Testament de Charles Bontemps, G juin i
« Je fais et institue mon héritier universel le collège et maison des RR. PP. Jésuites de Metz aux charges et conditions portées en ce mien testament, et en mes codiciles ou mémoires, si aucuns se trouvent écrits ou souscrits de ma main, alin que je contribue quelque peu au grand fruit que la ville de Metz et tout le pays doit attendre de l'érection et accroissement de cette sainte maison et que ces bons Pères enrôlés en la Compagnie et sous les drapeaux de mon bon et souverain prince Jésus m'assistent auprès de lui par leurs sacrifices cl leurs prières, que j'implore de tout
NOTES (i8, 19, 20, 21) 335
mon cœur, ce que je suis assuré que leur L;rande charité ne me déniera pas. »
«Je supplie en outie le lvc\ ci ciidissinie l'ère Génei'al de la (Compagnie, qu'en considération de cette petite gratification, il lui plaise ordonner, si toutefois il le trouve ainsi raisonnable et qu'il le puisse sans faire brèche aux règles et statuts de la même Compagnie, que le collège de Metz emploiera à perpétuité deux cents francs messins, en missions, pour quelque village du chapitre de cette cathédrale pour Tinstruction spirituelle de ceux qvii les habitent. »
Le R. P. Miitio Vitellcsclii, Général de la Compagnie, donna le 17 octobre iG3(), son appi-obation à la fondation des missions.
(Archives de la Pré/. Fonds G.).
En janvier it)38. Lettres patentes de Louis XIV pour faire jouir le collège de Metz de la terre d'Outremont en Lorraine.
[Arch. de la Préf. Fonds G. 175-17.S).
K). '(Que depuis vingt-deux ans qu'il a plu à V. M. d'établir les Jésuites en ladite ville, ils n'ont point encore trouvé moven de s'v bastir une église où ils puissent exercer au moins passablement leurs fonctions ordinaires dans l'administration des Sacrements et la prédication de la parole de Dieu, n'avant même pour le ]irésent, qu'une chambre haute qui leur sert de chapelle, où il y a une cheminée et où l'on ne peut s'y assembler qu'en y montant avec beaucoup d'incommodité. . . D'ailleurs, dans un quartier de la ville qu'on appelle la rue de la Chèvre, il y a un temple dont ceux de la R. P. R. se sont voulu servir autrefois pour y faire leurs assemblées qui est maintenant inutile et déserté. . . et sans que ceux de la R. P. R. puissent s'en formaliser, attendu que ce bâtiment étant condamné par autorité royale et qu'ils en ont une autre. . . »
{Arch. Pr. Fonds G.).
20. A la suite de cette cérémonie, une expertise eut lieu pour estimer la valeur des immeubles cédés aux Jésuites. Le temple fut évalué à 5740 livres et la maison attenante occupée par le Ministre La Cloche à i4r)4 livres. Le Roi se chargea de solder cette dépense.
{Arch. Pr. Fonds G.).
2 I . De par le l^ov. Sur la remontrance qui nous a été faicte que les Itères Jésuites de notre ville de Metz estaient en grande nécessite et qu'ils avaient beaucoup de peine à continuer leur collège. Nous avons, de l'advis de la Revue régente, notre très honorée Dame et
Mère, ordonné et ordonnons à Mathelin Derlon et P>ançois Modéra, gardes et contrôleurs de nos magasins à bled en nostre ville de Metz, de délivrer à chascun des religieux dudict collège une double ration de pain par jour à commencer du jour des présentes, et ce, jusqu'à nouvel ordre, pour subvenir à leur subsistance. Toutes lesquelles rations de pain seront passées et allouées aux dicts Derlon et Modéra, à la reddition de leurs comptes, en rapportant certificat du P. Recteur dudict collège.
(Arch. Préf. Fonds G.).
Au Maréchal de Schomberg. Mon cousin, les Pères Jésuites de ma ville de Metz se trouvent réduits à une grande nécessité ciepuis la guerre, à cause de leurs métairies entièrement bruslées par les ennemys et ensuite leurs rentes perdues. Pour obvier à la trop grande nécessité qui les pouriait obliger à fermei- leur collège, avec perte du bien public et nommément de la jeunesse catholique qui manquant d'instruction serait en danger au milieu de l'hérésie, désirant les faire subsister, je vous escris cellecy, par l'advis de la Reine Régente, Madame ma Mère, pour vous dire que vous ayez a leur faire délivrer une aumosne de soixante rézeaux de froment pris aux magasins de madite ville de Metz pour l'année présente et à continuer les années suivantes, tant qu'ils seront en nécessité. A quoy m'asseurant que vous ne manquerez selon mon intention, je prie Dieu, qu'il vous ayt, mon Cousin, en sa saincte garde. Louis.
' {Arch. Pr.).
Remise des rentes annuelles sur la terre d'Outremont de 1034 à 1647 de i()S quartes de bled froment que nous donnons aux Pères .lésuites, en considération des misères des temps et désirant coopérer au bien public par l'instruction qu'ils donnent à la jeunesse, dans la foi et les bonnes mœurs, comme aussi de participer à leurs prières et les voir fructifier au milieu «.le l'hérésie, 24 JLiillet 1G47. Françoise d'Haraucourt, abliesse de St-Pierre.
{Arch. Pr. Fonds G. 4).
22. Neanias martyr, sivc Procopiiis. Trjf^tvdia dahitiir a selectis Coll. Met. S../, rhc'torihiis, /'••' .'iept. i 054.
J^cr.'ionniif^c.'i :
Neanias, martyr sive Procopius : François Fsticnne, Metensis.
(François Fstienne d'Augnv devint (conseiller au Parlement de Metz et mourut doven de cette compagnie le 20 janvier 1704).
