L’AURORE JETANT DES FLEURS
Bosquet des Dômes
Marbre exécuté par Magnier en 1704 P 5 7
adolescents nus et couronnés de fleurs qui sacrifient à la Terre. Sur l'autel enguirlandé, Pollux a posé une torche allumée et en tient une autre sur son épaule; Castor a l’encens dans la main gauche, et, de son bras droit, enlace tendrement son frère. La Terre serait représentée sous la forme d’une femme présentant un œuf, signe de sa | fécondité ou symbole de la génération des enfants de Léda. Winckelmann rejetait déjà ces diverses suppositions et pensait voir ici Oreste et Pylade.
L'archéologie moderne a diminué l'intérêt de ce groupe du Musée du Prado, en constatant que les attributs sont des restaurations arbitraires et que les jeunes gens ne peuvent être désignés. C’est un pastiche de basse époque, composé de modèles connus dans Part antique : le jeune homme de droite est une réplique affadie d’un type d'athlète de Polyclète; celui de gauche rappelle certaines statues praxitéliennes. Quant à la figure archaïsante de Coré, qu'on a prise pour la Terre, elle semble indiquer un sacrifice offert aux divinités souterraines. On ne connaît plus le morceau désormais que sous le nom de « groupe de San lidefonso 5, du château royal d'Espagne où il fut autrefois CONServé.
Le marbre de Coyzevox est le seul de ceux de la demi-lune qui soit demeuré en place depuis l'époque de Louis XIV. Celui de Lespingola à été changé de côté; il occupait le piédestal qui porte aujourd'hui le groupe du :
pseudo-Papirius. A la place 5 du Laocoon et des deux
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Photo l d'A. LE TERME D'HERCULE Gaulois se trouvaient, à l’o- Parterre de Latone FRA En. P M MP rigine, les chefs-d'œuvre de
Puget, qui ont été transportés au Louvre au siècle dernier : le Persée délivrant Andromède et le Milon de Crotone.
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Ces morceaux étaient réputés parmi les plus beaux de Versailles. Louis XIV les montrait aux visiteurs avec une prédilection particulière. Le Milon est daté de 1682 sur le marbre: le Persée, de 1684. Ce dernier groupe, payé 15,009 livres, était arrivé par mer de Marseille au Havre en 1683, et avait été installé aussitôt sur le piédestal de droite. Le Milon, placé à gauche, figure sur le tableau d'Hubert Robert, où l'on voit la Reine Marie-Antoinette en promenade à l'entrée de l’Al'ée Royale.
On n'aurait pas une idée complète des richesses sculpturales des jardins de Versailles, si l’on n'y rétablissait par la pensée les admirables
groupes du maître marseillais. Le siècle qui les y posa savait qu'il y | amenait des chefs-d'œuvre. Les connaisseurs discutaient seulement leurs préférences ; « le feu Roi s, raconte un d'eux sous la Régence, & paraissait pencher pour Milon s. On s’accordait à rendre hommage à la noblesse du caractère de Puget, qui lui avait fait repousser les offres de Louis XIV, ainsi que celles de la République de Gênes : « Le Roi ayant su qu'il avait fait deux
merveilleux groupes de marbre, les !