‹ Les Jacobites; drame en cinq actes en vers, représenté pour la première fois sur le théatre national de l'Odéon, le 21 novembre 1885Chapitre 61 sur 80 · ACTE IV, SCÈNE VII I OÇ · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII I OÇ

LE PRINCE

Bien! j'y vais...

// monte r escalier.

Puissé-je dormir là, sans rêves trop mauvais I // entre dans la chambre haute.

SCÈV^E VII JOÉ, puis RUTH et Lord FINGALL,

JOÉ, seul.

Il chante :

Le ciel est tout noir,

Noir comme de l'encre.

L'hôtesse, bonsoir!

Il faut lever l'ancre.

J'entends les mouettes crier,

Ohé!

Cargue le foc et le hunier.

Les vents sont du nord.

Le bateau qui roule Embarque à tribord Un paquet de houle.

Prenons garde de nous noyer, Ohél

Cargue le foc et le hunier.

ilO LES JACOBITES

Un peu avant la fin de la chanson, Ruth est sortie de la chambre haute et a descendu Vescalier.

LORD FiNGALLj Sortant de sa chambre.

Eh bien ! ces coups de feu, ma bonne Ruth, qu'était-ce?

RUTH

Milord, on poursuivait le Prince...

LORD FINGALL.

Son Altesse!

^ RUTH

II a pu s'échapper, il est caché là-haut.

LORD FINGALL.

Ici!... Quoi?... Sur ma terre... II est mon hôte... Il faut Secouer ma douleur... Car ceci me regarde. Je dois veiller moi-même et faire bonne garde... Et comment est le Prince ?

RUTH

Hélas! toujours charmant, Malgré sa pauvre mine et son déguisement. Oh ! cher Prince pour qui le destin fut si rude I II vient de s'endormir, brisé de lassitude.

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