‹ Les Jansénistes du XVIIe siècle [microform]Chapitre 134 sur 217 · Fontaine, Memoires, t. iv, p · texte numérisé non relu

Fontaine, Memoires, t. iv, p

3. (Euvres chomes de Sainl-Evremon'J. etc., par Gh.Gidel, p. 143.

M. Arnauld On aura peine a le crolre dans les siecles h venir ! s'ecrie M. Fontaine que Messieurs de Saint-Sulpice oserent refuser 1'absolution. M. Sainte-Beuve, qui suit fidelement M. du Fosse (J), raconte ainsi la chose : M. de Liancourt s'6tant presente, le 31 Janvier 1655, a un M. Picot6, pretre de sa paroisse et son coniesseur ordinaire, il ne put recevoir 1'absolution. II venait d'achever sa confession detaille, et attendait la parole du pretre, quand celui-ci dit : Vous ne me parlez point d'une chose de consequence, qui est que vous avez chez vous un janseniste, un he>6tique ; vous ne me parlez point non plus d'une petite fllle que vous faites 61ever a Port-Royal, et du commerce que vous avez avec ces Messieurs. Le confesseur exigeant un mea culpa la-dessus, et parlant meme de retractation publique, le penitent ne put se resoudre d'aucune maniere a s'en accuser, et ii sortit paisiblement du confessionnal (2).

M. du Fosse a gare M. Sainte-Beuve, qui prodigue ses fines railleries a M. Picote\ a M. Oiier, a M. Yincent de Paul et a toutela respectable famille de ces doux. Us n'eurent jamais, dit-il, a 1'egard cles notres que du miel aigri. Ge n'est pas du miel aigri que ces doux eurentpour lesJansenistes, mais un saint zele, ennemi de toute lache complaisance. Ces doux donnerent plus d'une fois des legons de fermete pastorale aux forts du bienheureux Desert. C'est ce qui arriva pour M. de Liancourt. Le due s'etait tenu dans ses terres depuis la bulle, un peu embarrasse, a ce qu'on pretend, d'un engagement qu'il avait clonne par ecrit a M. Olier de se soumettre des que le pape aurait parle. En 1653, il retournadans son hotel a Paris. II y avait pres de quinze ans que sa femme et lui se confessaient a un pretre de la paroisse, nomme Charles Picote (3),

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