LE BOSQUET DES BAINS D'APOLLON VERS
Estampe de J, Rigaud, montrant la disposition des groupes sous des baldaquins dorés, telle qu'elle fut de 1705 à 1775
AT EPRNE
Les tableaux anciens, les estampes, les dessins de jardinage de l'époque nous apprennent clairement que les dimensions actuelles des ifs de Versailles, qu'on respecte comme traditionnelles, n'ont pu être tolérées qu'à l'état d'exception. Pour ce qui est du Païterre de Latone, les vues du recueil de Demortain, aussi bien que celles de Rigaud, montrent toujours des arbustes élégants, développés plutôt en hauteur et surtout de
proportions restreintes, n’écrasant point, comme le font ceux d'aujourd'hui, le décor sculptural.
S'il faut une preuve matérielle pour justifier cette critique, n'est-elle pas fournie par les ifs qui terminent chaque rangée à la hauteur du Parterre d'Eau ? A côté d'eux sont les grands vases de Dugoulon et de Drouilly. Ces beaux marbres sont entourés et comme étreints par le feuillage démesurément développé; au lieu de
A een rends ne 1.