‹ Les irrigations en ÉgypteChapitre 62 sur 159 · CANAUX NIL! ET SEFI · texte numérisé non relu

CANAUX NIL! ET SEFI

Les dimensions des canaux d'arrosage doivent être calculées de façon à satisfaire à tout moment aux divers besoins de l'agriculture en tenant compte du niveau variable des eaux du NiL Ces canaux sont de deux sortes : les uns, à chenal profond, coulent toute l'année ; on les nomme canaux se fi; ce sont de beaucoup les plus nombreux; les autres, à plafond plus relevé, ne prennent l'eau que lorsque la crue arrive à un certain niveau, c'est-à-dire vers le commencement du mois d'août en année moyenne. Ces derniers canaux se nomment canaux nili. Ils viennent en aide aux canaux se fi pour distribuer l'eau de la crue que ceux-ci ne pourraient suffire à répartir sur les terres; car, à ce moment-là, c'est toute la surface du territoire à peu près qu'il faut irriguer, tandis que pendant l'étiage on n'a à pourvoir qu'à l'arrosage d'un peu plus du tiers de cette superficie. Il n'y a pas d'ailleurs, dans la Basse Egypte, de grands canaux nili; presque toute l'eau d'irrigation entre dans les provinces par les six grands canaux indiqués ci-dessus ; les canaux nili ne sont que des embranchements des grands canaux ou des prises faites sur les bords du Nil pour l'arrosage des terrains voisins du fleuve.

Beaucoup de canaux nili ont été remplacés par des canaux sefi au fur et à mesure que les bénéfices de la culture d'été, dite sefi, ont été assurés à des régions plus étendues par de nouvelles ramifications des grandes artères.

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