‹ Les ivresses;Chapitre 80 sur 111 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

« Les Mêmes, ÉVA*.

Éva entre du fond, salue André et descend près de Paula. André, qui se tenait au fond, redescend à la droite de Georges.

Éva, saluant Paula.

Madame... (Elle saine le comte.)

* Paula, Éva, Georges, André.

MB LES IVRESSES.

PAU LA» à part.

Elle, chez moi!.. Je me trompais donc.

ÉVA

Comtesse, si je vous importune, ne vous en prenez qu'à vousmême. Votre mauvaise action vous vaut ma méchante visite.

Madame... (Elle l'invite à l'asseoir.)

ÉVA, s' asseyant.

Voyons, comtesse, considérez-vous toujours, l'hôtel de Ronsoff comme terre ennemie? La paix entre la France et la Russie est signée, cependant. Pourquoi refuser d'honorer ma pauvre petite fête de votre présence?

PAULA

Mon Dieu! madame, croyez à tous mes regrets ; mais. je suis véritablement un peu souffrante, et mon docteur...

ÉVA

Oh! votre docteur, comtesse, s'entend avec vous pour me désespérer, voilà tout. Allons, votre arrêt et le sien ne sont pas sans appel, et, si je me jetais à vos genoux, est-ce que je ne parviendrais pas à faire révoquer la sentence?

PAULA, embarrassée.

En vérité, madame.

ÉVA

Oh ! d'abord, je vous préviens que je suis décidée à me pourvoir en grâce au près de M. de Limours! (Se levant, à Georges, avec une intention singulière.) Monsieur le comte, ma cause n'est pas encore tout à fait perdue, n'est-ce pas ?

GEORGES, qui, depuis l'entrée d'Êva, semble être sur des épines. Madame...

ÉVA

D'abord, comtesse, vous ne pouvez me refuser la grâce'que j'implore, attendu que cette fête sera la dernière que je donnerai.

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