Letlres ck la mere Agn&i Arnault, t. u, letdv ccLxvr
guait avec I'eveque d'Aleth, a qui il etait fort attache, pour empecher la signature du formulaire, et faire une cabale d'eveques pour 1'opposer a ceux des deux dernieres Assemblies, et qu'on ne lui parlat point de lui. A cette rSponse, le marechal 6crivit a son frere d'un ton assez aigu, lui reprochant de gater ses affaires et celles de sa famille par son attachement a. Port- Royal et lui disant que s'il ne s'aidait lui-meme on ne pourrait pas le servir. L'eveque de Gomminges, qui avait de 1'esprit, touche de ces remontrances, vint a Toulouse sur la fin de l'6te 1652, sous pretexte de quelques affaires de son diocese, mais en effet pour y chercher par le moyen des jesuites une voie d'accommodement ; il s'en expliqua au president de Miremont, son ami, qui 1'etait aussi du P. Ferrier, professeur de the'ologie an college des j6suites. Apres avoir arret6 un plan avec le preLai, le president fut voir le reverend Pere ; il amena la conversation sur les controverses religieuses du temps, et lui demanda si c'etait une affaire oil il n'y eut aucune apparence d'accommodement. Le Pere lui reponditqu'un accommodement lui paraissait difficile, Cependant, apres plusieurs discours, M. de Miremont fitagr6erau r6v6rendPere d'avoir une entrevue a ce sujet avec Feveque de Comminges, qui se trouvait par hasard a Toulouse depuis quelques jours. Ge n'e"tait pas sans calcul qu'il s'6tait adresse au P. Ferrier. II le savait lie d'une 6troite amitie avec le P. Annat, confesseur du roi. Et ils ne doutaient point que les conferences commencees a Toulouse ne fussent continuees a Paris, ce que souhaitait fort 1'eveque, qui cherchait a se produire. Le P. Ferrier et M. de Ghoiseul, amenes a la maison de campagne du president, trouverent plusieurs expedients a proposer a Messieurs de Port- Royal et a leurs adversaires pour amenerune conciliation. Ils en ecrivirent Tun au P. Annat et 1'autre a ses amis de Paris. De part et d'autre les reponses furent favorables. Ils demanderent alors et obtinrent la permission de venir a Paris et d'ouvrir des negociations avec les principaux jans&aistes (1). M. Sainte-Beuve se demande quel peut etre le dessein r6el qu'on eut a Torigine de cette affaire et il se fait et se fait faire toutes sortes de reponses. Le P. Rapin lui aurait indiqu6 le but que chacun poursuivait. Le P. Ferrier. loin do songer a