DESSÈCHEMENT DU LAC D'ABOUKIR
En 1887, le dessèchement du lac d'Aboukir fut concédé aune société
* Extrait des « Minute of the Procedings of the Inslilute civil Engiaeers » : « The réclamation oT Lake Abukir ».
v Aboujîiij'
Drains
Chemins dcr fer
Fig. 39.
anglaise. La concession comprenait 12 400 hectares (fig. 39). Le lac forme une ciivelte, plate au milieu et se -relevant doucement vers les bords. Au centre, le sol est à 1 mètre au-dessous du niveau de la mer et, même sur le bord, il est au-dessous de ce niveau. Le lac est séparé de la mer par la digue du chemin de fer et par un mur en maçonnerie. Le grand canal Mahmoudieh longe au sud la superficie concédée.
Ce lac était un véritable marais salant dans lequel apparaissaient, en basses eaux, des dépôts salins de 0,07 m. à 0,10 m. d'épaisseur.
11 n'y avait que deux moyens de le dessécher : soit rejeter les eaux à la mer en les élevant au moyen de pompes, soit les écouler, au moyen de siphons construits sous le canal Mahmoudieh, dans lelacMariout dont le niveau est de 1,50 m. environ plus bas que celui du lac d'Aboukir. Le
gouvernement ayant d abord interdit ce dernier procédé, on eut recours au premier et on construisit du côté nord, dans le voisinage de la mer, une usine élévatoire à vapeur comprenant deux pompes centrifuges Gwynne, du type « Invincible », de 1,20 m. de diamètre à Taspiration et pouvant élever chacune 175 mètres cubes par seconde à 3,25 m. de hauteur. L'installation de l'usine coûta 500 000 francs.
L'eau pour le lavage des terres et pour la culture est obtenue au moyen de deux prises sur le canal Mahmoudieh, ayant chacune deux ouvertures de 1,50 m. sur 1,25 m. de hauteur et débitant 14 mètres cubes par seconde avec une charge maxima de 2,80 m. Ces deux prises sont situées vers les extrémités du domaine et alimentent chacune un réseau de canaux hauts, circulant sur les bords du lac, et un réseau de canaux bas, construits dans la partie centrale. Les deux réseaux sont séparés par un ouvrage distributeur, à poutrelles horizontales, qui est réglé de façon à donner 1 mètre de différence de niveau entre les canaux d'alimentation de chaque réseau. L'eau est fournie partout par gravitation. La pente des canaux est réglée, autant que possible, à 0,07 m. par kilomètre avec profondeur maxima de 1,30 m. ; la largeur du lit des canaux principaux varie de 7 mètres à 2 mètres. Le grand canal de ceinture sud a 24 kilomètres et demi de longueur et celui du nord 12 kilomètres. Le débit des canaux est calculé à raison de 0,826 1.
par seconde et par hectare, et celui des colaleurs est égal à 40 p. 100 de ce volume.
Pour révacuation des eaux, on a construit trois grands drains se dirigeant vers la station des pompes et partageant la surface en quatre parties de 3000 hectares; ils ont une pente de 0,05m. par kilomètre, une pro-
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Fig. 40.
fondeur de 2,25 m. et une largeur de 3 à 8 mètres. Les drains sont établis avec des dimensions plus fortes que la théorie ne Texige, afin de pouvoir
Echelle. - ^oo Fig. 41. — Coupe suivant  B.
servir de réservoirs pendant larrôt des pompes qui, comme règle, fonctionnaient le jour seulement, et de rendre possible le maintien du niveau normal à la tête des drains. Il faut, en effet, qu'il y ait toujours un courant dans Tensemble des drains, sans quoi, au moment où Ton recommence à pomper, Teau est épuisée rapidement auprès des pompes et le canal y est déjà à sec que, à peu de distance, les drains ne se sont même pas remis à. couler.
Outre ces trois drains principaux, un drain de ceinture règne sur les deux tiers de la circonférence du domaine pour intercepter les eaux des terres voisines qui s'égouttaient autrefois dans le lac.
On se proposait, d'abord, de dessaler les terres du lac par de simples lavages faits avec de Teau provenant soit du canal Mahmoudieh, soit du drain de ceinture ; ces eaux étaient répandues sur des parcelles de 230 hectares environ, limitées par de fortes digues. Les eaux, après avoir séjourné quelque temps sur les terres, étaient pompées et rejetées en dehors des digues. Mais on renonça bientôt à ce procédé, tant à cause de l'action sur les digues des vagues formées par le vent à la surface des bassins, que parce que, en raison de la nature argileuse du sol, au bout de deux ou trois opérations, la quantité de sel dissoute n'était plus en rapport avec la dépense d'extraction des eaux. Le système généralement adopté fut le suivant.
