L'AFFAIRE CHEZ LES MORTS
Aux Champs-Elysées.
Dans un bos([uet de roses, au bord d'un ruisseau bleu, assis sur des bancs de jade ou couchés dans dc> hamacs de^ soie, les Morts causent, jouent, Hscnl et sommeillent.
Moïse, à Calvin. — Il mé semple gu'oii vait pien tu pruit lu p^ôdé té Baris auchurt'hui?...
Calvin, amer. — C'est probablement le Sénat ([u'on acclame...
156 LES IZOLÀTUES
Moïse. — Burgoi l'agglame-t-oii?...
Calvin, de plus en plus amer. — N'est-ce pas aujourd'hui qu'il vote la loi de de^^saisissement?...
Moïse. — Bas bossiple!... elle né sera bas ibtée!... dut nodre édat-machor fa marcher gomme un seul homme. . . Monssié Scheurer- Kesdner, Monssié Fal teck-Rousseau, Monssié Ghoseph Vapre, Monssié Ranc, Monssié Drarieux...
Calvin, aigre. — Qui n'est pas protestant...
Moïse, étonné. — Bas brodesdant, monssié Drarieux?... il s'est tonc vait Chuif?... dant mieux!... ça né m'édonne bas... mais ça mé vail blaisir!... Ché fais égrire une lettre au Demps bur exprimer ma sadisvaction té cedde gonfersion sensationnelle...
Gavroche. — 'Crivez plutôt à un aul' ca-
l'affaire chez les morts 157
iiSivdl...L Temps n la mettra pas, vol' babillarde!...
Moïse. — ■ Barcé gué?...
Gavroche. — Y a pas d' place!... les listes d' V Appel à VVnion V remplissent tout, v' savez bien?... {Voltaire rit.)
Moïse, à Voltaire. — Fus drufez ça li-ôle?...
Voltaire. — Je trouve que le séjour des Elus serait plutôt sévère si nous n'avions pas ce gosse pour nous égayer... il a de l'es- ])ril...
(-ALVIN, vexé. — Un esprit facile...
Voltaire, — C'est celui qui me plaît... Le président Sécuier. — Et cette loi?... est-elle votée, oui ou non?...
Calvin, utéprisaut. — Sûrement, elle est voire...
Thomas Vireloque, lançant sa casquette en Vnir. — Votée 1... Ah! chouette!...
AspAsiE. — Evohée!...
M. BuRDEAU. — Maladie!...
Cornélius Herz. — Ach! Mein Golt!...
Gavroche. — Ah! mince!... Mince!...
JÉRÉMHi. — Mon Tié!... Mon Tié!... gucl malheur!... (Il pousse des cris.)
]\/[me p^i^c^]^iiER, réveillée en sursaut. — Qu'est-ce qu'il y a?...
Gavroche. — Y a qu' la juslice va luei'!... ils ont volé la loi qu' enlève 1' Ijallon d' la Criminelle...
Mathieu Molé, s' approchant. — On parle de la Cour de cassation?...
M'"" RÉCAMiER. — Oui!... })0ui' changer...
Jérémie. — Mon Tié!... Mon Tié!... gué dut ça est donc drisle!...
l'affaire chez les morts 150
JunAs. — Quel malheur dut lé même qu'ils se soient vait bincer!...
M'"" Récamier. — Qui est-ce qui s'est fait pincer?...
Judas. — Les chuclies...
MiNos. — Des juges?... ça?... allons donc ! . . .
Eaque. ■■ — Jamais de la vie!...
Rhadamaxte. — Vous voulez rire?...
Jérémie. — Mon Tié!... Mon Tié!...
Calvin, agace. — Quand vous répéterez tout le temps : Mon Dieu!... Mon Dieu!... ra n'avancera pas d'un pas la marche de l'Affaire...
Moïse, inquiet. — Est-ce gué fus groyez gu'elle est enderrée?...
