‹ Les ivresses;Chapitre 106 sur 111 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

GUIBERT, reparaissant aveo Madeleine dans les bras. La voilà!

PAUL A, s'élançant.

ma chérie!

Oh! elle ne dormait pasl elle avait ses grands yeux ouverts! et elle n'a pas eu peur de moi ! elle m'a tendu ses petits bras tout de suite ! C'est drôle que tous les enfants m'aiment (Embrassant Madeleine), moi qui n'ai jamais pu les souffrir!

OhT mon saint amour! tu me restes, toi!... Mais lui, ton père, il nous quitte!... Pardonne-moi de pleurer sur tes petites mains! si je ne pleurais pas, je mourrais, vois-tu ! et alors, tu serais orpheline tout à fait... Car il parti (Avec une douleur croissante.) Il nous abandonne toutes les deux! Toutes seules ! (Après un temps.) Oh! mais, voyons, est-ce que vraiment je vais le laisser partir? Oh! non ! non ! ce serait trop lâche!., n'est-ce pas, n'est-ce pas, Madedeleine?.. Non... cette misérable ne me volera pas mon époux, elle ne te volera pas ton père! tu lui tendras tes petits bras, à lui!... et quant à elle!... Oh! qu'elle y prenne garde!... je ne connais plus rien!... je sens que je deviens folle furieuse... Comme autrefois, le sang italien bouillonne dans mes veines! Oh! je le jure! je tuerai cette femme l

MADELEINE, avec un cri.

PAULA, répondant par un cri au cri de son enfant.

Mère!

Ah!

MADELEINE, l'entourant de ses bras.

Mère!,*, je t'aime!...

PAULA, comme folle, riant et pleurant; à Guibert. Mais... mais elle parle !

Oui... oui..,

MADELEINE, arec des larmes.

ifr

Je l'aime I

PAULA

' Elle parle I Ma fille parle 1 (Tombant à genoux.) mon Dieu ! tout à l'heure... j'ai blasphémé 1 grâce 1... grâce!... (Dévorant sa fille de baisers.) Elle parle I elle parle 1 (En ce moment, les portes s'ouvrent. A colle de droite paraissent, M. de Puitjallon et quelques personnes ; à celle de gauche, le duc de Mézeray et quelques autres.)

TOUS, entrant.

Qu'ya-t-il?

GEORGES, a André.

Ah ! les voilà tous deux 1 ÉVA, qui entre en ce moment par la porte, premier plan à droite, aperce-

vant madame de Limours ; a part.

, La comtesse!

ANDRÉ, bas, à Georges.

Georges t c'est Paula 1

GEORGES, bas.

Tant mieux ! c'est devant elle que je la vengerai ! (il marche îen*" tement vers Mézeray, et d'une voix calme.) Monsieur le duc, un homme a calomnié madame la comtesse de Limours. Voulez-vous me faire l'honneur d'être mon témoin ?

MÉZERAY, lui saisissant la main, et avec éclat. Ohl de grand cœur 1 ami, de grand cœur!

GEORGES, souriant.

Merci , merci, monsieur le duc I (Allant à Puitjallon et avec une colère sourde.) Monsieur de Puitjallon, vous avez dit que M. le duc de Mézeray était l'amant de madame de Limours. Monsieur de Puitjallon, vous en avez menti ! (il va pour lancer son gant à Puitjallon; Mézeray les sépare.)

PUITJALON, prêt a s'élancer.

Monsieur le comte 1...

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