Theodosia, mater Neaniœ : Carohis de Repaire, Lemovix. BÉRÉNICE, Neani;v soror : Pclriis Jjcqiie, Metensis. Phu-etas, amicus Neanife : Carolus de St-Reviy, Metensis (Charles Hue de St-Remy, écuyer, Sr de Gras et Voickrange devint ofHcier).
JusTus, prœfectus Ga^sarea; : Charles Pontet, Metensis, devint
Gonseiller cchcvin de l'Hôtel de Ville de Metz. Faustinianus, tilius Justi : Gabriel Bédacier, Turonensis, neveu de dom Pierre P.édacier, Evêque d'Aost, sudi-agant de l'Evêque de Metz et Gonseiller d'honneur au Parlement. Centurionhs Lysias : Carolus Letnoyne, Gatalaunensis. Antiochus : Arnaldus Mamiel, Metensis.
Nicostratus : Ludovicus Bertrand, Metensis, devint secrétaire de la ville, Gonseiller du Roi et trésorier des finances en la généralité de Metz.
Antimachus : Philippus Durand, Metensis, né if^îj, mort jeune, frère de Durand de DistroflF, tige des Durand de Tichémont, de Lançon, de Villers, de Laubrussel et d'Aunoux.
DoRYPHORi : Joannes Lacour, Metensis.
Jacobus Isbert, Metensis.
La tragédie fut suivie d'un ballet intitulé : La Victoire de Thémis sur ses ennemis.
ire partie : Thémis déplore l'état où ses ennemis l'ont réduite. 2e » Elle est environnée et serait contrainte à se rendre,
3e » Si deux génies venant à son secours ne la vengeaient
de ses ennemis.
Ges deux génies sont le génie du Maréchal de Schomberg et celui du Lieutenant général.
Personnages :
Thémis : Philippe Des/orges, de Metz.
L'ambition : Charles de la Vallée, de Toul (Charles Christophe de la Vallée de Pimodan devint, comme l'était son père, lieutenant de roi au Gouvernement de Toul et grand bailli de cette ville.
La faveur : Charles Hue de Saint-Remy devint lieutenant général au bailliage de Thionville.
L'intérêt : Etienne Julien, de Metz, était en 1670 notaire et procureur au bailliage de Metz.
Le génie de Mgr le Maréchal : Henri de Haraucourt de Chain-
bley, neveu du doyen et princier du chapitre de la Cathédrale.
Le (iÉNiiî DR M. i.F. Lieutenant général : Antoine Mangeât, d'Ars.
23. Leslœns sire a}nor catholicus, tragœdia dabitur in theatrum a selectis rhetoribits Coll. Met. S. ./. die aiigusti lô.^y ad solemnem pranniorum di.^lributionem ex liberalitate et munificentia nobilissimi D. Henrici de Haraiicoiirt, insignis Ecclesitv Metensis Decani et Vie. Gen.
Personnages :
DuGLAsus, Scotia; rex : F)-aneiscus Roussel, Metensis.
Drakus, nobilis anglus : Joannes Biche, Pictavus.
SiLvius, Aberdoniae princeps : Matheus Andry, Metensis, devint Conseiller au Parlement de Metz 167(1,
Lesi..*:us, principis filius ignotus : Antonins Thévenet, Parisiensis.
MoMMUSKius Cornes, alter principis filius : Franciscus Borne, de Montpellier.
RossiA, Comitis uxor : Josephiis Roj'er, de Nancv.
Lenarkius, tertius principis filius : Germain Boucher, Altissiodcu".
Eduardus, comitis filius ; Carolus De Ville, Parisiensis.
Kenneius, princeps familioc modernac : Carolus de St-Reniy, Tullensis.
Hamiltonius, noliilis scotus : Nicolaus Mamiel, Metensis.
Sydl.«us, doctor haL-reticus : Josephns Biche, Pictavus.
Eph.ebi : Claudius De Ville, Metensis.
Carolus Auburtin, Metensis, devint Conseiller au bailliage de Metz.
Franciscus Husson, Metensis, devint Chanoine de Saint- Sauveur.
24. Charles d'Haraucourt de Chambley était au noviciat de Nancy, lorsque François de Gournay y entra. Les familles de ces deux jeunes gens étaient séparées par une haine profonde. Le père de Charles de Haraucourt avait été tué en duel par celui de François de Gournay. Le premier mouvement des deux jeunes religieux fut de se jeter dans les bras l'un de l'autre. Charles de Haraucourt sollicita la faveur de servir Gournav pendant les premiers jours de sa probation. Désirant apaiser par la vue de leur union, les inimitiés profondes qui subsistaient encore à cause de ces anciennes querelles entre plusieurs familles lorraines et messines, Charles de Haïaucourt, nomme recteur à Metz, demanda que François de Gournay lui fût adjoint. Il le fut, en effet, à titre de prédicateur des controverses. Ses discoui's, disent son
NOTIÎS (24, 25, 26) 339
historien, iirent un yrand bien, mais la vue de cette union produisit encore un fruit autrement salutaire dans le pays.
Un autre membre de la famille de Haraucourt avait été déjà dans la Compat^nie, où ses connaissances l'avaient désit;né comme un des professeurs les plus distingués de l'époque. Né au château de Ghambley près Gorze en i 598, César-François de Haraucourt entra dans la Compagnie de Jésus en 1G19 et enseigna à l'Université de Pont-à-Mousson. C'était selon le P. Abram et Dom Cai.met: Poeta e.vccllcns, orator non nwdiocris, lingtiannn satis peri'.us.
25. Bai.ton dans ses Annales de Met'^, éditées en 17X9 à Metz chez Claude Lamort, nous donne la liste des fondateurs de la maison de la Propagation.
Jacques Foes, chanoine et trésorier du chapitre de la cathédrale; Jcoffroy, chanoine et archidiacre de Metz ; Etienne Michclet, chanoine et doyen de Saint-Sauveur.