Jérémie. — Enderrée!... Mon Tié!... Mon Tié!...
Talleyraxd. — Peut-être pas enterrée,
160 LES IZOLÀIKES
mais bien malade... le mieux sérail, })Our l'instant, de chercher un nouveau moyen d'empêcher le jugement de Picquart...
Calvin. — Le doux Champion de noire grande cause!...
Henri IV, regardant Calvin d'un air écœuré. — Quand je pense que j'ai l'Édit de Nantes sur la conscience, pourtant!...
Clio. — Ne te trouble pas!... lu as élé, malgré tout, le plus grand des rois de France...
Thomas Yireloque. — Zuze un peu d.es autres ! . . .
Moïse, navré. — Et tire gu'abrès afoir vait tu mal à nodre baufre Treyvus, ces sales Vrançais font beut-èdre barfenir à vaire tu dort à nodre s;her crand Bico-uarl!...
JÉRÉMiE. — Mon Tié!... Mon Tié!.'..
l'affaire chez les morts IGl
Henri IV. — Cet homme est embêtant!...
(]/ s éloigne de Jérémie.)
Moïse. — Et ça marchait si pieu biir nus ! . . . lé nople esbrit indernationalisde édait en drain té driompher sur dude la ligne...
Cornélius Herz. — C'est vrai ! . . . jusqu'ici il suffisait d'être étranger pour réussir en France!...
Le maréchal d'Ancre. — Heu!... heu!...
ça dépend...
Talleyrand. — J'ai une bonne idée!...
Machiavel. — Moi aussi!...
Moïse. — Alors, égrifez fite à Lapori...
Judas. — Ou à inonssié lé gonsseillcr Pard...
Calvin. — Non, à Manau!... c'est encore le meilleur!...
Le connétable de Bourbon. — Cette affaire
Dreyfus m'intéresse infiniment!... Picquart
en esl l'Ame... il importe de le sauver à tout prix...
Mayer Rothschild, premier du nom. — A dut brix, à du brix ! . . . gomme fus y allez ! . . . on foit pien gué (ja n'est pas fus gui vuinissez les vends...
Marguerite de Bourgogne. — Ah!... vous n'allez pas liarder, j'imagine?... {Rêveuse.) Ce Picquart!... je voudrais le connaître... {Résolument) et je le connaîtrai...
SocRATE. — Hétaïre!...
Joseph, de la citerne. — Gourcantine !...
Marguerite de Bourgogne, ahurie. — Qu'est-ce qu'ils ont à m'attraper?...
Gavroche, qui arrive en courant, à Moïse. — V savez bien, 1' boucan qu' vous entendiez à Paris?..,
Moïse. — Fui!... Eh! pien?
Gavroche, — Ben, c'est 1' Congrès qu'ar-
l'affaire chez les morts 163
rive d' Versailles!... Y vient d' nommer 1' Président...
Moïse, inquiet. — Lé Bréssident, mein Golt?...
G.WROCHE. — C'est Loubet!...
Moïse. — Loupet?... Ça né mé tit pas €randjosse, Loiipet?... gui est-ce?...
Le baron J.\cques de Relxach, avec conviction. — G'esl lin amil... un ami sur!...
Cornélius Herz. — Et discret, donc?...
Moïse. — Allons!... danl mieux!...
Le baron Jacques de Reinach. — Ce choix prouve que la France est à nous...
Thomas ViRELOQUE. — Eh ! dites donc, vous, là-bas, r Panama!...
Le baron Jacques de Reinach. — Panama?... connais pas!...
Moïse. — Ni moi... ché né gonnais gué l'Avvaire Treyfus...
164 LES IZOLÀTUES
Henri IV. — C'est la mémo chose!...
C.\LVL\. — Le Panama?... im canard né , de l'accouplement momentané du Socialisme et de la Réaction...
Cornélius Herz. — La liste des 104 n'a j jamais existé que dans l'imagination d'un nommé Delahaye...
