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Photos P. d'Aujee. GROUPE D'ENFANTS Allée d'Eau Bronze (1688) d'après Mazeline (1678)
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GROUPE D'ENFANTS Allée d'Eau Bronze (1688) d'après Buirette (1678)
GROUPE D'ENFANTS Allée d'Eau Bronze (1688) d'après Buirette (1678)
Statue, également copiée de l’antique par Lespingola, représenterait, sous une forme pleine de noblesse, cette
Thotos P, d'Aujec.
GROUPE D'ENFANTS Allée d'Eau
Bronze (1688) d'après Le Hongre (1670)
Bérénice, fille du roi de Judée, qui aima son frère Agrippa et dont la beauté troubla Titus lui-même. Les anciens visiteurs se plaisaient à saluer en cette image une des héroïnes du théâtre de Racine.
Au centre, un groupe célèbre, placé en cet endroit en 1702 seulement, figure la « Renommée du Roi $, sous la forme d’une femme qui écrit la vie de Louis XIV dans le livre de l'Histoire, soutenu par le Temps.
Le Temps est un vieillard agenouillé, à longue barbe, écrasé sous le poids des tablettes. La Renommée a les ailes déployées, les yeux au ciel, l'air inspiré.
GROUPE D'ENFANTS Allée d'Eau Bronze (1688) d'après Maseline (1678)
PROJET DE FONTAINE ARCHITECTURALE ENCADRANT UNE STATUE DU ROI LOUIS XIV
Dessin de l'atelier de Mansart
Sur sa tête petite, les cheveux se relèvent, noués audessus des bandeaux. Sa main gauche retient le portrait de Louis XIV ; ce sont bien les traits du monarque avec son long nez accentuant le profil et la lourde perruque bouclée qui encadre son visage. Mais tout a été refait sous la Restauration, le médaillon original, dû à Girardon, ayant été gratté en 1792, à l'époque où l'autorité révolutionnaire poursuivait et cherchait à proscrire de l’art les effigies royales. La jeune Renommée foule aux pieds l’'Envie, dont le masque expressif est d’une vivante réalité ; celle-ci, d’une main décharnée, tire l’historienne par la robe pour l'empêcher d'écrire et déchire de ses dents un cœur qu'elle tient dans l’autre main. Parmi les trophées du socle, on remarque les médailles d'Alexandre, de César, de Trajan, les émules et les modèles du jeune monarque français, à l'époque où il commandait en Italie, par les soins de Colbert, le marbre monumental destiné à représenter sa gloire.
Ce groupe, dont le dessin était de Le Brun, fut exécuté à Rome et achevé en 1686 par Domenico Guidi, un des meilleurs sculpteurs de l'Italie du seicento. L'ouvrage est, à coup sûr, important ; mais la composition reste lourde et massive; elle
« tourne 5» médiocrement; elle est même un peu confuse et manque de cette simplicité harmonieuse que les sculpteurs français de la même époque savaient mettre dans leurs œuvres allégoriques. Un tel marbre et aussi la fameuse statue équestre du Bernin, reléguée par le goût choqué de Louis XIV à l'extrémité de la pièce d’eau des Suisses, fournissent la meilleure comparaison et la plus instructive, et laissent juger dans quelles conditions « le sceptre des arts », comme on disait alors, fut arraché à l'Italie par la France de ce temps.
Au midi du Bassin de Neptune, de chaque côté de l'Allée d'Eau, se trouvaient le bosquet des Trois Fontaines et celui de l'Arc de Triomphe. Le premier, qu'animaient des chutes d’eau obtenues par la pente du terrain, est aujourd’hui entièrement détruit; le second a gardé bien peu de chose des magnificences qui le rendaient fameux au temps de Louis XIV.
Il tirait son nom d’un arc tout en ferronnerie dorée, élevé à la renommée de Louis XIV, qui rappelait, dans les jardins de Versailles, l’arc de triomphe de la porte Saint-Antoine à Paris. Cette œuvre d'architecture était formée de trois portiques, qui faisaient aux eaux jail-