Marchand, curé de Sainte-Croix ; Bénigne Bossuet, François Jobal de Pagny et François Estienne d'Aitgny, tous trois Conseillers au Parlement.
Philibert Estienne d'Aiigny, lieutenant général au bailliage ; Mathieu Jeoffroy, lieutenant criminel ; Antoine Andry, Conseiller au bailliage ; Vincent, Conseiller échevin de l'Hôtel de ville; Bertrand, ancien échevin ; Jean-Baptiste de Saint-Didier, Procureur au Parlement.
Leur première assemblée eut lieu le i3 août it)65 en la chapelle de la Congrégation établie au Collège des Pères Jésuites. En 1747, l'association établit dans cette maison les frères des Ecoles chrétiennes que Mgr de Saint-Simon venait d'appeler à Metz; aujourd'hui, elle est occupée par les Sœurs de Sainte-Chrétienne qui y tiennent un pensionnat de jeunes tilles.
26. Mrtensis ecclesi.e de h.cresi TRiuMfHus, drania gratulatoriuni DD. Georgio d'Aiibiisson de la Fextillade episcopatus possessionem tneunti, a selectis Collegii S. ./. scholasticis.
Personnages :
GÉNIE de la nature : Charles Lepage, reçu avocat au Parlement
de Metz en 1G73.
Génie de l'église : François Fagnier, reçu avocat au Parlement
de Metz en iG-3.
Génie du royaume : Resnault Tlioret, reçu avocat au Parlement
de Metz en i<")74.
Génie de l'Espagne : Bertrand Jeojfroy, devint lieutenant criminel
du bailliatre.
GÉNIE DE Venise : Louis Jenffroy, avocat en 1674. Génie de Metz : Henri Juliot.
GÉNIE d'Embrun : Jean Jeoffrqy, secréfaire du Roi en la chancellerie du Parlement.
NoBiLiTAS : Claude de la Ronpère, fils du Gouverneur de Toul. Prudentia : Charles du Barail, officier. Religio : Brice Gomé de la Grange, devint Maire royal de Toul et
Receveur des finances.
PiETAs : Charles de Rorthay, de Poitiers. SciENTiA : Pierre Michelet, devint capitaine d'infanterie.
Prologue ; Charles Jeoffroy, devint Commissaire provincial d'artillerie. Claude Henri de la Bussière, de Paris.
Louis Fétiq, fils d'un échevin de Metz. Nicolas Grillot, de Toul.
l'f Ballet : La religion renversée par l'hérésie.
ire entrée: La religion descend d'un trône où elle avait été élevée par les Evêques de Metz, elle exprime par un récit et par ses soupirs la douleur qu'elle a de se voir si longtemps sann pasteur.
2^ entrée : \Jhérésie attaque la religion et n'étant point assez forte seule pour la vaincre ;
3e entrée : Le mensonge, V ignorance et V impiété, ses troupes auxiliaires viennent combattre pour elle. Ils renversent la religion, lui ôtent ses habits et ses ornements dont ils couvrent Vhérésie, laquelle ils font monter sur le trône où était auparavant la religion et prennent place autour d'elle. Le théâtre change et parait plus obscur.
4" entrée : La curiosité, principale source de la propagation des hérésies paraît sur le théâtre, et après avoir vu quelle est la cause de ces changements, s'en retourne.
5«= entrée : La même curiosité entre une seconde fois amenant avec elle un bourgeois et un pavsan pour les engager dans l'/u'Ve.vîV.
fifi entrée : Les vices sortent de leur place et font tant avec la curiosité qu'ils les engagent tous deux à rendre leurs respects à l'hérésie et à la reconnaître pour leur religion.
Danseront :
La religion. . . Louis Geojffroy.
L'hérésie .... Regnaull Thorel.
Le mensonge . . Claude de la Routière.
La curiosité . . . Bertrand Jeoffroy.
L'impiété Jean Jeoffroy.
L'ignorance. . . iXicoljs Grillât.
Lk paysan .... Fra)icois Fagnier. Le p.ouKGicois . . . Louis Fétiq.
2"-' Bali-et. — Lliércsic vainciw à la faveur des armes de Monseigneur.
l'c entrée : Deux pelils anunirs qui sont les deux effets de la charité, laquelle étant un feu a sa lumièie et sa chaleur, par le moyen desquels la relit^ion subsiste, commencent le ballet et voyant ce changement de théâtre, se doutentdece qui est arrivé et chacun en témoigne sa douleur. L'un d'eux tire un rideau qui cache Vlierésie et ses monstres.
2'^ entrée: Le génie de Met':; à la faveur de ces deux amours se résout d'attaquer Vhérésie, le combat commence par deux flèches que les amours lui tirent.
3" entrée : Lliérésie avec ses monstres attaque le génie de Metj avec les amours ; déjà, il semble qu'ils soient vaincus lorsque
qi-' entrée : Le génie de l'église appelé par les deux amours présente à celui de Metz l'écu de Monseigneur avec lequel il met en fLiite les monstres ; les petits aijwurs ravissent à Vhérésie abattue les ornements de la religio]i ; et après quelques pas en cadence comme pour se féliciter de leur victoire, ils sortent pendant que le génie de Met':; il'xi un récit sur la force de ses armes, victorieuses de l'hérésie et de ses monstres.
b'^ entrée : Les deux aniours ramènent la religion chassée par rhé)-ésie. Le théâtre change et parait plus beau.
•')<-• entrée : Les vertus descendent du ciel pour régner avec la religion à la faveur des armes de Monseigneur, et ce ballet se termine par les aniours qui exhortent le gé)iie de Met:; à pcnusuivre sa victoire.
Danseront :
Le génie de l'É(;lise . François Fagnier.
l^E GÉNIE DE Meiz . . (^liarles Lepage.