Gavroche. — D'iahaye?... Tiens!... on chante justement une chanson où on parle de lui...
Cornélius Herz. — Où donc?
Gavroche, montrant la terre. — Là haut !... la foule qui r' vient du sacre chante ça en s' trottant derrière la roulante d' l'Exécutif...
Moïse, narquois. — Clié serais gurieux té gonnaître cette chanson?...
Gavroche. — Té réjouis pas trop, vieille rognure ! . . .
l'affaire chez les morts ICn
(// chante sur Vair de : Tha-ma-ra-boum di-hé!)
Notre Elu on s'en souvient, N' se pique pas d'otr' formaliste.
D' mèch' avec les Panamistcs, Il se fit leur Ang' Gardien.
Pourtant y manq' d'assurance, Y sent flancher son aplomb, Quand ce chant part en cadence Dos bouch's de l'Opposition :
Pa-na-ma-boum-D"la-hayc !
Dis-nous pourquoi lu fus Le soul'neur des vendus?...
Pa-na-ma-boum-D'la-haye !
Moïse, {embêté). — C'est pon!... c'est pon ! . . . en foilà assez ! . . .
Gavroche, conti7iuant :
niais, ô veine ! il paraîtrait Que nos souverains Sémites Song'raient à prendre la fuite Toui c' tapage les embci'rait.
166 LES IZOLVTRES
On voit trembler sur leurs lètes Les torlils des hauts barons, Et Drumont crie à lue-tête En s' mettant à son balcon :
Pa-ua-boum-D'la-liaye !
Je crois bien, par Sirius !
Que les Juifs sont f... !
Pa-na-nia-boum-D'la-haye !
Moïse. — Vaides-lé daire!... mais vaideslé tonc daire !...
Gavroche :
Enfin de tous les côtés, D'un bout à l'autre d' la France, Voilà r boucan (jui conuiience.
On dirait qu' ça va chaufter...
L' Panamist' n'étant plus fier, Le Dreyfusard a la frousse, Et dressant ses ailes rousses Le Coq gaulois chante clair :
Pa-na-ma-boum-D'la-liaye !
Esl-c' que ça sVait enfin Le commenc'ment d" la fin?.,.
Pa-na-ma-boum-D'la-have !
l'affaire chez les morts 167
Moïse. — Il est olieux, ce cosse!... on né téfrait pas accebder l'envants ici...
Gavroche. — Ta parole?...
Moïse. — Gh'esbère gu'à bréssent, ce pon monssié Pard fa êdre nommé Bressident té la Gur té cassation ?...
Gavroche. — Tu parles!
Moïse. — Guel malheur gué monssié Zaloc-Kahn né soit bas machisdrat!...
Jérémie. — Mon Tié!... ]\lon Tié!... gucl malheur!...
Galvln, à Moïse. — S'il était magistral, monsieur Zadoc-Kahn ne pourrait pas exercer une aclion aussi efticace...
Thomas VmELOQUE. — Voyez -vous un prêtre français barbotant dans l'aiTaiiv comme ce Zadoc de rabbin?... non, mais le vovez-vous?...
lijS LES IZUL.VTRES
AiiisïiDK, songeur. — En Franco, il faudrait un homme comme...
Thémistocle, r interrompant. — Gomme moi!... j'ai pu commettre des fautes, mais mieux que vous je sais comprendre l'esprit démocratique et national d'un pays... vous, si vous étiez là-bas, vous seriez capable (l'élre dreyfusard...
Aristide, furieux. — Je vous défends de m'insulter !...
Thémistocle. — Ça vous fâche, tant mieux!... alors, je vous demande très fort pardon... Vous ne m'en voulez pas"?...
Aristide. — Non... vous êtes, à mon sens, un hurluberlu mais un brave homme... vous vous êtes suicidé pour ne pas trahir le pays... Le baron Jacques de Reinach. — Je ne suis pas un brave homme, et on m'a suicidé... pour m'empêcher de trahir le' parti...
i,'affaire chez les morts 169
JÉivÉMiE, — Guel malheur!... Mon Tié!... Mon Tié!...