DRAINâGH: et assainissement des terres 207
Le terrain fut divisé en rectangles de 30 hectares ayant 1 000 mètres de long sur 300 mètres de large (fig. 40 et 41), limités des quatre côtés par des canaux d'évacuation et traversés dans leur milieu par un canal d'amenée parallèle aux grands côtés. Ce rectangle était divisé lui-même en 20 rectangles plus petits, de 150 mètres sur 100 mètres, par des rigoles de drainage parallèles aux petits côtés. Les berges de tous ces canaux et rigoles formaient des digues qui divisaient chaque parcelle de 30 hectares en 20 petits bassins. L'eau arrivait dans ces bassins d'une façon continue et, s'infiltrant dans le sol, s'écoulait par les drains jusqu'aux pompes. Lorsque les terres étaient suffisamment dessalées pour porter des récolles de millet, de riz ou de trèfle, on subdvisait les vingt bîTssins en bassins plus petits par des rigoles de drainage de 0,25 m. de largeur au plafond et de 0,70 m. de profondeur^ dont les déblais formaient de petits épaulements limitant chaque bassin secondaire. Les rigoles étaient plus ou moins espacées suivant la nature des cultures.
La dépense ainsi faite sur ces terres, y compris Tinstallalion des pompes, mais non compris la dépense d'élévation des eaux, a été de 227 francs par hectare. Or, aussitôt que les terres purent être mises en culture, elles furent louées 67 francs l'hectare la première année, 124 francs la seconde année, 186 francs la troisième année, et plus cher ensuite.
Le contrat de dessèchement du lac d'Aboukir est le seul de eetle espèce qui ait été fait jusqu'à présent par le gouvernement égyptien. Voici quelles en sont les stipulations principales; il est daté de mars 1887.
Article premier. — M... est autorisé, à ses risques et périls, à rendre cultivables les terres du lac d'Aboukir
Art. 2. — Le concessionnaire s'engage formellement à recevoir toutes les eaux des
propriétés riveraines se déversant actuellement dans l'étendue aujourd'hui concédée et à faire, à cet effet, à ses frais, les canaux et tous travaux jugés nécessaires par le Ministère des Travaux Publics ainsi que tous autres canaux d'évacuation ou travaux nécessaires.
Ces eaux devront ensuite être rejetées dans la mer au moyen de pompes d'épuisement
Cn plan de ces travaux sera soumis dans un délai de trois mois au Ministère des Travaux Publics pour être, après modification s'il y a lieu, approuvé et rendu exécutoire dans un délai de six mois.
Art. 3. — Tous les drains collecteurs devront être achevés au plus tard le
31 décembre 1890 (sous peine de déchéance)
Art. 5. — Le concessionnaire pourra être autorisé à prendre pour le dessalement des terres l'eau du canal Mahmoudieh, mais seulement pendant la crue du Nil, c'est-àdire depuis le jour où, après le 15 août, l'eau dans le canal Mahmoudieh aura atteint une hauteur de 2,20 m. au nilomètre d'Alexandrie jusqu'au jour où, avant le 15 novembre, la hauteur ne sera plus que de 2,20 m. au même nilomètre
Art. 6. — Les terres faisant partie de la présente concession seront exemptes d'impôt jusqu'au 31 décembre 1890, date flxée pour l'achèvement des travaux. A partir de cette date, l'impôt sera perçu, savoir : 0,62 fr. par hectare et par an pour les deux premières années ; 3,09 fr. pour les trois années suivantes ; 6,20 fr. pour les cinq années suivantes. A l'expiration de la dixième année, les terres seront soumises à l'impôt qui frappe les terres analogues avoisinantes
Art. 7. — Aussitôt l'achèvement des travaux constaté, le concessionnaire deviendra
propriétaire définitif desdits terrains
Art. 10. — Versement d un cautionnement de 456 000 francs
En 1891, le concessionnaire, ayant achevé les travaux, se trouvait très embarrassé pour vendre ses terrains aux particuliers en conservant lobJigation de continuer à faire fonctionner les pompes d'évacuation des eaux. Le gouvernement lui vint en aide par une convention spéciale l'autorisant (( h faire écouler dans le lac Mariout les eaux provenant des terres, au moyen de deux siphons passant sous la voie ferrée et de deux autres passant sous le canal Mahmoudieh ». Les conditions principales de ce nouvel arrangement sont les suivantes :
Art. 2. — Le coût et l'entretien des siphons ainsi que les travaux nécessaires pour amener les eaux dans le lac Mariout sont entièrement à la charge du concessionnaire
Art. 3. — Le fonctionnement desdits siphons sera contrôlé par le gouvernement, lequel aura plein pouvoir de les fermer et d'arrêter temporairement le passage des eaux, toutes les fois que, pour une cause quelconque, la surface des eaux du lac Mariout viendrait à atteindre la cote de 2,35 m. au-dessous du niveau de la mer
Art. 4. — Le concessionnaire cède au gouvernement les deux pompes par lui établies au bord de la mer pour le dessèchement du lac d^Aboukir avec tous leurs accessoires. Elu échange, le gouvernement lui fait remise d'une partie des impôts qu'il aurait à payer.
