A MONN
a jeté sur ma ( 5 d'or qu'il fra loient. Bans efi it or tremblanl ayer mon verr I dernier soîi: ai XI L'hiver ttist monnayé par 1 [es vont rempl [ui voyageait If ) deviendra bîe:
iuie autour de 1 bientôt le cris s matins vifs \> iilles du sol cr fec mon mante
Le soleil dépoli dans le brouillard rougeâtre Veillera ma maison, et moi, près du vieil fttre Approchant mes cahiers, ma table et mon fauteuil. Je laisserai laBguir les frimas & mon seuil.
Et dans la vaste nuit hivernale où tout sombre : Bois noirs ne sachant plus si Les oiseaux dans l'ombre Du printemps ont chanté, monts fauves et pelés Qui regardaient en août les richesses des blés. Et qui ne voient plus rien vers la sinistre plaine; Dans la nuit de l'hiver, moi, d'une Ame sereine, Me souvenant des prés et des moissons encor.
Je graverai de beaux, de larges paysages.
Des pro&ls souriants à travers des feuillages, O soleil du couchant, sur tes médailles d'or !
imee avaient mis a mort,
is qu'il récitait encor
jue morceau de Théocrite f
LSS ISOLEMENTS
DE PULCHRITUDINE REI
Vous êtes frais et clairs, ruisseaux entre les saal Et plus que les yeux bleus vous êtes bleus, azur Et plus que les bras blancs et les blanches épaul O lis, vous êtes purs !
Les groseilles des bois qu'ignorent les abeilles. Jeunes filles du bourg, sont plus vierges que vc Et les roses sont plus que vos lèvres vermeilles. Et leurs parfums plus doux.
J'ai trouvé près d'une eau de hautes digitales,' Je connais des bleuets au pied de murs croula Qui savent des secrets, des lois k rendre pâles Les [plus fameux savants.
Et vous encore, â pins, ô mélèzes des cimes.
Châtaigniers abritant des bëtes dans vos trous. Ormes tordus par le Vertige des abîmes Où révent les hibous.
lurier touffu qui i is coteaux le vent Temblant, et ton 1 !t ton vaste front
nus, arbres, et pi DB qui vont en d )urs regrets et qui In parlant de leuri
LA LIBATION A L'AUTOiwivra
Le soleil mourait à travers les arbres; Comme des oiseaux ses derniers rayons Semblaient prêts k fuir l'herbe au pied d< Le jour s'en allait, nous nous en allions.
Le sol vers les pins était plein d'aîguilles. Sous lei pampres roui de l'estaminet.
Dans leurs voiles noirs attendaient deux fil Le chant d'une Mte au loin résonnait.
L'instant était pur, nous voulûmes boire.
Mais des ceps rougis et touchés du vent.
En tourbillonnant, une feuille noire Tomba dans mon verre empli de vin blan
Et moi je laissai la feuille flétrie.
Et levant mon verre à ce soir désert.
Au vieux parc baigné de mélancohe, Je bus tristement ce vin blanc amer.
vieux faubourgs peuplés de i8 mariniers, aux fêtes ateiian ids descendus sur le forum dé eillés sur le Tibre et Suburre, i rentrant lorsque le ciel s'azui villas près de la belle mer.
d passaient, aux lourdes tâte lums qui rêvaient, & ces Iud as glaçaient sur la plus haut à l'beure où la forêt munnur veilleur, son glaive et son ai 'ec joie un épique retour,
mphant de légions romaines, onze fauve, avec les capitaini )Dsul k cheval et lanré, E^és, les aigles dans les piqu larcbands aux seuils de leurs unants au flanc d'nn mont di
LES ISOLHHSNTS
Mais je pense surtout à la ville déserte, A la foule aux remparts, qui dans la plaine verte Voyait, par un midi brûlant et lourd d'été, S'avancer les premiers des Barbares immoni Tandis que l'on sentait passer en larges om Des rumeurs annonçant le sac de la cité 1
LBS ISOLEMENTS
xxxvra
au milieu d'un vaste jour d'é :haleuT défaille an ciel pAle; }ée ouverte entre avec la dart ■haut prochain d'une cigale.
s si loin, des pays du somme océans brumeux du songe, ÙB pas bien si ce grand jour e mon rêve et le prolonge.
)an de mur qui coupe les ciei isonnante et claire, une brancl lécoupe eo l'azur vaporeux, e vois chaque feuille blanche.
te au loin. — Victoires ou ramiers ? ■ le sais ce que j^magine, is ea Grèce, et j'entends les laurier* mir au vMit de Salamine.
LES ISOLEMENTS Ol
Mais, hélas] éveillé, maictenanl je vois mieux.
Souvenirs, lointaines années, Promoatoires marins où s'asseyaient les dieux.
Soleils sur les Panathénées !
Je suis un exilé. Voici peuplés de vers
Mes cahiers lourds sur cette table,
Hais voici ma maison, ma source et mes buis verts. Et voici le parfum aimable
De mes rosiers en fleurs dans le vent du soir pur.
Cette heure est d'un charme tranquille...
Je ne regrette rien, je porte en moi Tibur,
Athènes d'or et la Sicile t