La religion .... Louis Jeoffroy.
La science Pierre MicJielet.
La prudence .... Charles du Barail.
La piété Brice Gomé.
Le ZÈLE Charles du Korthay.
L'hérésie Kegnault Thorel.
La curiosité .... Bertrand Jeoffroy.
Le mensonge .... Claude de Ronjières.
L'impiété Jean Jeoffroy.
L'ignorance .... Nicolas Grillol.
\ Charles Jcoïïroy.
Amours î . i 7, •
j • . . . . de la Biisswre.
S*" Bali.ilt. — La religion rétablie à la faveur des tiieiiies armes.
i''^' entrée : La religion traîne Vhéresie enchainec sur le iheatre.
2^ entrée : La prudence et la piété traînent de même les vices contraire à ces vertus.
3*^ entrée : La science amène Vignorance enchaînée.
4e entrée : Le génie de Met^ fait tomber à son entrée ces monstres en leur montrant les armes de Monseit^neur et pai' un récit qu'il commence et qui se continue en musique, il insulte à ces vaincus. Il va en cadence attacher ces armes au-dessus du trône qui est préparé pour la religion, il enchaîne les monstres à l'entour, puis il v fait monter la religion accompat^née des autres vertus.
5^ entrée : Le génie de l'église avec les deux a}nours ramènent le bourgeois et le paysan qui s'étaient fourvoyés, pour ieur faire reconnaître et embrasser la véritable relit^ioil rétablie à la faveur des armes de Monseigneur.
(')'-* entrée : Les vertus viennent danser avec leurs monstres qu'elles tiennent enchaînés et les amènent sur le bord du théâtre où la religion et le génie de Metj font compliment à Monseigneur et teiminent le ballet.
Danseront :
Le génie de l'église . Joacliim de Vaseille. Les AUTRES Les mêmes.
Christus a pastoribus coronatus, tragédiejoiiée en janvier i liù i au collège de Met^.
Mors (>oriolani, tragœdia dabitur in tliealrnm a selectis Metensi collegii S. J. scholasticis 23 jnill. hor. -j^' ad soleninem prœmiorum distributionem ex liberalilate et munificentia Excellentissimi et illustrissimi DD. G. d'Aubusson de la Feuillade. archiepisc. Ebrodun. Episc. Met.
Personnages :
Coriolanus : Henri Juliot. Chabliensis.
Accius, Volscorum princeps : Ed. H. de Chappelenne. Trecensis. Veïuria : Louis Jeojfroy, Metensis.
27. Jacques Roussel, né à Toul 1(^)44, avocat, Con.seillei- au liailliage de Metz 1668, échevin de Tllotel de \ille KiSo.
Lo7//i" i3a/iHi", frère du savant .lésuite, né à Metz itJ.So, avocat, notaire et échevin. Mort 1720.
NOTl'S (27, 28) 343
Je.TH-XicoLis Lcfebvrc. Seigneur de LaJonchamps, né à Toul, d'abord capitaine d'une compagnie franche, puis Conseiller en la Chambre des comptes près le Parlement et échevin de Metz.
Nicolas Mamiel, avocat 1662, receveur, payeur des gages du bailliage et échevin.
Heiiri-Fraiiçuis Pontet de Vitrange occupa pendant cinq ans (ib83-i6S8) le poste de Maître échevin, il, était en outre président à mortier au Parlement. Constamment occupé des intérêts de la cité, il transmit cette sollicitude à ses descendants et fut Taïeul du Baron Poutet, Maitre échevin de Metz, qui scella de son sang en 171)3 les liens qui l'attachaient à sa ville natale.
Jean-Baptisle Biaise, procureur au l^arlement et échevin.
28. Litteras accepit subdiaconus Metensis, Mussiponti in seminario degens, quibus mandabatur ut coram 111. Metensi episcopo quamprimum se sisteret. Huic pra:;cepto 8 febr. dato obtemperare volens die o" ejusdem mensis profectus est et recta Metas perrexit. Sequenti die, hora circiter seplima matutina, adivit D. Talvatz, superiorem Seminarii Metensis, ab ipso de qua re ageretur quaisiturus. Hic respondit: Scis quod magni te faciam, sed sunt ex confratribus tuis aliqui qui tecum contenti non sunt : adeas Illustr. Episcopum ; ibi ad aliquas quas tibi proponet quivstiones respondeas secundum conscientiam tuam. Cogeris enim jusjurandum pr^estare : noli itaque restrictionibus uti. — Respondit Subdiaconus : non utar, dicam quod sentio.
Hic, hora circiter 7" cum dimidia, palatium episcopale est ingressus et obtenta Episcopum adeundi facultate, prcj more genu flectens, debitam salutationem prœstitit ; cum cccc tono episcopali in ha;c verba Illustrissimus erupit :
« Quid audio de te? An verum est quod l'apa sit primus Metensis episct)pus et ego secundus .•" Quid sentis t
Subd. — Illustrissime Domine, his rébus nondum exofticio studui, unde ad ea qua; a me qua^ri possint respondere non valeo.
Ep. — Relinque talia et responde ut sentis in corde : quid putas .•'
Subd. — 111. Domine, sentio quod summus Pontifex, ex eo quod sit caput ecclesia;, princeps episcoporum, possit in hac diœcesi, sicut et in aliis omnibus, exercere functiones sibi proprias.
Ep. — Quid? An me invito possit missani légère, contessiones excipere, etc. in hac mea diœcesi."
Subd. — Ita, credo.
Ep. — Quid suntis Je constilutione Unip;enilus? Estne régula
tidei ?
Sitbd. — Parce, 111. 1). I)., mcum non est talia definire. Ep. — Numquid jam dixi me hujusmi^di subterfugia habere noUe ?
Relinque taies responsiones et die prout sentis : Estne
régula fidei?