Le concessionnaire ne paiera à ce titre que la somme de 26 000 francs par an
pour les dix premières années
Cet arrangement était très avantageux pour le concessionnaire; au point de vue du gouvernement, il assurait d'une façon définitive la mise en culture des terres du lac d'Aboukir. Les pompes furent, comme on l'a vu, transportées au Mex, sur les bords du lac Mariout ^
DÉFRICHEMENT DU DOMAINE DE L'OLADY TOLMILAT
La vallée ou ouady Toumilat s'étend, dans le désert, le long du chemin de fer de Zagazig à Ismaïliah, sur une longueur de 60 kilomètres et sur une largeur maxima de 4 kilomètres. Le domaine dont nous nous occupons, d'une superficie d un peu plus de 8600 hectares, est situé dans la région occidentale du ouady, c'est-à-dire dans sa partie la plus élevée.
Ce domaine a une histoire. Faisant partie de Tantique terre de Gessen, célébrée par les Juifs, il était probablement, à cette époque lointaine, relié au système des bassins d'inondation de la Basse Egypte, et écoulait le tropplein de ses eaux par le fond môme de la vallée, jusque dans les parties basses du désert, oîi se trouve actuellement le lac Timsah, sur le passage du canal de Suez. Puis, dans le cours des temps, sans doute abandonnnée à elle-même pendant de longs siècles, cette terre formant bas-fond le long
' Voir pages 197 et suivantes.
des pentes du désert, marécageuse pendant la crue, se desséchait pendant l'été faute d'arrosage régulier ; elle était ainsi devenue tout à fait inculte, lorsque Mehemel Ali entreprit de lui rendre sa fertilité par la création d'un canal d'irrigation, appelé canal Ouady, dérivé duBahrMoez (voirpl. VI), et par rétablissement de canaux d'écoulement. Il y transporta J6000 fellahs des différentes parties de l'Egypte. Mais, après sa mort, les fellahs retournèrent dans leurs villages d'origine, et la région revenait rapidement à l'état inculte, lorsque, en 1861, la Compagirie du canal de Suez l'acheta au prix de deux millions de francs. 11 n'y avait plus alors que 2 SOO hectares en culture et 4300 habitants. Quatre ans après, grâce aux travaux d'arrosage et d'assainissement exécutés par la Compagnie, 3 000 hectares étaient cultivés et rapportaient 630000 francs ; la population s'élevait à 14 000 habitants. C'est là un exemple de la rapidité avec laquelle les terres d'Egypte peuvent se transformer quand elles sont bien soignées.
En 1863, le Khédive Ismaïl racheta très cher ce même domaine à la Compagnie du canal de Suez et le donna à l'administration des Wakfs avec obligation d'en consacrer le revenu aux écoles dépendant du Ministère de l'Instruction Publique.
Mais la gestion fut mauvaise. En outre, à la même époque, pour faire communiquer le Nil avec le canal maritime, on construisait, le long du bord septentrional de l'ouady Toumilat, un grand canal, le canal Ismaïlieh, dont le plan d'eau était fixé à des hauteurs variant de 4 mètres à 2,30 m. au-dessus des terres de l'ouady, et qui donnait lieu à de fortes infiltrations, dont l'évacuation par écoulement naturel était, sinon impossible, du moins fort difficile.
Aussi le sol fut vite ruiné et, en 1891, lorsqu'on fit le cadastre du domaine, on trouva qu'il ne comprenait plus que 3 000 hectares de cultures, auxquelles il fallait ajouter 4200 hectares de terres que l'on pouvait encore cultiver, après assainissement, et 1 400 hectares occupés par les canaux ou stériles, soit en tout 8 600 hectares.
En 1891, le Ministère des Travaux Publics prit en mains la direction des travaux nécessaires pour assainir ce domaine et remettre en culture les terres détériorées. Ces travaux furent exécutés, pour le compte de l'administration des Wakfs, de 1892 à 1895. Ils comportaient d'abord simplement l'exécution d'un canal colateur traversant toute la propriété dans sa plus grande longueur et aboutissant à une usine élévatoire qui envoyait ses eaux dans un lac sans issue, le lac Mahsamah, situé à l'extrémité est du domaine. Mais, comme l'évaporalion seule n'arrivait pas à abaisser le plan d'eau de ce lac suffisamment, et que les infiltrations qui en provenaient revenaient par le sous-sol sur une partie des terres à drainer, on dut construire un second canal pour écouler le trop-plein du lac Mahsamah
Barois. — Les irrtgalions en K^rpli^- 14
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DRAliNAGE ET ASSAINISSEMENT DES TERRES 241
dans le lac Timsah par gravitation (pi.. VI\ On dépensa ainsi en travaux, pendant ces quatre années, 735 000 francs. Les frais annuels d'élévation des eaux étaient estimés à 55000 francs (fig. 42 et 43).