DioGÈNE, allumant sa lanterne. — Je crois i[ue voici le moment de recommencer mes touilles...
Napoléon, haussant les épaules. — Tu l'iiercheras inutilement...
DioGÈxE. — Peut-être pas?... {Résigné.) El puis, faut l)ien faire son métier!...
Gavroche, LDlogène. — Alors, tu te carapates?...
DioGÈxE. — Oui... j'ai idée que, en allant...
Moïse, le coupant. — En allant au JhercliC'-Miti, du druferas Bico-uarl... c'est un homme !...
iJioGÈxE. — C'est pas le mien!...
( Iatuerlxe DE Médicis. — On a beaucoup crié contre moi dans l'histoire!... et pourtant
il y aurait une Saint-Barthélémy juive que je n'en serais pas autrement surprise...
Moïse. — Allons lonc!... elle est bien ponne, celle-là!... nus afons lé beuble atec nus, t'apord!... on a tuchurs lé beuble ai'ec soi guand on a té l'archent...
G.WROCHE. — A bas les Juifs!...
Danton. — C'est étonnant comme il a l'air d'être avec vous, le peuple!...
Moïse. — Eh! pien!... si nus ne Talons bas atec nus, nus nus basserons lé lui... nus afons dus les crands gorps té l'Etat !.. L'Atminisdration, la Machisdradure...
Lamoignon. — Nous verrons ea!...
Moïse. — Resde l'armée gui né nous abbardient bas engore, c'est frai!... mais il suvvit l'y meddre lé brix... et on l'y meddra...
Mayer IiOTscnujt premier du nom. — Ché
h" AFFAIRE CHEZ LES MORTS 171
fus brie, Moïsse, t'èdre moins avvirmadif i^'uant aux «uestions té brix...
Moïse, suivant son idée. — Tonc, nus achetions l'armée... blus gher gu'elle né faut, à cup sûr..,
Jeanne d'Arc. — Oh! le vilain Youtre!... {Elle gifle Moïse.)
Thomas Vireloque, ravi. — Bravo, la moukère!...
Moïse, montrant le poing. — Sales Vrançais ! . . .
Le baron Jacques de Pveinach, Judas, ('alvin, Cornélius Herz, Moïse, JÉRÉivnE et Joseph, de la citerne, ensemble. — Sales Français!... Sales Français!...
liOLAND, LE SERGENT HOFF, BaYARD, CaN- ROBERT, MaC-MaHON, BuGEAUD, GhARLEMAGNE, LE GRAND CoNDÉ, CaVAIGNAC, HoCHE, MaR-
172 LES IZOI.ÀTRES
cEAu, Napoléon, etc., etc., veulent se jeter sur le groupe dreyfusard. On les retient.
Thomas Vireloque, désolé. — Allons!...
bon!... V'ià qn' c'est ici comme en France, à c' rhenre!...
LES SARRIEUX ET LES TRARIEN
Aux Champs-Elysées.
AspAsiE, à Moïse qui replie un journal. — Quoi de nouveau là-haut?... Qu'est-ce qu'on dit à Paris?...
Moïse. — On lit gué la Féridéescen marche... {A Socrate, qui hausse les épaules.) Fui.., et fus n'afez bas besoin té hausser les ébaules, lieux lissolu!...
174 LES IZOLÀTllES
Calvin, radieux. — Ali!... il y a encore quelque chose d'heureux pour nous?...
Moïse. — Fui !... nionssié Drarieux a égril une leddre...
RoYER C4OLL.VRD. — Encore !...
Moïse. — Et monssié Sarrien est, dit-on, hessidant.,. ce qui feut tire qu'il nus est acquis !...
Talleyrand, les ijeux au ciel. — Et on appelle ça des ministres!...
