ACTE II, SCÈNE VI
Ce que ma bourse en poil de chèvre contient d'or... iMais si nous rencontrons la femme d'un des nôtres... Malheur!...
LORD FINGALL.
Mes sentiments, sans doute, sont les vôtres... Mais forcer un logis, exposer aux affronts Une femme!...
DONALD
Gordon et moi, nous suffirons.
Ne venez pas, rnilord, si la chose vous peine... Nous n'agirons pas seuls, du reste, car j'emmène Un compagnon, pour être, alors qu'il le faudra, Le seul témoin qu'ici nul ne récusera.
LORD FINGALL.
Qui>
DONALD
Venez ; vous verrez... Mais, Gordon, l'heure presse, Et le Prince doit être auprès de sa maîtresse. A l'action ! Je pars pour chercher mon témoin. Toi, cours vite au faubourg, et là, guette avec soin. Va. je ne serai pas longtemps sans te rejoindre.
A lord Fingallé Adieu!
Donald et Gordon sortent de deux côtés dijférents.
6o LES JACOBITES
LORD PINCALL.
Leur violence, avec moi, sera moindre.
Suivons-les... C'est encor le parti le meilleur, Et je pourrai peut-être empêcher un m.alheur.
// suit Gordon de Glencoé.
SCÈU^E VII
MARIE, seule.
Cettefemmeestperdue !...Ehbien,tantmieux !... Oui, certe!
Mais elle entraîne aussi le Prince dans sa perte...
Ces hommes irrités, quand ils la surprendront.
Détesteront le Prince et l'abandonneront. ..
Et lord Fingall, qui tout-à-l'heure va connaître
Sa honte!... Oh! c'est affreux! Il frappera peut-être!...
Courons, devançons-les !... Mais elle sera là,
Cette femme ! . . . N'importe ! à tour prix, sauvons-la !
Elle sort en courant.