RÉGULATEURS
RARAKOUN
GOLOBRA
Amont. 1 Aral.
AmoDt. 1 AraL
Prog.n«l.
NOMBRE DE JOURS
Trarul.
Chômage.
Travail.
Chômage.
TravaiU
Chômage.
Travail.
Chômage.
On dut, en outre, sur certains points de la région de Tlbrahimieh, établir des rotations spéciales pour les machines à vapeur, afin de permettre à Teau d'arriver en quantité suffisante dans les biefs d'aval. Ainsi, sur le tronc supérieur du canal Ibrahimieh, entre la prise et les ouvrages distributeurs de Dérout (km. 61), du 10 avril au 15 juillet, les machines élévatoires furent soumises successivement à :
9 jours de travail et 9 jours de chômage ;
7 — il
Et, pour le Bahr Yousef, entre sa prise dansllbrahimieh, à Dérout, et son entrée au Fayoum, à Lahoun, sur tout ce long trajet où le cours d'eau traverse la région des bassins d'inondation et ne peut être consacré à l'irrigation que pour le surplus de Teau qui n'est pas nécessaire au Fayoum, entre le 10 mai et le 12 juillet, les machines élévatoires furent soumises à une rotation comportant cinq jours de travail pour dix jours de chômage.
Ces quelques exemples font ressortir combien le système des rotations prend des formes variées suivant les besoins agricoles et Toutillage de chaque région.
Les rotations sont aussi parfois appliquées utilement dans la région des bassins d'inondation à des cas spéciaux. Nous avons vu que certains terrains situés en bordure du Nil sont isolés des bassins pour être consacrés à la culture sefi*. Ces terrains sont arrosés pendant l'étiage au moyen de pompes à vapeur établies sur la rive du Nil, mais au moment de la crue, ils reçoivent Teau au niveau du sol par des embranchements des canaux d'alimentation des bassins. Il y a évidemment un intérêt économique à arrêter le fonctionnement des pompes le plus tôt possible, c'est-à-dire aussitôt que ces
* Voir pages 97 et suivantes.
embranchements peuvent donner l'eau par simple gravitation. Mais, d*autre part, tant que les bassins ne sont pas remplis, leur niveau maintient celui
de ces embranchements trop bas au-dessous de
,, wif ni?^^^ la surface des terres sefi à arroser. Pour y remé-
■;^ '..'T^f ""^ dier, lorsque les prévisions de la crue autorisent
^^^ \ ir"^^^^^^'^'^^ à le faire sans mettre en péril le remplissage des
<v . ^ [ j{^^ bassins (fig. 22), on ferme ou on règle par périodes
■. . i |c^ l'ouvrage A par lequel le canal pénètre dans le bas-
^— ^ -"^y^ '^ sin d'inondation, de façon à relever le niveau de
Pig 22. VedM dans le bief amont AB et à la faire refluer
dans le canal d'irrigation AC.
Ainsi, en 1898, pour irriguer les terres plantées en canne à sucre, à
Belianah, près de Guirgueh, terres qui sont arrosées par la pompe à vapeur
de la Sugar Land C**, on maintint un niveau surélevé par ce procédé dans
les canaux desservant ces cultures aux époques suivantes :
14 août au 16 août 2 jours.
10 septembre au 14 septembre ... 4 —
31 — 25 octobre 4 -—
Mais il faut faire la plus grande attention à ne pas compromettre par des mesures de cette nature la culture des bassins, qui n'a pas d'autres ressources que Tinondation, pour des cultures sefi qui sont toujours en mesure de recourir, le cas échéant, au travail des pompes à vapeur.
Nous nous sommes étendus assez longuement sur cette question des rotations parce qu'elles ont constitué un très notable progrès dans les irrigations égyptiennes, à divers points de vue qui ont déjà été énumérés, et surtout en facilitant^ pendant la période de l'année où l'eau est rare et où son emploi doit être strictement limité aux nécessités des cultures, une meilleure utilisation des débits disponibles.
Tandis que, sans rotations, il faut s'attendre à une dépense d'eau de 0,826 1. par seconde et par hectare cultivé, l'application de ce système de distribution permet de réduire ce chiffre, même à 0,SO0 1. lorsqu'il le faut. En 1899, sur le canal Ibrahimieh, avant le commencement des rotations, la dépense d'eau était de 0,875 1. ; elle est tombée aussitôt après à 0,687 1. sans qu'il en résultât aucun dommage pour les cultures.
Des résultats de même nature sont constatés pour les rotations faites pendant la crue. Ainsi, le canal Tewfikieh qui arrose les provinces de l'est du Delta avait été projeté pour une cote d'eau maximade 15,50 m. pendant la crue, à sa prise sur le Nil. En 1892, on trouva que cette cote donnait un débit insuffisant, on Téleva à 15,70 m. et en 1893 à 16,00 m. Or, en 1897,
malgré le développement progressif de l'étendue des cultares dépendant de ce canal, les niveaux qui donnèrent un débit suffisant furent, grâce aux rotations, 15,50 m. du 30 août au 10 septembre et 15,00 m. après cette date ^