du climat moyen de rÉgypte.
Température. - Au Caire, la température moyenne mensuelle la plus
basse est celle du mois de janvier, elle est de 12%30 ; elle va en croissant de mois en mois jusqu'au mois de juillet où elle atteint 28''y85, puis elle redescend régulièrement jusqu'à la fin de Tannée; la température moyenne annuelle est de 21%29.
La température la plus élevée constatée au Caire est de 47%3 et la plus basse 2'' au-dessous de zéro dans Tensemble des années 1868 à 1898.
A Alexandrie, sur le bord de la mer, la température moyenne annuelle est un peu plus basse qu'au Caire, 20%66, la moyenne de Thiver étant à peu près la même que pour le Caire et la moyenne de Tété inférieure de 2^,5, toujours avec des écarts moindres entre le maximum et le minimum de chaque jour et avec des températures maxima inférieures à celles du Caire.
Du Caire à la mer, la température varie progressivement entre ces limites; en remontant le Nil au contraire, la moyenne et les maxima augmentent, mais on ne possède pas d'observations régulières assez complètes pour pouvoir fixer des chiffres.
Pression atmosphérique. — Les variations de la pression atmosphérique sont faibles; elles se produisent surtout au moment des changements de vents ou khamsin des mois d'avril, mai et juin.
État du ciel. — Les chiffres indiqués au tableau ci-contre dans la colonne intitulée « nuages » montrent que le ciel d'Egypte est ordinairement très découvert ; il Test surtout pendant la nuit, c'est ce qui explique le rayonnement intense qui se produit et qui a pour conséquence les fortes différences de température constatées entre le jour et la nuit, différences qui s'élèvent en été, en moyenne, à 16** et qui descendent en hiver à 12^. La sécheresse des régions désertiques qui enserrent l'Egypte est la cause principale de ce phénomène qui s'atténue naturellement au fur et à mesure qu'on s'approche de la mer.
Humidité atmosphérique. — La pluie est peu fréquente au Caire et dans la Haute Egypte; elle l'est davantage dans le voisinage de la mer.
Ainsi, par exemple, en 1888, année relativement pluvieuse, il est tombé au Caire 42,40 mm. de hauteur d'eau en vingt-cinq fois réparties dans les mois de janvier, février, avril, mai, juin, novembre et décembre.
En 1887, année sèche, il n'a plu que treize fois, dans les mois de janvier, février, mars, avril, novembre et décembre; la hauteur totale d'eau tombée n'a été que de 21,90 mm. En moyenne, on peut dire qu'il pleut une vingtaine de jours par an avec une chute totale d'une trentaine de millimètres.
A Alexandrie, il pleut en moyenne quarante jours par an avec une
chute de 200 millimètres. En 1877^ il a plu cinquante-six fois dans l'année.
D'une façon à peu près absolue, en Egypte, il ne pleut pas entre la fin d'avril et le commencement d'octobre.
Si donc les pluies peuvent présenter une certaine importance pour l'agriculture dans le nord du Delta et jusqu'à une centaine de kilomètres de la mer, elles sont, à ce point de vue, absolument négligeables dans le reste de l'Egypte.
Cela ne veut pas dire, d'ailleurs, que Tingénieur n'ait jamais à s'en préoccuper pour ses travaux. Ainsi» une commission internationale chargée, en 1892, d'étudier un projet d'assainissement du Caire, décidait que le réseau des égouts devrait être calculé pour débiter 3,6 litres d'eaux de pluie par seconde et par hectare ; ce chiffre était basé sur ce que la plus forte quantité de pluie tombée au Caire avait été, le 7 décembre 1891, de 12,4 mm. en une heure et dix minutes ; c'est là, du reste, une pluie exceptionnelle.
D'autre part, lorsque de fortes averses tombent sur les plaines en pente ou sur les vallées encaissées du désert qui entoure l'Egypte, les eaux se précipitent avec violence, en torrents, sur les terres basses ou les terrains cultivés qu'elles rencontrent. Ce n'est pas dangereux lorsque ces eaux s'étalent sur de grandes surfaces plates ; mais lorsqu'elles rencontrent des obstacles qui s'opposent à leur passage, elles les rompent parfois et causent alors d'importants dégâts. Il n'est pas très rare que les chemins de fer construits dans le désert, tels que les lignes d'Ismailiah à Suez, du Caire à Helouan, de Louxor à Âssouan, soient coupés par les pluies, soit parce que la voie est établie sur des terrains de déjection où elle barre les écoulements naturels, soit parce que les ouvrages d'art n'ont pas une ouverture suffisante, d'ailleurs fort difficile à prévoir faute d'observations précises.
Les brouillards sont rares au Caire ; ils se produisent le matin pendant les mois de janvier, février, septembre, octobre, novembre et décembre ; c'est dans ces deux derniers mois qu'ils sont les plus fréquents. De 1885 à 1888 le nombre des jours de brouillard a varié de onze à quarante-trois par an, la moyenne étant de vingt-cinq. Ces brouillards sont parfois assez épais sur le cours du Nil pour empêcher absolument la navigation.
Dans la Basse Egypte, les brouillards de la fin de septembre et du mois d'octobre sont funestes aux cotonniers dont ils pourrissent les graines, ils sont très redoutés des agriculteurs.
Humidité relative. — L'humidité relative au Caire est, en moyenne :
Pour Thiver 62 p. 100
— le printemps 43 —
— Tété 52 —
— Tautomne 66 —
C(ftJP DOEIL GÉNÉRAL SUR L'ÉGYPTli) 9
Elle est en moyenne, pour Tannée, de 56 p. 100.
