‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 125 sur 236 · Archives Départementales, D · texte numérisé non relu

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2, Voir ce programme aux Pièces Justificatives, n° 4

les attirait aussi l’aspect riant et tout le confort des constructions récentes.

Le 93 juillet 1633, le Parlement, par un autre arrêt confirmatif de ceux du 30 mai 1615 et 13 novembre 1625, ordonna une nouvelle visite du collège du Puygarreau, « et que dans deux mois, le seigneur de Puygarreau eust à instituer huit boursiers, dont un prestre, l’autre procureur ou receveur, et les autres six, pauvres ecoliers, dont trois etudiant en theologie et les trois autres es arts et lettres humaines » 1.

Cependant le collège était loin de prospérer, et les seigneurs de Puygarreau étaient las des charges qui pesaient sur eux au sujet d’un établissement que la concurrence avait rendu à peu près inutile. Leurs premières tentatives auprès des Oratoriens pour les attirer à Poitiers ayant échoué grâce à l’omnipotence des Jésuites, ils cherchèrent un autre moyen de se tirer d'affaire. Par acte du 16 septembre 1682, messire René Gillier, chevalier,seigneur, marquis deClérambault, Puygarreau et Marmande, fit don pur et simple à l’évêque de Poitiers et à ses successeurs de ses droits de patronage sur le collège du Puygarreau, à condition « qu’il luy plaira establir dans ledit college au lieu des boursiers un seminaire ou communauté » ?.

Comment ce don ne fut-il pas accepté? En tout cas, séminaire et communauté restèrent à l'état de projet. En vérité, la générosité, quelque peu égoïste, des seigneurs de Puygarreau devenait d’un placement difficile. Mais ils comptaient sans leurs hôtes, c’est-à-dire sans les Jésuites. Ce n’est pas que ceux-ci n'y eussent déjà songé, le roi lui-même les en avait priés depuis longtemps. Quand messire René Gillier, par contrat du 13 août 1687, se résolut enfin à faire le sacrifice du collège du Puygarreau en faveur des prêtres de la Compagnie de Jésus, ses voisins si peu sympathiques, il y fit ajouter ce considérant, qui a son importance, à savoir « que le roy Henry le Grand, de glorieuse memoire, ayant marqué

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