LES DEUX FEUILLES
vieil hiver de sa main ^arde louché l'eau des abreuvoirs, sous la glace glauque et lourde ux feuilles mettent deux points noirs.
r l'eau dure comme les pierres, chèvre se penchant plus bas, comprend plus par quels mystères fontaine ne chante pas.
pareils aux feuilles captives, s deux cœurs sont pris par l'amour, ut a disparu : chansons vives, leil, rayons, chaleur du jour.
dans le vieux monde immobile •mme le blanc bassin glacé, tus faisons un rive tranquille,
tout pour nous s'est e&cé I
LES ISOLBHXNTg
Est-ce qae tout est mort en cette mût profonde? n me semble, 6 doux cœur, que tout s'est écroulé, Et que la vie entière, et la joie, et le monde Finissent & ce vieux volet.
Ah t qu'est-ce que la lune et les sombres nuages Qui voyagent d'accord P qu'est-ce que l'horizon ? Je ne me souviens plus comment sous les feuillages, Fumait le toit de ma maison.
D'autres êtres que nous existent-ils encore?
Peut-être, traversant les pays inconnus De la nuit et montant vers une grande aurore. Dans les vastes espaces nus,
La terre nous emporte en silence et dans l'ombre. Avec ce feu de bois et ces tisons poudreux; Venons-nous 'pas de naître en cette chambre sombre. Et ne sommes-nous pas des dieux?
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ais rien, sinon que te voilà, ravie; cieiis souvenirs, les jours que j'ai passé liner vers toi, si tu savais, ma vie.
Gomme le temps s'est eâacé I
s nous, rien n'existe et plus rien ne demeure. -Dous retrouver, si revient le jour d'or, :hers verts de mousse où le fîlet d'eau pleure Et les brises claires du nord ?
-nous retrouver les vallons, les fontainest* e tes yeux sont bleus, comment seront les cieuxi' que du jardin les vasques seront pleines De feuillages morts et boueux ?
que ce sera l'avril aux jeunes roses P aimable saison verdoyante rira :œurs encbantés, indifférents aux choses.
Lorsque l'aube se lèvera ?
asse autour de nous, la fenêtre est fermée, ne extérieur ne nous attire pas, : nous font vraiment, ma grande bien-aimée.
Ces acteurs et ces bruits de pas !
lée, élancée et blanche, et dévêtue,
les le tapis plus léger qu'un gazon,
rois que, divine et la gorge mi-nue,
Diane chasse en ma nkaison.
L'amour bat, apaisé, mon âme radieuseï Comme les tièdes eaux de ces mers d'Oiient Dont le ressac an pied de la falaise creuse Baigne nn sable fin et brillasl.
Pourtant j'ai pu rester longtemps sans te comiaitre, Et je n'ignore pas que ce que voit mourir Le coudtant désolé, le matin le voit naître.
Et puis-je croire au souvenir I
Les graviers dessécbéi dans le ravin aride, Pensent-ils en juillet aux printaoières eaux Que colorent les cieux pommelés et que ride L'aile oblique des passereaux?
Et moi qu'ont abreuvé tant de sources fleuries : Beauté, jeunesse, amour, pourrai-je quelque soir Me pencher sur le lit de ces ondes taries.
Me pencher tout seul sans rien voir?
LBS ISOI.BHBNTS