‹ Les isolements, 1903-1904 (volume 2)Chapitre 14 sur 35 · ES BEAUX VERS · texte numérisé non relu

ES BEAUX VERS

lux vers, les plus belles des choses, ttes de blanches maisons rfiiinés d'un fais de larges roses; Ites de grands horizons

ments solennels des feuillages l'échappent des vols d'oiseaux ; r vous comme sur les villages itrentde graves troupeaux.

oisée où sur le ciel qui brille le rondes de moucherons, 3roSl de rose jeune fUle, m fouillis de liserons.

lus, grands vers mélancoliques, le des plaines sous le soir, borreurdes montagnes antiques, mystères du bois noir.

LES ISOLEUXNTS ^1

Vous êtes plus mouillés que le frais paysage

D'un avril léger et vermeil, Quand un rideau de pluie & l'horizon voyage,

Tissé de brame et de soleil.

Tout fuit, mais les brebis de l'indolent Tityre Dans l'églogue paissent toujours.

Et sous une saulaie on peut entendre rire Amarillys À ses amours.

Parce qu'ils sont assis dans une page écrite

Comme au cœur d'uii vieil arbre lourd.

Les bouviers qu'en rêvant aperçut Théocrite Sont plus vivants que ceux du bourg.

La vendange est finie et dans ma cave basse La tonne est vide, mais, flacons.

Vous conservez toujours le bon vin blanc qu'Horace Faisait avec ses muscats blonds.

Vous êtes des sillons égaux où dort la houle Des ^is d'or, des rameaux verts ;

Vous fites k câté de la vie une foule,

beau peuple heureux, & beaux vers 1

Page 1