Siibd. — Ita ; credo illan:i esse regulam lidei. Ep. — Quid ergo sentis de illis qui illam rejiciunt ? Siibd. — Si quidem jubct Exe. vestra, ut respondeam prout sentio,
dico quod illi sunt ha'retici, si cum pertinacia illam
rejiciunt.
Ep. — Quid ? Quid ? Sum ergo hœreticus c Subd. — 111. D. D., non dico; non enim scio aut examino quid
agas ; nec enim meum est illud examinare. Ep. — Dico tibi quod constitutionem rejiciam, quod nunquam
illam sum recepturus, imo cras vel perendie ab illa con-
stitutione ad futurum concilium appellabo. Sumne ha-re-
ticus propterea f Subd. — 111. D. D., orabo Deum ut nos a tanto malo praservet. Ep. — Quid, orabis tu ." Indignus es qui ores : es enim schisma-
ticus, et prohibeo ut ad sacram synaxim accédas. Res-
ponde, quid sentis? Sumne hareticus, quia constitutionem rejicio ? Responde, Responde?
Subd. — Si cum pertinacia hoc facias, es hareticus. lïp. — Suntne alii séminariste Mussiponti bujus senlenlia- ? Subd. — Ita sunt.
Ep. — Quinam illi?
Subd. — Dom. Haas et Dom. Turbert. Ep. — Ergo eos tecum rejiciam e seminario. Exi et expecta pr;v
foribus cubiculi.
Tum exivit subdiaconus et expectavit in proccetone, dum denuo juberetur ingredi. Intérim episcopus curavit ad se vocari vicarios suos générales D. Braver, D. Séron, D. Baudoin quibuscum venit D. Talvatz. Postquam per aliquod tempus cum 111. Ep. locuti luerunt, denuo jussus est ingredi subdiaconus, ad cujus ingressum 111. ait: Ecce, Domini, iste homo vos dicit hxMX'ticos.
Subd. — Parce, 111. D. D., nemiiicm nominavi. Ep. — Quid ? an non dixisti quod omnis qui cum pertinacia
rejicit constitutionem ihuiiC)iilu.s est hivreticus ? hoc
dixisti ?
Subd. — Ita, III. D. D., luvc dixi.
l'^p. — Ert;o dixisti hune dominum (manu ostendens D. Braycr),
esse ho-'ieticum. Appcllavit enim et constitutiuncm rejicit.
Respondcas ?
Subd. — Hoc posito, est ho-Mcticus.
Ep. — Ii^itur et hi omnes sunt hivietici ; omnes cnirn sunt cjusdcm
cum D. Brayer sententiiv\ ()uid putas ? Subd. — Ita sunt.
Ep- — Nollcs eri^o audire missani emum :' Subd. — NolJem, si alias missam audiie possem. /). liraj'cr. — Contii^it sa'pius ut, me ad altare accidenter ad-
stante, se ad aliam parteni converteret l-.p. — Cur ergo loqueris cum ipso ?
Subd. — i^icet loqui cum aliqun exconununicato, quamdiu non
est denuntiatus, secundum hullam Martini V : Ad Vi-
tanda scanda la.
Tune D. Séron. — Mentionem l'acit subdiaconus Bullœ alicujus
L|ua' incipit ab his verbis : Ad vitanda scandala, sicut
huila moderna inci|iit ab eis : Unigenitus Dci est filins.
Et juxta primam l)Ldlaui licitum est loqui et conversari
cum excommùnicalo non denuntiato.
Ep. — Si ert;o Papa me denuntiaiet excommunicatum, mecum
noUes loqui, nec a me ordines recipere.'' Subd. — Nollem, quia alias ipse excommunicationem minorenv
incurrerem.
Ep. — Nullus unquam jesuita eo usque pervenit, tôt et talia
protulit.
Subd. — Idem nihilominus sentiunt. Est enim illorum sentenlia,
et si interro!.;arentui-, idem dicerent.
Tu}ic D. Scron. — Er^o tu, virum celebrem, sanctum cardinalem
de Noailles aichiepisc. parisiens, vocas ha.'reticum :
appel lavit enim a pra'dicta constitutione ad concilium. Subd. — Eum talem nomino, si quidem talis est. /). Scrun. — Sed quo principio hœc asseris .-■ an omnis tenetur se
dicta; constitutioni submittere .-' Subd. — Tenetur, quia omnis tenetur se submittere suo superiori,
quoties aliquid mandat quod ejus potestatem non exce-
dit, nec est evidenter contra legem Dei. Atqui dicta
constitutio, qua; data est a summo Pontifice, non excedit
ejus potestatem, est enim judex fidei ; nec est evidenter
contra lei.;em Dei, tôt enim sunt et tam illustres episcopi
qui eam cum summa veneratione recipiunt. Ergo.
D. Séron. — Bone Deus, lege constitutionem et videbis quod aperte sit contra legem Dei et sancios l^atres.
Siibd. — Legi, Domine, sed ita non est.
D. Scroii. — Tôt universitates et parlamcnta, et ipsa Sorbonna, illam rejiciunt. An putas illorum iuiicniuni non esse tantum quantum est tuum r
Subd. — Absit a me. Domine, ut talia mihi persuadeam. Sed dico quod nec Sorbonna, nec parlamenta, nec universitates sunt judices fidei. Summus i'ontilcx cmn episcopis taie privileL;ium sibi arroi^are possunt, illi enim soli habent depositum tidei. In alterum principium innixus, dixi quod omiiis homo tenetur se eonstitutioni submittere, quia omnis homo tenetur se submitteie judicio Ecclesiœ... Alqui... Ert^o... Probo minore»!. Summus Pontifex illam dédit et major numerus episcoporum illam recepit tanquam regulam tidei. Nonne hrec sufficiunt ad judicium Ecclesia." faciendum .'' Nonne omni tempore et in ouini concilio, licet aliqui contradixerint, semper definitum est secundum sententiam majoris numeri episcoporum summo Pontifici unitorum?
