A L'EMPEREUR JULIEN L'AP
Dans mon jardin sauvage et bous le lauriei Où je sculpte les dieux, Julien, par ce beau Et quoique l'herbe soit humide au pied de ]Ëteiiâons Ion manteau de pourpre, asseyon "Vois comme le jour fait, comme le âel es Taciturne rêveur des Olympes de marbre.
Gomme toi je commande h quelques légioi J'ai veillé dans les camps pleins de rébeUioi J*ai forgé chaque glaive et fourbi la cuirast Et mes soldats ce sont, 6 divin empereur.
Des vétérans gonflés d'amour et de fureur.
Ce sont les mots, les mots frémissants de n
Ib dorment dans les champs, je vais les 6y Et par un clair maUa de gloire ensoleilU Nous marcherons devant, tels des consuls Et mes hordes suivront, et dans leurs langi On verra des captifs, mais des captifs sacr^ Sur des chars triomphaux, entre de hautec
Noos camperons le soir aux portes des cih Et les peuples verront les fraîches nudités Des naïades allant aux fontaines sonores ; Les astres monteront aux vastes cieux bari Par les hampes de bois hérissant les carré De ma cavalerie énorme de centaures.
Des aigles nous suivront en fixant les sole Diane appellera les faons, les cerfs vermei Qui tendent leur ramure et brament à l'or D'un bois rouillé d'automne où dort, sile A l'abri des vents froids et des zéphyrs so; Un étang sombre où choît la feuillaison <
Va, nous triompherons de la sinistre nuit.
La lune au fianc des rocs qu'elle frappe n Et comme des vapeurs légères et confuses Vois, des formes U-bas passent, rasant le Et sur mes vétérans, Julien, vois le vol D'une victoire d'or guidant le chœur des ]
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Tout était confondu : camail rouge c Jjance de don Quichotte et tunique »
D'un héros ndnien ; le poète Hugo Avait laissé la corne jaune d'un sabot De satyre, et tout près d'un cadavre Qui tenait dans sa main le tronçon t Une tête de mort avec des chapelets.
Disait que de Flaubert un ermite en j
Vivait yk puis plus rien, plus rii
De la lune sinistre éclairant les galeb
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FRANÇOIS RABBLAK
En pourpoint de velours, laissant ton preibyb Aux BflrvanteB riant dans la blonde lumière Que tamise au matin le rosier du balcon.
Vieux François Rabelais tu partais de Meudoi Fouettant ta mule avec de verdoyantes brancb Dans l'ombra des figuiers brillaient les jamlx Des filles qui cueillaient les fruits sucrés ; t'a Était jusqu'à Paris d'un bleu limpide et pur. Tu laissais ta mouture aller boire à la berge. Tu l'attachais toi-même & l'anneau de l'aubei^ Au cœur de la cité. La truande aux bras nus, Dédaignant et les clercs et les moines joufQus, S'asseyait près de toi, rougissante et charmée Par ta barbe de dieu touffue et parfumée.
^8 escholiers passaient, chantaient, chassai I a soatait vagnement un air italien,
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LES I80LBUENTS