‹ Les ivresses;Chapitre 54 sur 111 · ACTE DEUXIÈME. Ï · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME. Ï

MÉZERAY, riant.

Mais non... C'est le bruit des chansons. (On entend un chœur an loin.) Vous voyez que nos Tourangeaux ne s'inquiètent guère. Leurs raisins sont rentrés/et ils chantent la vendange.

RICHARD

Quel drôle d'Espagnol!...

LE DOMESTIQUE, an fond.

Madame, les chevaux sont prêts !

MÉZERAY

Eh bien , fais-les mettre à l'écurie.

PU1TJALL0N.

Mais...

MÉZERAY

C'est un bateau qu'il vous faudrait, mon cher.

ÉVA

Que faire alors?

GEORGES

Accepter, madame, l'hospitalité que, pour quelques jours, madame la comtesse sera heureuse de vous offrir. (Paula s'incline à peine. — Georges à part regardant Éva.) Je pourrai donc la revoir! La fortune me sourit, tout à présent doit me sourire.

PAULA, a part.

Oh! ce regard! mes pressentiments ne me trompaient donc pas?...

LE CHOEUR, à peu de distance du château.

Adieu, paniers, vendanges sont faites.

PAULA, écoutant arec douleur.

Mon bonheur est perdu! et elle dit vrai, la chanson des vendangeurs! (Répétant avec le refrain.)

Adieu, paniers, vendanges sont faites.

ÉVA, à part et d'un ton singulier.

Huit millions!... (Elle jette an regard sur les papiers qui sont sur la table; elle fait un mouvement envoyant André qui ne la quitte pas des yeux.) [ANDRÉ, qui l'observe, à part.

Oh ! je lis dans votre cœur, ma belle Moscovite... Allons! allons. . . J'ai bien fait, je crois, de ne pas me laisser manger par mon amante)

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