Archives Départementales; D. 17. Dom Fonteneau
2 Id., D. 199. Contrat du 22 février 1688.
3. Get état de choses, si contraire aux décrets de l’Université de 1688, dura jusqu’en 1729. Le 11 mars de cette année, fut passé un acte par lequel M° François-Joseph-André-Ignace Darmagnac, prêtre, écuyer, trésorier de Saint- Hilaire, se démit entre les mains du recteur du collège royal de Ja Compagnie de Jésus (le P. Tartas), de la « principalité » du collège du Puygarreau, à laquelle était attachée la « doctorande » ès arts. (Arch. Dép., D. 17).
4. «IS sont d'ordinaire 1.200 ecoliers dans leur college ». Mémoire concernant VEtat du Poitou (1661).
5. Pour ce qui est des enfants des nouveaux convertis qui devaient y être envoyés par le roi, il ne parait pas que cette clause ait été jamais exécutée.
voûté. Des fouilles pratiquées dans le sol de la cour d'honneur, le 15 mai 1896, à peu près à égale distance du bassin qui y a été creusé, il y a quelques années, et de la porte intérieure de la chapelle, ont remis un instant à découvert les pierres de cette antique voûte, dont il ne reste plus que l’arceau très bien conservé !.
Un éboulement opéré dans le commencement du xixe siècle sous le poids d’une charrette, estropia mortellement le cheval. Un ancien élève du collège, qui fut plus tard recteur de l’Académie de Poitiers, M. de La Liborlière, raconte qu'il se présenta pour passer en voiture sur le lieu de l'accident, précisément comme il venait d’arriver ; s’il fût parti deux minutes plus tôt, c’eût sans doute été jui qui l'aurait occasionné et subi ?. La voûte fut alors comblée el remplacée par une espèce de poterne ou pont suspendu, à doubie voie pour faciliter les mouvements, qu’on jeta par dessus la rue alors très étroite particulièrement à cet endroit, et dont se souviennent encore les anciens élèves de l'établissement, .car il n’a été démoli que vers 4870, lors de la construction des vastes bâtiments en brique, élevés à la suite de la chapelle, sous la direction de M. Lance, architecte de Paris, sur les jardins dépendants du Lycée. $
L'apparence extérieure des bâtiments du Puygarreau était fort triste. A cetle époque, d’ailleurs, la rue du Collège ellemême n'élait qu'une ruelle étroile, dangereuse même, que masquait à l'entrée un ignoble pâté de maisons, tombées depuis quelques années seulement sous la pioche des maçons. La démolition de la dernière et laide masure, en face de la chapelle du Lycée, donne maintenant à celle belle rue, avec l'élargissement et l'air dont elle avait besoin, la régularité qui lui convient. , E
A l'intérieur, on trouvait de grandes cours, de vastes salles,
1. L'usage de ces passages voñtés était assez fréquent autrefois. Il en existait un pareil au-dessous de la rue de La Harpe, à Paris, pour communiquer entre les deux maisons dont se composait le collège d’Harcourt (aujourd’hui Lycée Saint-Louis), sans avoir besoin de sortir du collège (1630). Cf. Bouquet, L'Ancien College d'Harcourt.
2. De La Liborlière, Vieux souvenirs du Poitiers d'avant 1789.
une distribution commode et de beaux jardins. Après avoir franchi la porte d'entrée, à côté de laquelle était disposé le parloir, on pénétrait dans la cour de passage dite la « cour carrée ». Elle était entourée de bâtiments peu élevés, dont le rez-de-chaussée contenait lesclasses. Au premier étage étaient les dortoirs et les chambres des professeurs.
De nombreux tableaux de maîtres recouvraient les murs des salles. On voyait là un tableau représentant Jésus mort dans les bras de la Vierge, peint par Carpentier ; un tableau peint sur toile, doublé en bois, représentant la Vaissance de Jésus- Christ ; ce tableau, précieux pour le fini, avait de haut 6 pieds sur 4 de large ; une Sainte-Thérèse de 10 pieds de hauteur sur 7 de largeur, tableau bien ébauché; et une foule d’autres tableaux qui, à cause de leur grandeur prodigieuse, ne purent être transportés ni placés plus tard à l'Ecole centrale, et qui restèrent longtemps déposés, au deuxième étage, dans une salle de l'aile droite du Puygarreau :.
Sur le côté. droit de la cour de récréation, située derrière le bâtiment faisant face au bâtiment d'entrée, mais presque au bout, s'élevait l’ancienne chapelle du Puygarreau, qui n’a été démolie qu’en 1872.
Le pensionnat était régi séparément des revenus, et indépendamment des professeurs du collège de Sainte-Marthe, par le principal et le procureur jésuites qui habitaient le collège du Puygarreau. Si, conformément aux principes de leur Ordre, ils étaient doux et accueillants aux familles, ils n’en exigeaient pas moins très rigoureusement les frais de pension de leurs enfants, les poursuivant même, au besoin, en justice, ou devant le Conservateur des privilèges royaux de l'Université, ainsi qu'il arriva aux époux Sartre de Lisle et demoiselle Catherine Vergnault, qui, « ayant mis leur fils en pension au Puygarreau, lorsqu'il en sortit au lieu de payer consentirent le 16 octobre 1739 un billet de la somme de 215! 10° qu'ils promirent payer à la Saint Jean-Baptiste 1740 ». La veuve fut assignée le 22 mars 1741. Une sentence par défaut fut rendue le 28 avril suivant, et signifiée le 14 mai 1746 avec commande-