‹ Les Jansénistes du XVIIe siècle [microform]Chapitre 4 sur 217 · Journal de I'Estoile, fevrier · texte numérisé non relu

Journal de I'Estoile, fevrier

Eloquent que son beau-pere, dont le cardinal Duperron vantail la voix fort 6mouvanie^ et, comme son beau-pere, plus Eloquent que pieux. II plaida en 1594 centre les J6suites, non pas au nom de FUniversite" de Paris, ainsi que le raconte M. Sainte-Beuve, mais au nom du recteur Jacques d'Amboise, que la Sorbonne, les Faculte"s des arts et de m6decine desavouaient (1). II dSploya ce que son fils, M. d'Andilly, nomme les mattresses voiles de 1'eloquence, dans une longue barangue oii 1'apostrophe et le poing tendu ne cessent pas (2). II appela les Jesuites voleurs, corrupteurs de la jeunesse, assassins des rois, ennemis conjures de cet Etat, pesles des republiques, perturbateurs du repos public ; entra aux preuves de tout cela sur des Memoires qu'on lui avail bailies, qui sont Memoires d'avoeats, qui ne sont pas toujours bien certains (3). Ces bons sentiments a 1'endroit des RR. PP. ne sortiront pas de la famille, ni les Memoires non plus. Le docteur Arnauld y prendra la lourcle charge de ses pamphlets ; on les pretera a Pascal, lequel y empoisonnera les Heches legeres des Provinciates. La violence de maitre Arnauld fut blamee m&me de ce.ux qui soithaitaient tons les Jesuites aux Indes a convertir les infideies (4), et il fallut le criminel attentat dc Chatel pour faire expulser la c61ebre compagnie. Lorsque Henri IV songea a la retablir, 1'opiniatre avocat revint a la

1. Yoye/ Histoire de laLic/ue, par Y. de Chaletnberl, t. II, p. 305, 1. Port-Royal, par Sainte-Beuve, t. I, p, 70.

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