Cependant Tétat du domaine ne s'améliorait guère, l'administration des Wakfs négligeant de construire les canaux secondaires et les rigoles nécessaires pour amener toutes les eaux d'infiltration jusqu'au drain collecteur; en outre, les canaux d'irrigation étaient mal aménagés. On prit alors un parti radical. Le Ministère des Travaux Publics se chargea, par un arrangement daté de 1899, d'exécuter tous les travaux d'irrigation, d'écoulement des eaux et de mise en valeur des terres, ainsi que d'administrer le domaine pendant onze ans. Les fonds des travaux étaient fournis par l'administration des Wakfs qui devait se rembourser sur les produits du domaine.
L'estimation des dépenses à faire était la suivante :
Agrandissement de Fusine élévatoire 456000 francs.
Creusement et élargissement des drains principaux
et travaux accessoires 442 000 —
Embranchements des drains et rigoles de drainage . 395 000 —
Modifications des canaux d'irrigation 260000 —
Achat de dragues et de machines agricoles 65000 —
Constructions agricoles et autres 220000 —
Labourage à vapeur et divers 78 000 —
Total 1616000 francs.
En même temps, on calculait que les recettes du domaine deviendraient suffisantes, au bout de deux ans, pour payer les charges annuelles évaluées comme il suit :
Personnel 52000 francs.
Élévation d'eau 65 000 —
Entretien des canaux 26 000 —
Impôts 152000 —
Fermage à payer au Ministère de l'Instruction Publique 208000 —
Total 503 000 francs.
Mais, pour l'ensemble des deux premières années, on estimait qu'il y aurait un déficit total de 150 000 francs, le rendement annuel, au moment de la prise de possession par le Ministère des Travaux Publics, n'étant que de 410 000 francs.
En ajoutant ce déficit de 150 000 francs au devis des travaux égal à 1616000 francs, c'est donc une somme totale de 1766000 francs qu'on avait à dépenser pour mettre la terre en valeur et qu'on estimait pouvoir être remboursée en onze ans à l'administration des Wakfs sur les plus-values annuelles du rendement des terres.
En 1899, les 3 000 hectares cultivés rapportaient seulement 410 000 francs,
et Ton comptait que ce revenu, par suite de ramélioralion des terres et de Textension des défrichements, à raison de 420 hectares par an, sur les 4 200 hectares à défricher, s'augmenterait au bout de onze ans jusqu'à 840 000 francs.
Ainsi, moyennant une dépense totale de
Travaux de 1892 à 1895 735 000 francs.
Dépenses prévues postérieures à 1899 . . 1 766000 —
Total 2501000 francs.
ce qui représente 350 francs par. hectare cultivé, on doit obtenir un rendement brut de 117 francs par hectare, laissant un bénéfice net de 46,50 fr., en dehors du prix de location de 29 francs à payer au Ministère de Tlnstruction Publique.
Les travaux sont commencés depuis 1899 et les résultats déjà obtenus justifient très largement les prévisions.
L'aménagement du domaine, au point de vue de Tarrosage et de Técoulement des eaux, comprend les dispositions suivantes.
L'arrosage est assuré : 1^ par deux canaux principaux ayant leur prise sur le canal Ismailieh, aux deux extrémités du domaine : Tun, le canal Gebel, pour les terres hautes qui longent le désert et l'autre, le canal Sandouk, destiné à irriguer les terres basses; 2"* par cinq prises intermédiaires moins importantes faites aussi sur le canal Ismailieh.
Pour le drainage, un canal principal de 22 kilomètres est établi le long du domaine, dans les terres basses ; son plafond a 10 mètres de largeur à son extrémité aval et sa pente est de 0,05 m. par kilomètre. Ce canal aboutit à une usine élévatoire composée de trois pompes centrifuges, dont deux de 0,766 m. et une de 0,504 m. de diamètre au tuyau d'aspiration, avec prévision pour une troisième pompe de 0,766 m.
Les eaux sont déversées par les pompes dans un chenal de 6 kilomètres de longueur qui aboutit au lac Mahsamah. Enfin, un canal de 27 kilomètres de longueur, 5 mètres de largeur au plafond et pente de 0,10 m. par kilomètre, réunit le lac Mahsamah au lac Timsah dont les eaux sont au niveau de la mer.
Le dessalement des terres s'effectue par des lavages superficiels et les résultats ainsi obtenus sont satisfaisants.