‹ Les isolements, 1903-1904 (volume 2)Chapitre 1 sur 35 · Les isolements, 1903-1904 · texte numérisé non relu

Les isolements, 1903-1904

Ceci n'est pas une préfac respectueux des traditions, j demandé pardon au lecteur.

Ces quelques lignes ne TOUS, mettons qu'elles act livre que je tous offre pe êtes mon ami et un des aimant encore les vers.

Les poètes se plaignent to temps n'est point à la poésie plus savant que moi, pourrit si c'est le siècle ou les Muse Je ne veux faire ici le procè mais je connais une sourc< pourprée de digitales qui cette année.

Je vous offre ce livre et je une profonde émotion, et in peu longue est peut-ê

faut que vous n'en-

le la patience artislais si la discipline îUe et noble, 1; sprendre qu'il patience et la r livre calme et comme j'allai rusquement tri ne m'attendais passent lisen int pis si ce q 'une opinion co

et la plus pa:

itingences sac B, et malgré es moules de c.

bien de ca >n de commun

bre. de vous loète est à mes

un divin expiateur dont la g mesure aux élans de son âme, sans doute trouvé quelques ac pour l'excuser de faire entrei dans un endroit caché, dans qui de secret comme une chambre

Adieu, mon ami, je vousiaisi assis au seuil de cette solitude.

Elle est peuplée d'images q chères. Vous y entendrez le ros sylvains, et ne vous étonnez pc les voir entrer chez le barbier de les voir attablés sous le d'une guinguette, affolant une vante et buvant le vin vieux de

Tous les paysages sont son( pas, et vers les lointains noyés cule et de brume, vous m'apert ment, à la lisière d'un bois marchant à côté d'une longue :

che qui a reculé pour moi les fi la sensibilité poétique et de Vi

Les neuf muses, beau chœur i Et deux œgipans en renom Ont gravé chacun une lettre, Pour qu'on puisse y lire mon

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Sont à peine, en novembre, un petit tas de fe Toi, de tes jours passés, vois ce que tu' reçue! Leur cendre même échappe & tes doigts; souv Amour, bonheor d'un soir, tout finit par mo Nous n'avons pas besoin que ton cœur nousc Ce qui l'a tant troublé, nul ne peut fuir la vie Seuls passent les chanteurs, mais des mêmes Les coupliets sont pareils et nous les connaisse Sois triste et reste ici. Que ta lampe s'allume Quand l'épaule du mont, énorme et ronde, fu Sous le faix des grands bois d'où monte une Ne cherche nulle part la joie et le bonheur ; Fais de cette maison ta chartreuse isolée.

Rappelle ton désir, s'il sort de la vallée. Comme un mouton têtu gui loin du pré s'enl Et si tu croîs encore aux vers, quand vient la Et quand naît le matin, aux deux heures divi Où plus haut que le pin, plus haut que les c L'âme humaine a besoin de s'élever, écris.

Au vieil arbre courbé par l'orage surpris Tu te faisais pareil. Après tant de rafales.

L'arbre peut bien encor, de ses rameaux plu Laisser sur le gazon tomber des gouttes d'eau Que par toi, chaque goutte et fixée et saisie Mette un prisme d'argent au bout de chaque ' Kt loin des vils troupeaux et des plaisirs amer ^is, hautain, noble et seul et pour la poésie.

Pelouse, escaliers verts qui descende Brins d'herbes ignorés,

An coeur amer cherchant letumulte Et les renoms dorés.

Tous avez enseigné la sagesse et la vi

Une fleur m'a dit : « Vois, Je sens bon, et la brise passe, et moi

Et m'ont dit les grands bois Les vallons et les cieux et les rocs im

(I Nous sommes là toujours, Tu l'en vas, tu reviens,nous,noussomi

Et pleins de grands amoiirs.

« La feuille croit, le Iriiit mûrit, la f(

Dans le sentier caché ; Ce bloc pensif tK'air d'une pierre d<

Et ce n'est qu'un rocher, »

« Chante, épanouis-toi, m'a dit le ht

Avec chaque printemps.

Mais sache supporter la huée et l'oraj

Et l'insulte des vents. »

Et je me suis levé. La lune, large fac

Regardait sur mon toit.

Vous ne me troublezplus, vous pouvez

Me désigner du doigt I

LES ISOLKHBNTS

Que tu voulais écrire en ce soir de jeunesse. Et d'autres visions se levaient ; la maltresse Ou roi François I*' derrière ses carreaux Le guettait, tu voyais ses bras larges et bean Avec leurs bracelets semés de Us de France.

Les graves échevins marchaient avec pnidea De leurs cahiers pendait la médaille d'un set Tandis qu'à son balcon, Etienne Marcel, Qu'une fille admirait sur la porte d'un boug Rêvait au couchant d'or dans sa casaque ro Ravaillac se sauvait en jetant son couteau. Le blanc chapeau d'Henri roulait dans le ruî Puis il pleuvait à verse... Une trompette brè Sonnait, et tu voyais sur la place de Grave Des capucins clouant au bûcher l'écriteau..

Un chant de cabaret s'élevait dans l'air chau Il venait de Meudon et du vieux presbytère.

Et c'était. Rabelais qui, comme un dieu d'H( Riait aux nobles jours des Renaissances d'oi Les voitures fuyaiwit, et tu voyais encor, Écartant les rideaux de drap cardinalice, De sa longue main blanche, et trop fine, et Armand de Richelieu dans sa litière assis.

Et saluant devant le palais Médicb, Les mousquetaires gris qui baissaient leurs i C'étaient, c'étaient ^tcor d'immenses échap jA route de Paris à Versailles, l'éclair ^'un lourd carrosse bleu, majestueux et claî

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Les Marseillaises s'envolaient d'une pi L'écho chantait: « Allons, enfants de Quelque chose de pur descendait chac Et l'ennemi sentait, sous la lune qui Près d'un lambeau troué flottant sur Dans les camps endormis veiller la Ri Puis, le premier consul, debout de bo Regardait, souriant à son r£ve loinlai Des aËeilles venant d'un essaim, égar Se poser sur sa tente, y simulant, doi Petits morceaux vibrants de gloire et < L'essaim impérial immobile et vermei Qui butine l'hermine au long manteau

Une lune pâlie en son halo de nacre Avait l'air de surgir d'an massif vagu Tu sortais de ton songe et te levais ; '.

Allumait ses flambeaux au coin des s< Et descendait le cours des larges avei Tu rentrais à travers les brumes de Pt Et tu longeais les quais, et devant le De Notre-Dame, 6 Micbelet, sans voi Vous vous croisiez avec Hugo, voyant )ans ses voiles neigeux et ses légers s 'asser l'Esméralda qui chantait sur h

tnolone et rés, en été où l'on ei ^rement ims, da cfa xqui gagi

i que la tn décor de :

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ISOLKMBKTS

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