INO, DÉESSE MARINE
3osquet des Dômes
Marbre de Rayot
fameuses, et ce que les générations anciennes en ont si longtemps pensé.
Le premier groupe était connu comme celui de Papirius et sa mère, copié par Martin Carlier d’un antique de la Villa Ludovisi. Les visiteurs ont toujours eu besoin d’une explication pour s'intéresser à cette œuvre sans grande expression et, de plus, fâcheusement transportée, au xIx° siècle, sur un piédestal trop large pour elle.
Elle représente une femme penchée sur un enfant, et l’on voyait en elle l'épouse du sénateur Papirius, questionnant son fils, suivant un récit d’Aulu-Gelle.
L’adolescent hésite : il revient du Sénat, où il assistait
à la séance avec son père, et le sujet qu’on a traité doit être tenu secret. La mère insiste et l'enfant s’en tire par un mensonge : « On a délibéré, dit-il, sur ce point : Serait-il plus important à la République de donner deux femmes à un mari que de donner deux maris à une femme? 5 Ce fut un amusant tumulte parmi les matrones romaines; les sénateurs en rirent et, pour récompenser la discrétion du jeune Papirius, déclarèrent qu'il serait le seul enfant ayant ses entrées au Sénat.
L'’anecdote, que se répétait le xvi® siècle, n’a rien à voir avec le marbre Ludovisi, aujourd’hui au Musée
des Thermes à Rome. Ce morceau, qu'on attribue à l'époque d’Auguste, et qui est signé de Ménélaos, représente tout simplement la scène funéraire traditionnelle, analogue à celle qu’on retrouve sur un si grand nombre de stèles attiques.
Le deuxième groupe est le Laocoon. Bien que toutes les copies du célèbre morceau rhodien restent loin de l'original du Vatican, celle de Tubi, placée d'abord à Trianon, peut compter parmi les meilleures. Dans les replis des deux serpents marins, le prêtre Laocoon et ses deux fils, sur l’autel même où ils sacrifiaient, luttent contre les deux monstres envoyés