‹ Les Jansénistes du XVIIe siècle [microform]Chapitre 176 sur 217 · Voir la belle etude de M. Cousin sur Pascal, Preface · texte numérisé non relu

Voir la belle etude de M. Cousin sur Pascal, Preface

propos les plus outrageants au sujet des desordres de la cour de Rome ; nous 1'avons entendue, apres la Bulle d'Innocent X, parler de la corruption de cette cour, et, a l'poque de la dispersion des solitaires, de Veau du Tibre qui devait les submerger. Quand le papeet les 6veques eurent ordonn6 la signature du formulaire, elle institua des prieres publiques pour demander le triomphe de la doctrine condamn6e ; elle fit faire une neuvaine de processions ou elle-meme porta la croix ; elle encouragea ses filles a la resistance. Je crois qu'on pleure, leur disait-elle, en voyant leurs alarmes ; allez, mes filles, vous rtavez point de foi. Qu'est-ce que tout cela ? Ce ne sont que des mouches. Esperez en Dieu et ne craignez rien. Tout irabien. Elle rendille dernier soupir (Gaotit 1661) enas.surant a ses religieuses que dans 1'autre monde elle travaillerait comme il faut a leurs affaires. M. Fontaine appelle la mere Angelique martyre de la verlte et lui adresse cette priere :

Etoile de ces derniers temps, que Dieu a fait briller dans son Eglise, que votre lumiere ne nous soit pas inutile ! Jetez du ciel des regards favorables sur ceux qui ont eu le bonheur de vous connaitre et d'etre houores de votre affection. Je suis le dernier d'entre eux, mais que le parfum de votre charite coule jusqu'aux franges clu vetement. MOD ame demeure fortement attachee a vous. J'ai deja ressenti les effets de votre assistance : j'espere que vous me la continuerez jusqu'au bout (L).

Hermant, chanoinedeBeauvais,queDom Glemencet appelle, pour cela sans doute, un des plus grands homines du xvn siecle, dclarait que la tres-chere et tres sainte mere avail ete la fiile des saints eveques et des saints abbes, la mere des merges et des abbesses, le modeie et la consolation des docteurs.

Mais, poursuit ce grave historien, la saintete de la mere est etablie sur des temoignages plus forts que ceux des homines, c'est-a-diro sur celui de Dieu meme, qui 1'a fait connaitre en accordant a sa foi et a ses prieres, lorsqu'elle vivait, des guerisons miraculeuses, et en faisant apres sa mort, par son intercession, plusieurs prodiges dos plus eclatants. Combien y a-t-il de saints et de saintes, que Ton honore

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