Ep. — En iste pertinax; nil lucrandum cum eo. SemjK'r suis l'irinciiiiis insistit. Fiet jesuita. Jesuita; hoc ipsum docuerunt, et ideo est tam insolens et pertinax.
Subd. — 111, I). D., parce ; nam etsi status iste sit sanctus, et in illo quis salvari possit, requiritur tameh vocatio Dei ad illum suscipiendum. Cum autem credam me a Deo ad statum clericalem vocatum esse, ipsi pro viribus in hoc statu servire conabor.
D. Brayer. — Non credo ego, non credo, quod, cum .lesuitis, quis salvari possit ; hoc ego non credo.
l). Séron. — Parce, parce; si enim mutarent sentenlias, equidem salvari possent.
Ep. — Quid valet ! iste homo solis reluis pertinenlibus ad constitutionem studuit et neglexit omnia alia : nonne verum est ?
Subd. — 111. D. D., verum est quod multa audierim et legerim de rébus bis; sed propterea studia mea non neglexi ; si placeal interrogare, paratus sum ad alia lespondeie qua? hoc anno in theologia tradita sunt.
D. Tdlvat^. — • Iste dominus lantunnnodo perannum philosojihiam et per unicum annum theologiam audivit : miror ejus iniienium et doctrinam.
Ep. — Prasstarct ut nullum habet ini;ciiiuin.
/). Talviit-;. — Ita est.
Ep. — Oleum et operain petdiJimus. Ejicio te pio semper a semi-
nario meo ; abi et amplius noli cumpareie. Siibd. — 11!. D. D., placeat erL^o mihi dare unum excat. Ep. — Quid tu petis ? unum excjt? Non dabo, es cnim schisma-
tiscus.
Tune omnes, una voce, clamaliant: l^tique es schismatiscus.
E.p. — Nolo ut unL|uani fias sacerdos ; mallem enim habere lupum
lapacem in mea diœcesi quam le. Abi, Abi ; iMohibeo
ut ullam functionem subdiaeoni exerceas et nequidem
cateehizes. Abi, exi.
Ce sous-diacre a reçu depuis les ordies de M. le sulfrai;ant de Trêves, contre le i^re de Mi^r TEvêque de Metz, lequel a fait un mandement le 3o septembre 17K) pcuir détendre au sieur Linlz de faire aucune fonction.
(Archives de la Préf. Eoiids G.).
Voir ei;alement sur ces discussions Martin. Histoire de l'Université de Pont-à-Moiisson, p. i38.
29. Jean- François Baltus, né à Metz, le 6 juin 16G7, entra dans la Société de Jésus le 2 nov. 1682, et v fit profession le i3 août 1700. Il était alors professeur de philosophie à Slrasbourt;. Il avait été aupaiavant professeur d'humanités à Dijon et de rhétorique à Pont-à-Mousson. Il voulut ajouter à ses connaissances la science de l'archéoloi^ie chrétienne et de la lani^ue hébrai\|ue, mais ces études finirent par l'épuiser. Envoyé à Strasbourg:, puis à Dijon, ccMnme bibliothécaire, il fut ensuite appelé à Rome en 1717 et chargé d'examiner les ouvrages écrits par les Pères de la Compagnie. De retour en France, il fut Préfet du collège de Dijon; recteur à Metz, de 1724 à 1735, puis préfet des études et enfin recteur de l'Université de Pont-à-Mousson. 11 mourut bibliothécaire du collège de Reims, le c) mars 1743. 11 a laissé de nombreux ouvrages dont plusieurs font encore autorite de nos jours. Cf. SoMMERVOGEL, Bibliographie S. J.
Antoine-Louis, né à Metz le i3 février 1723, fils d'un chirurgienmajor à l'hôpital militaire embrassa, après de brillantes études faites au collège de Metz, la carrière de la médecine militaire. A vingt-deux ans, il rit la campagne de Flandre, comme chirurgienmajtu- d'un régiment. .A son retour, il obtint au concours le grade de maitre-ès-arts en chirurgie et fut nommé en 1746, membre de
348 NOTES (29, 3o)
rAcadémie royale de chiruij^ie de Paris. En 1749, il voulut soutenir les épreuves du doctorat dont il était cependant dispensé par ses années d'exercice. Il renouvela Tusai^e tombé en désuétude depuis près de cent ans, de scjutenir sa thèse en latin. Cet acte, aussi remarquable par sa nouveauté que par les talents de celui qui allait le présenter, attira une foule de praticiens distingués et d'autres personnages illustres. Louis, qui avait pris pour sujet : Les plaies de la tête, brilla dans ses léponses aux objections souvent spécieuses que lui adressèrent les examinateurs. Ce tut a cette occasion qu'un journaliste ayant écrit : « Tout est perdu, on parle latin à Saint-Côme» ! Louis XV répondit: « Et qui plus est, on l'y comprend.» Le récipiendaire avait fait graver en haut de sa thèse l'image du serpent d'airain élevé par Moïse dans le désert avec cette devise: Nuxiiis replaïuio. e.vcelsiis spes cerla saliitis. Cet emblème et cette devise forment encore les armes de la médecine en France.
Louis devint docteur en médecine de la faculté de Paris, chiiurgien en chef des armées du Ivoi, inspecteur-général des ho[iitaux militaires, secretaii'e perpétuel de l'académie de chirurgie, censeur royal, professeur et chirurgien en chef de la Salpétrière et membre d'un grand nombre d'académies. Non content de ces titres, Lt)uis Ht son droit, se fit recevoir avocat au parlement de Paris où il créa en quelque sorte la médecine légale. Pendant trente-cinq ans, il fut l'oracle, le guide et le conseil des juges et contribua par ses observations et ses écrits à faire absoudre les innocents et a faire reconnaître les coupables.
