‹ Les ivresses;Chapitre 63 sur 111 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ANDRÉ, riant.

Oh ! mais mon, cher monsieur Guibert, vous allez trop vite maintenant.

Trop vitel trop*vite! mais il n'y a pas de temps à perdre. Il faut un prompt remède... Il faut... Ah 1 dites donc, si vous faisiez la cour à madame de Ronzoff... si vous l'enleviez au comte?

ANDRE

Oui... oui... Mais, pour lutter avec Georges, il me faudrait .huit millions; pouvez -vous me les prêter ?

Non. Ah! sacrebleu! comment...? Ah I si nous la faisions disparaître?

ANDRÉ

Oh 1 eh ! monsieur Guibert!

6UIBERT, éclatant.

Eh bien, quoi? oh! oh! Je vous dis les idées qui me viennent, moi; tâchez d'en trouver de meilleures... Mais agissons, pour Dieu, agissons !

ANDRÉ

Calmez-vous !

Que je me calme? Vous êtes charmant, vous; vous mettez le feu à la mine et vous ne voulez pas qu'elle saute? Ah bien !.. non... non... je suis parti, d'abord ; nous allons en chercher, des douleurs à soulager. Nous monterons dans les maisons, s'il le faut. Nous consolerons à domicile. Voyons, voyons, où y a-t-il des larmes à essuyer? (Apercevant Marie qui entre do fond, à gauche, un mouchoir sur les yeux, et poussant un cri de joie.) Ah ! mademoiselle de Limours ! elle pleure 1 voilà notre affaire. Encore un bonheur qui se noie. (Allant à Marie et la ramenant sur le devant de la scène). A l'eau! à l'eau! mon* sieur de Fugères! (Aboyant.) Houah! houah!

MARIE, effrayée.

Ah!

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