‹ Les jardins de VersaillesChapitre 87 sur 143 · DÔMES VERS · texte numérisé non relu

DÔMES VERS

Estampe de J. Rigaud

par Apollon. Ce marbre n'offre ici d’autre intérêt que d’être d’un ciseau du xvie siècle.

François Lespingola est l'auteur du suivant, que l’on croyait un groupe romain, et que l’on désignait comme celui de Pœtus et Arria. On admirait le mouvement du Romain enfonçant l'épée dans sa poitrine, tandis que de l'autre main il soutient Arria, sa femme, affaissée et morte d’avoir essayé l'arme sur elle-même. « Poœtus ! » a-t-elle dit en expirant, pour encourager le condamné, « cela ne fait pas de mal. »

Nous savons aujourd'hui que l'antique copié pour le Roi « dans la vigne Ludovisio », et qui est maintenant au Musée des Thermes, est un marbre exécuté en Asie Mineure et appartenant à l’école de Pergame. Il représente un Gaulois et une Gauloise, pendant une

déroute infligée par les Grecs aux envahisseurs barbares ; plutôt que d'abandonner à l'ennemi sa femme vivante, le Gaulois lui a donné le coup mortel et se frappe à son tour en jetant au vainqueur un regard de défi.

Le prétendu Gladiateur mourant, du Capitole, est aussi, comme on sait, un Gaulois, et provient de la même origine que le groupe Ludovisi ; on veut même voir en ces marbres des reproductions de bronzes perdus de l’ex-voto monumental d’Attale, roi de Pergame. Louis XIV eût été fort surpris d'apprendre qu'il introduisait en ses jardins des images commémoratives de très anciennes défaites nationales.

Le quatrième groupe est celui que l’on nomme Castor et Pollux. Coyzevox a signé sa copie et l'a datée de 1712. Les guides font remarquer la beauté des

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