En 1779, l'affection que Louis a toujours conservée pour sa ville natale, le porta à faire modeler plusieurs médaillons en marbre blanc représentant les plus illustres Messins et à les offrir à la ville (ces médaillons se trouvent encore dans le grand salon de l'Hôlel-de-Ville). La Compagnie de .lésus était abolie, il y avait un certain courage à faire l'éloge de ses membres ; Louis, qui ne savait pas transiger avec sa conscience, tint à faire ligurer le Père Baltus, au nombre des célébrités messines. L.e célèbre chiiuigien qui conserva jusqu'à la Hn de sa vie la foi de son enfance et une piété sincère, mourut à Paris le 20 mai 1702. — Voir Bicgin. Bioi^raphie de la Aloselle. Biof^rapliie universelle, etc.
3o. Le P. Jean-Nieolas Beaiireiiard (et non Pierre) est ne à Metz (et non à Pont-à-Mousson) comme tous les biogiaphes s'accordent à le dire (Biof^r. iiniv. Crélineau Joly, etc.) le 1(1 juin 173 t. Il était lils d'un potier d'elain c|ui demeLuait place Mazelle. Après
NOTES (3o) 349
de brillantes études au collèi^e de Metz, il entra en i74<) au noviciat et deux ans après fut professeur de grammaire à Nancy, puis à Verdun. Envoyé- à Strasbourg, il y professa la logique, la philosophie et la théologie. Jeté hors de France en i7G2,il fut ordonné prêtre à Spire et rentra en Lorraine où Stanislas avait conservé la Compagnie. Le bref de Clément XIV vint le frapper en 1773. Le P. Beauregard prêcha dans les paroisses de Nancy, donna des missions dans le Luxembourg, en Alsace et à Pont-à-Mousson. En 1774, sa réputation était assez grande pour qu'on le chargeât de prêcher le carême à Notre-Dame de Paris. C'est là en face de cet autel où vingt ans plus tard devait trôner la déesse Raison qu'il prononça ces paroles célèbres : a Oui, c'est au roi et à la religion que les philosophes en veulent ; la hache et le marteau sont dans leurs mains. Ils n'attendent que l'instant favorable pour renverser le trône et l'autel. Oui, vos temples, Seigneur, seront dépouillés et détruits, vos fêtes abolies, votre nom blasphémé, votre culte proscrit. Mais qu'entends-je ? Grand Dieu! Que vois-je ? Aux saints cantiques, qui faisaient retentir les voûtes sacrées en votre honneur, succèdent des chants lubriques et profanes! Et toi, divinité infâme du paganisme, impudique Vénus, tu viens ici même prendre audacieusement la place du Dieu vivant, t'asseoir sur le trône du Saint des Saints et recevoir l'encens coupable de tes nouveaux adorateurs.» Condorcet et d'autres philosophes accablèrent d'injures le P. Beauregard. Il n'y répondit qu'en continuant à annoncer les malheurs dont la France était menacée. En 1780 et 1781, il prêcha à Meaux, la ville entière fut terrifiée par sa parole. En 1789, Louis XVI le désigna pour prêcher le carême à la cour. En 1702, il se réfugia à Londres. Indigné de la conduite légère et des mœurs scandaleuses des principaux émigrés, le P. Beauregard les apostropha en ces termes du haut de la chaire : «Vous, déserteurs du trône, de quel droit réclamez-vous la pitié ? Vous êtes punis, mais comme la race de Juda, d'un châtiment juste. Couvrez-vous de cendres, errez à travers le globe, car vous étiez l'appui du sceptre et vous avez entraîné sa chute : en vous retirant, vous n'avez su ni combattre, ni fléchir.» Ces hommes qui ne voulaient ni changer de vie, ni entendre la vérité, forcèrent le P. Beauregard à quitter l'Angleterre. Il se réfugia à Cologne, puis à Maestricht. La princesse Sophie de Hohenlohe l'accueillit dans son château de Groning, où il termina sa vie en 1804. Avant de mourir, le P. Beauregard écrivit en ces termes ses dernières volontés : c En 1749, Dieu m'ayant fait la grâce insigne de m'appeler à la Compagnie de Jésus, d'y faire les derniers vœux
36o . NOTKS (3o, 3l)
et d'y être reçu profès ; par une seconde grâce presque aussi privilégiée c|ue la première et jiar une seconde vocation ayant été agrégé et incorporé à la province des Jésuites de Russie par le li. W (jiuber, alors général de cette même Compagnie; en vertu de mon vœu de pauvreté que je renouvelle en ce moment de très grand c(x,'ur, ainsi que mes autres vœux et par obéissance à nos saintes règles et constitutions cpie je révère encore plus à ma mort que pendant ma vie, vœux et constitutions qui ne nous permettent pas de tester, ce qui serait le plus grand acte de piopriéte, je déclare donc que tout ce qui parait m'appartenir ne m'appartient pas, mais et sans aucune réserve, appartient aux Jésuites de Russie, auxtiuels je supplie la princesse Sophie de l'envoyer. 11 — Voir: Journal des Débals, 2 oct. 1804. Harrif.r. Bibliothcqitc de l'homme de goût. Tabarand. Biographie universelle. Notice par le P. Daniel, Paris i<S5<S et Eludes de théologie S. J.
3i. Compte-rendu des deniers trouves au collège, qS livres,
G sous, () deniers. — Inventaire de la Sacristie. — Mémoire des
ciriers pour la congrégation des élèves pendant 4 ans : 410 francs.
— Prise de possession. — Inventaires.
