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LE CHAR DE NEPTUNE ET L'AMPHITRITE

Dessin à la sanguine, par Bouchardon

d'Eau, qui a disparu en 1704 et dont rien, à la surface du sol, ne rappelle le souvenir. Quelques antiques, comme les fouilles d'Italie en ont tant donné, médiocres débris rongés de mousse, achèvent de périr aux angles des charmilles; ce ne sont point, par bonheur, des œuvres de prix. Une aimable petite Minerve enfant, due au sculpteur Bertin, et qu’on apercevait des bords du Bassin de Flore, méritait naguère de retenir l’attention, avant qu'il fût devenu nécessaire de la mettre à l'abri des mutilations.

On rencontre encore, placé de nos jours dans l’allée circulaire, un Apollon du dernier des Coustou, Guillaume le fils. L’élégance réelle du jeune dieu, représenté en inspirateur des arts, n'est pas exempte de mièvrerie. Que nous sommes loin du type composé par Girardon et qui atteignait à la noblesse de l’Apollon du Belvédère ! Ce marbre, signé simplement Coustou 1753, n'a d’ailleurs rien à voir avec la décoration ancienne de Versailles. Il était, en dernier lieu, à Saint- Cloud, et c’est, apparemment, l'Apollon que Madame de

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Pompadour avait commandé à l'artiste pour ses bosquets de Bellevue.

La fontaine voisine, nommée l'Obélisque, occupe un vaste espace géométriquement découpé et entouré d'arbres magnifiques. On y vit jusqu’en 1704 le bosquet de la Salle des Festins ou Salle du Conseil, composition assez bizarre faite de gazon et de ces étroits canaux nommés « goulettes », dont l'entretien était

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