Louis XIV. — Faut-il que ces Youpins soient puissants, tout de même!... Quand il s'agit d'un traître chrétien, on l'exécute violemment... sans scrupules...
Ganelon. — Certes !...
Louis XIV. — On le juge, on l'exécute et on le fait disparaître sans que personne ait l'idée de réclamer... Il peut y avoir, quanti il s'agit des chrétiens, des injustices... des
LES SARUIEUX ET LES ÏRARIEN 175
emprisonnements arbitraires ou illégaux...
Le Masque de fer. — A qui le dites-vous ! . . .
Louis XIV. — Parfaitement... Eh bien, on ne proteste pas !...
M"'* DE Staël, s' élançant brusquement vers le facteur qui apparaît. — Ah!... le courrier !... {Elle ouvre les journaux.)
M"' DE Maintexox. — Eh bien'^..
M""" de Staël, parcourant un journal. — Kh bien... monsieur Trarieux a écrit une lettre...
Muckingham, ahuri. — Une nouvelle ?...
M"'" de Staël. — Oui... une nouvelle...
(Ialvin, embête'. — Il écrit trop, cet animal-là !...
M. GuizoT. — Il tinira par gâterie métier...
Xapoléox. — La France court de grands dangers aux mains de tous ces hommes politiques...
17G LES IZOLÀTRES
Talleyraxd. — Pardon... de ces puliliciens... ce ([ui n'est pas la même chose!...
Le c.\rdin.\l Dubois. — J'entends mal la différence...
Le Régent. — Eh bien, par exemple, monsieur de Ghoiseul était un homme politique... le cardinal de Richelieu aussi, et monsieur Jules Ferry, et même monsieur de Buckiniiliam... Toi, lu étais un politicien...
L\ DUCHESSE DU M.\iNE. — N'y a-t-il dc^nc plus d'hommes politiques?...
DioGÈxE. — Nous avons encore monsieiu^ de Cavour... monsieur de Bismarck...
L.\ DUCHESSE DU Malne. — Mais non... je veux dire parmi les vivants?...
Le général Boulanger. — Il y a Constans, parmi les vivants ! . . .
M. DE T.\LLEYRAND. — Et Dupuv... Mais
LES SARRIEUX ET LES TRARIEN 177
lenez, vous, général, vous n'étiez pas fort, soit dit sans vous offenser?...
Le général Boulanger. — Aussi, pourquoi s'acharnait-on à faire de moi un conspii-ateur, alors que j'étais tout bonnement un amoureux?...
La dame aux caméll\s. — Vous aviez bien raison!... L'amour!... il n'y a encore que ça de jjon ! . . .
Fr.AxçoLS r '^ — Euh ! . . . Euh ! . .
Jeanne d'Arc. — Voilà Calvin et Moïse qui lisent les dépêches Havas, et qui ont l'air radieux... Ça doit être mauvais pour nous...
M"" DE LoNGUEViLLE, il Moïse QUI Tcvient en se frottant les mains. — Quelles sont les dernières nouvelles?...
Moïse. — Moussié Drarieux a égri une leddre. . . une leddre superpe ! . . .
La dam;: aux camélias. — En v'ià un rasoir!...
Calvin. — (Ja va bien!... ça va bien!... monsieur Sarrien- a décidé de soumettre le dossier Dreyfus à la commission d'examen...
M. DE MoRXY. — Pour une bêtise, c'en est une !... et une canaillerie aussi !...
M'"" DE Maintenon. — Mon Dieu, humainement parlant !...
M. DE MoRXY. — C'est ministériellement que je parle, Madame!... quand j'étais ministre, je...
Gambetta. — Ministre?... vous!... allons donc !... il n'y avait pas de ministres sous Badinguel... vous n'étiez que des commis !,.. que des avocats politiques en titre, chargés de plaider devant les Chambres serviles, en faveur de la fatale politique du gouvernement personnel...