(Archives de la Préfecture, fonds G. 323-:>28-33 1-335). Etat des riens et revenus du coli.è:ge :
Saint-FJoy (commune de VVoippy), deux métaiiies de terre ; de plus, un jardin loué avec la charge de lessiver le linge du collège et une maison louée, dans les terrains du Pont des Morts, à M. le président d'Augny, le tout estimé 2100 francs.
Les Petites Tappes [données à l'abbaye de Justement par Gervais de Lessy et vendues par l'abbaye de Justement à l'abbaye de Sainte-Croix), censé laissée pour bail movennant un canon de 3oo quartes de petit blé meteil évaluées à 1440 francs.
Haulconcourt et Alaipères, prés loués (")3o francs.
Marivaux (Commune de Hayes), bien donné à Sainte-Croix, par Guérin de Hayes, chevalier partant pour la croisade, évalué 254C) francs et les droits seigneuriaux.
Outremont près Thicourt en f.orraine, loue 400 quartes de blé.
Slad (ban de Chesnois), revenu évalué <à 2o5 francs.
Caulre (Commune de Saint-Marcel), ancien prieuré dépendant de l'abbaye Sainte-Croix, canon en nature, évalué i3t)(") francs.
Mance (Commune d"Ais-sur-Moselle). Moulin et terres donnés au XI H"; siècle, par l'église Sainte-Marie de Verdun à l'abbaye Sainte-Croix, évalués SSq francs.
NOTKS (3 I , 3-2)
Postilloinbois {han de Nonoy en Lorraine), loue 400 francs. Silly-siir-Nii'd, mctaii-ie confisquée, pour cause Je relii^ion a
rjéJéiin Le Bachellc et affectée au coUèi^e, par hi'e\el Jii
20 septembre 1702, louée 424 fi-ancs.
/}V';n'j;z,i,'C, acquisition faite en 1714, louée 197 francs. Nciiville, près Marivaux (acquisitions de 1724, 1725 et 1737), loué
140 francs.
Différents petits jardins : loués 207 livres, 1400 arpents de bois estimés 1820 francs 4 sols; 187 mouées de vignes en 7 métairies estimées io3o livres (deux métairies à Ars; une en Dàle ; quatre à Vallières et Nouilly).
Maisons : une, rue Ghambière, louée i 3o francs ; (.juatre, i-ue(!;baplerue, louées 210, 200, 200 et 25() francs; une cave, sous les classes, louée 5o francs; une grange, rue (>haplerue, 80 francs; sis maisons rue de la Vieille Intendance, louées de 60 à i5o francs.
Renies et contrats: 12,800 livres sur l'F-Iôtel-de-Ville de Paris; 27,o()o livres sur les inspecteurs des vins de la ville de i^aris ; 2000 livres, sur le collège de Sens; 382.5 livres sur IMlôtel-de- Ville de Sarrelouis ; 1000 livres sur divers.
Dettes : 4,(")oo livres empruntées SLir le collège de Strasbourg pour construction de l'église; 1,245 livres empruntées à la maison de Pont-à-Mousson.
Pension de la ville : 307 livres 10 sols (fondation de 2 cbaires de pbilosophie en i653).
Total des revenus : 21,098 francs.
Total des dettes : 3,845 francs.
32. Catalogue du Collège de Mety au 2S Juin lyOj. P. Claude .Iacquicmin, recteur, né à Verdun 1684, mort à Nancy
I jG5 .
P. Simon-Alexis Lhi-rvuk, ministre, ne à l.angres 1694, mort cà
Pangres 1774.
P. .lean-Baptiste iJr.sPHi'Z, procureur, né à AmbonviUe en Champagne 1703, mort à Pont-à-Mousson 1778. 1\ .loseph-.'\ntoine Vinci-.nt, directeur de la Congrégation des
bourgeois, né cà Ncufchâteau 1707, mort à Saint-Nicolas 1779. P. .Jean-Georges Bii.gk u, préfet spirituel et préfet d'église, ne à
Lantzer (Alsace) 1700, mort à Bartenstein en b'ranconic [782. P. .lean-Baptiste Habay, missionnaire, ne à Messincourt près
Sedan 1709, mort à Sedan 1782.
P. Maurice Brau.i.on, directeur de la Congrégation des Messieurs,
né à Thionville 1711, mort à Nancy 1772.
P. Gharles-Valentin Vogel, préfet des classes, directeur de la Congrégation des écoliers, né à Ensisheim 1719, mort à Ensisheim 1785.
P. Jean-Claude Roy, régent de logique, né à Bclfort 1721, se retira à Bell'ort.
P.Jean-Pierre Oberrieder, régent de ph\'sique, né à Colmar i'/2C), mort à Strasbourg 1784.
P. Jean Pelletier, prédicateur, né à Tournus 172S, devint en 1762 directeur de la maison de probation de Nancy.
P. Jean F^ouquet, régent de rhétorique, né à Dtjuzy près Sedan 1729, mort à Sedan 1774.
François-Auguste Thierry, régent de seconde, né à Saint-Nicolas 1736, fut en L7('i2 régent de seconde au collège de Nancy.
Nicolas-Alexis B.\rbier, régent de troisième, né à Merle en Verdunois 1740, se retira à Nancy.
Nicolas-Michel Ménestrel, régent de quatrième, né à La Marche
Jean Lacave, régent de cinquième, né à Vesoul 1740. Frères coadjutcurs :
Dominique Barry, dépensier et cuisinier, né à Gries 171 5, se retire à Pont-à-Mousson, mort 1783.
Jean Paulus, crédencier et menuisier, né à Vergaville 1710, mort à Bruxelles 1781.
Maurice Duval, sacristain et couturier, né à Barbonville i733, envoyé au collège d'Epinal en 1762.
Liste des Recteurs du Col lèse de Metz.
Jacques Pérard.
Claude TiPHAiNE.
Louis Magniet.
Jean Rousselet.
I Gq I .
if)34.
Pierre Lecazre.
Lei.orrain.