Il y a de très grandes variations d'humidité entre les diverses heures du jour ; ainsi, en 1887, la moyenne des différences entre le maximum et le minimum journaliers d'humidité a été en juillet de 52; c*est le mois pour lequel cette différence est la plus forte; elle a été de |17 en janvier, mois pour lequel elle est la plus faible. La sécheresse peut atteindre des valeurs considérables, surtout pendant les mois de mars, avril, mai et juin et, par les vents du sud, les variations d'humidité peuvent être très rapides ; ainsi, le 17 mars à six heures du matin, l'atmosphère était complètement saturée d'humidité et, à trois heures, elle n'en contenait plus que 11 p. 100 ; c*est, il est vrai, un cas exceptionnel. Les courbes des variations diurnes de Thumidité présentent leurs points extrêmes aux mêmes heures que les courbes de température.
Quant à la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air, elle est :
En hiver de 7,7 gr. par mètre cube.
Au printemps 9,6 —
En été 13,5 —
En automne 10,8 —
Toutes ces observations concourent pour montrer que le climat du Caire et de l'Egypte en général est particulièrement sec et qu'il ne serait qu'une cause de stérilité si le Nil ne répandait sur le pays ses eaux fécondantes.
Sans doute, l'action de la mer tend à atténuer Tinfluence néfaste de la sécheresse dans les parties septentrionales du Delta ; ainsi, comme donnée extrême, Thumidité relative moyenne est, à Alexandrie :
En hiver 70 p. 100
Au printemps 71 —
En été 76 —
En automne 71 —
soit, en moyenne, 72 p. 100 ; mais néanmoins, même dans cette partie de l'Egypte, le facteur prédominant de la fertilité du sol est encore l'eau qui est apportée par le fleuve.
Venis. — Le vent du nord est le vent dominant de l'Egypte; il souffle en moyenne pendant une durée de cent cinquante jours par an, surtout pendant les mois d'été, de mai à octobre, et adoucit la rigueur du climat.
Il a déjà été dit quelques mots du « khamsin », vent du sud, qui règne particulièrement vers les mois de mars et d'avril, se produit parfois dès le mois de février et, certaines années, souffle encore en mai et en juin. Le khamsin est pour l'Egypte ce qu*est le sirocco pour l'Algérie ; il est sec et chaud ; il se manifeste ordinairement par périodes de trois ou quatre jours ;
quand il est fort, il dessèche tout sur son passage et cause d'énormes relèvements de température qui peuvent atteindre au Caire jusqu'à 45"*.
Orages. — Quoique l'atmosphère soit, à certains moments, très chargée d'électricité, surtout quand soufflent les vents du sud qui entraînent avec eux de grandes quantités de poussières fines et sèches, les orages sont rares en Egypte. La grêle est tout à fait exceptionnelle.
Èvaporation. — Dans un pays dont toute la vie dépend de la distribution des eaux du Nil et où la sécheresse de l'air est considérable, les ingénieurs ont naturellement à se préoccuper sérieusement de la quantité d'eau évaporée journellement, lorsqu'ils ont à fixer le débit des canaux d'arrosage et de drainage ou la quantité d'eau à emmagasiner dans les bassins et les réservoirs.
D'après les chiffres relevés à l'observatoire du Caire en 1887 et 1888, la hauteur d'eau évaporée serait en moyenne de 6,42 mm., par jour, ce qui correspond à une hauteur annuelle de 2,35 m. En juillet, cette hauteur atteint 12 millimètres par jour et en janvier elle descend à 2,30 mm.
M. Linant de Bellefonds, dans son ouvrage sur les travaux publics en Egypte, rapporte que des observations faites pendant deux années sans interruption l'ont conduit à fixer Tévaporation moyenne à 9 millimètres de hauteur d'eau par jour. Il s'agit là, probablement, de chiffres relevés sur des réservoirs de petites dimensions ; l'auteur n'indique pas d'ailleurs la nature des expériences qu'il a faites.
Lors de la construction du canal de Suez et au moment du remplissage des Lacs Amers, M. Lavalley, entrepreneur des travaux, fit des constatations en grand, du mois de mars au mois d'août, c'est-à-dire pendant la saison chaude, et il trouva que, sur cette grande surface, il s'évaporait chaque jour une hauteur d'eau de 3 ou 4 millimètres seulement. C'est ce chiffre qui a été admis, en 1882, par la commission officielle chargée d'examiner en France le projet de la mer intérieure de Gabès, comme représentant Tévaporation probable en Tunisie, sous un climat analogue à celui de l'Egypte.
Le major R. H. Brown, inspecteur général des irrigations, dans son livre The Fayum and Lake Mœris donne pour le lac Keroun, au Fayoum, 0,01 m. par jour pendant les trois mois les plus chauds de l'année et plus de 0,006 m. en moyenne pour l'ensemble des mois de mars à septembre.
Dans son ouvrage Egyptian Irrigation publié en 1889, M. Willcocks, alors inspecteur des irrigations, conclut d'observations faites également sur le lac Keroum, que l'évaporation y est de 7,S mm. par jour en mai et juin. D'autres expériences faites par lui-même au nord du Delta, du 1" août à fin novembre, sur une surface d^eau de 380 000 000 mètres carrés, il déduit le chiffre de 3 millimètres par jour. En résumé, il déclare qu'on peut
admettre pour la Haute Egypte 7 millimètres en été et 5 millimètres en hiver et, pour la Basse Egypte, 3 millimètres en été, 2 millimètres en hiver.
EnQn^ dans le grand projet que cet ingénieur a présenté en 1894 pour l'établissement d'un réservoir d'emmagasinement des eaux du Nil à Assouan, à l'extrême sud de TÉgypte, il a admis le chiffre de 8 millimètres par jour pour Tévaporation pendant la saison de la crue.