‹ Les Jacobins peints par eux-mêmes. Histoire de la Société populaire et Montagnarde de ProvinsChapitre 16 sur 19 · DÉPARTEMENT DE SEINE-ET- MARNE · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENT DE SEINE-ET- MARNE

f;^'"^.'t-. Provins

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Sur le rapport fait au conseil général de la commission municipale provisoire de Provins par les commissaires nommés à cet effet, que le citoyen Simon-Étienne-Marie Siret, apoticaire, né le 25 décembre 1766, taille de cinq pieds et cinq pouces, cheveux et sourcils châtains, yeux bleus, bouche moyenne, nez (illisible), menton rond, front large, visage plein, qui demande un certificat de civisme, a subi les trois jours d'affiche présents et qu'à la pui de sa demande sont joint la quittance de sa contribution patriotique, celle de son imposition mobilière de l'année 1792 et années antérieures, ensemble le certifficat qui atteste que le citoyen Siret n'a point été compris sur la liste des émigrés de ce département, et que ses biens n'ont pas été mis en séquestre,

La commission, ouï le procureur de la commune, certiffie sous lattestation des citoyens Pierre Malvose et Jacques Lambert, tous deux demeurant en cette ville, que ledit citoyen Siret réside dans la République depuis

le 9 mars 179a sans interruption jusqu'à ce jour. Arrête et déclare que le présent lui est délivré pour certificat de résidence de civisme conformément aux lois des 3o janvier, 5 février et 19 juin de la présente année lequel certiffié a signé avec les certifliants.

Fait en la maison commune de Provins le 26" jour du 1" mois de l'an II de la République française une et indivisible.

Vu au Comité révolutionnaire de Provins, ce premier mois de l'an deuxième de la République française.

Prestation du serment constitutionnel par les prêtres

Extrait du registre de la municipalité de Vieux-Maison Sainte-Colombe, canton d' Angers, du dimanche 30 jan-. vier 1791.

L'an 1791, le dimanche 3o janvier, à l'issue de la messe, et sans sortir de l'autel, dans ses habits sacerdotaux, Edme-Estienne Saussier, prêtre, licencié en droit civil, et comme curé, et en même temps maire de cette paroisse, a en notre présence, officiers municipaux et toute la commune, prêté le serment décrété par l'Assemblée nationale en cette forme : Mes chers frères, pour vous donner l'exemple que je vous dois, soyez aujourd'hui témoins de mon obéissance à la loi. La main sur cet autel, où le Dieu de paix vient de descendre par mon ministaire (sic) et pour notre salut, je jure de veiller avec le plus grand soin sur les fidèles de cette paroisse qui mest confié, d'être fidèle à la nation, à la loy et au Roy et de maintenir de tout mon pouvoir la constitution décrétée par l'Assemblée nationnal et sanctionné par le

ANNEXE 3o3

Roy, ce dont et à sa réquisition nous lui donnons ici acte pour lui servir et valloir ce que de justice et de raison. Et avons signé lesdit jour et an que dessus.

Laplaige — Robin — Louis Vignot — Hublier et deux illisibles.

Je soussigné agent municipal de la commune de Vieux-Maison Sainte-Colombe, canton d'Augers, certifie que le présent extrait est entièrement conforme à l'original, en foi de quoi je lui ai délivré le présent pour lui servir et valloir ce que de justice et de raison. A Vieux-Maison, i3 nivôse an VI de la République.

Laplaige, agent.

Ce que coûtait en 1791 un bal donné par la ville de Provins

Nous, maire et échevins de la ville de Provins, mandons au sieur Juris, notaire et receveur des deniers patrimoniaux et d'octrois de la dite ville, de payer sur les deniers de sa recette au sieur Tribout, marchand limonadier en cette ville, la somme de 52 livres pour le prix de l\o bouteilles de vin et de l\o douzaines de gâteaux par lui fournis pour le public au bal donné par la ville à l'occasion de la convalescence du roy, le 25 mars dernier...

Fait en l'Hôtel de Ville de Provins le 6 avril 1791.

PftOVIGNY FOUREAU GaAÏTERY OpOIX.

et les autres.

Nous, maire et échevins mandons

de payer aux sieurs André, Jacques et Nicolas Bazille, Fraaçois Dagneau, Vignot, Bricquet, Pierre et Jean

Frou, tous musiciens de cette ville la somme

de 82 livres à raison de 4 livres chacun pour les frais de

3o4 LES JACOBINS PEINTS PAR EUX-MÊMES

la musique du bal donne par la ville le 2 5 du présent mois à l'occasion de la convalescence du Roy.

Fait en l'Hôtel de Ville de Provins le 28 mars 1791.

(Les mêmes signataires.) En observation marginale : — La dite somme payable sans quittances, en ce qui concerne Jacques et Nicolas liazille, Dagneau, Vignot, Pierre et Jean Frou, lesquels ne savent pas écrire.

Ce que coûtait un volontaire national

Etat des effets fournis par la municipalité de Balloy au citoyen Louis Rousseau, volontaire national.

livres sols cl.

1" Un babit, veste et deux culottes. . . 129 8 3

2" Trois cbemises 24

3" Un cliapeau 7

4" Deux paires de bas 10

5" Deux paires de guêtres 11 8 6

G" Deux paires de souliers 18

7° Deux cols 2 33

8" Trois brosses i

9" Deux piques 1

10" Un sac de peau 18

II" Un sac de toile . 6 8

12" Une giberne 8

i3" Pour le compte de Rousseau, depuis le 12 marsjusques et y compris le i4 avril, soit 34 jours à quinze sols

par jour 25 10

Total 261 18 »

Cet étal s'applique à tous les volontaires nationaux.

ANNEXE 3o5

Comité des subsistances

départeme:st de seine-et-m arue

Adminisirailon municipale de Provins

Extrait de la loi du 22 brumaire an IV qui ordonne le prélèvement de deux cent cinquante mille quintaux de grains en nature, à compte de la contribution foncière.

Article 5. Tout contribuable en retard de fournir son contingent sera mis en arrestation par le juge de paix du canton sur l'indication de l'agent ou des officiers municipaux et puni d'un emprisonnement de six mois et de la confiscation de ses grains battus et non battus.

Pour extrait.

Curé.

Nous, membres de l'administration municipale de Provins, en exécution de la loy du 22 brumaire dernier et en vertu des ordres qui nous ont été adressés par le département de Seine-et-Marne et le citoyen Léonard Bourdon, commissaire du gouvernement en cette partie, sommons au nom de la loy le citoyen Michaud, fermier et meunier du moulin Ayoul, de fournir et livrer au magasin national établi en cette commune maison de la ci-devant congrégation, et ce sous trois jours pour tout délai, la quantité de quinze quintaux de grains...

Déclarons audit citoyen Michaud que, faute d'obéissance à la présente sommation, il sera puni des peines prononcées par les articles 5 et 6 de la loy.

Fait en administration municipale le 4 frimaire an IV de la République.

PiCON ROUSSELET — GoLIN.

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