Archives Départementales, D. 19 et
trois pieces de prés ». Ce domaine était chargé des rentes suivantes :
Au Chapitre de Saint-Pierre-le-Puellier, 18 deniers et une obole de 2 chapons : le tout payable à la Toussaint :
Au Chapitre de Notre-Dame-la-Grande, 6 livres payables à la Saint-Jean, pour raison de 2 litres de pré ;
Aux Religieuses de la Trinité pour les prés, 10 sols.
1° 50 sols de rente foncière due à cause d’une maison sise près les Arènes, qui se trouvaient derrière le collège. Il existe, à ce sujet, un acte de partage fait le 7 septembre 1496 par devant Tallent entre Guillette Girault, veuve de Pierre Boylesve, et François Girault, frère de Guillette.
8° Dix à douze journaux de vigne située entre l'église de la Chandelière à Poitiers et le pont Achard. Elle fut échangée dans la suite, par contrat du 19 mars 1614 reçu par Fournier, notaire de cette ville, pour amortir une rente qui était sur la mélairie de Beauregard.
9% 10 livres de rente sur la maison où pend pour enseigne la « Lamproie », près de la chapelle de Saint-Nicolas.
10° Les deux tiers du pré Bouin, sis au pré l’Abbesse : l’autre tiers appartenait aux religieuses de Sainte-Croix. Il y eut entre ces dernières et les Jésuites de longues contestations au sujet des bornes, contestations qui ne furent jamais bien terminées. Le fameux pré PAbbesse, « consistant en deux «pieces d'environ deux journaux, tenoit d'une part et par un bout au pré de la cure de Saint-Cybard, le fossé entre deux, et tout le long au pré des RR. PP. Feuillants, aussi un fossé entre deux ; d'autre part, aux murailles de la ville de Poitiers, un petit chemin entre deux : d'autre, au pré du monastere de Sainte-Croix et au cours d'eau qui descend de la Grande- Grille ».— C'est maintenant une dépendance du nouveau collège des Jésuites. :
11° 50 livres de rente foncière et 2 chapons sur Ja maison appelée le Dauphin, sise au Marché-Vieil (forum velus, mercatum Piclaviense), paroisse de Saint-Porchaire, tenant par le devant, à lorient, à la grande rue qui va de la Poissonnerie aux Vreux !.
1. Hôtel d'Evreu x, aussi appelé, par corruption , des Vreux. Cf. De Chergé Guide du Voyageur, ete., p. 64.
12° 15 sols de rente sur deux petites maisons: joignant autrefois l'église et le cimetière de Saint-Grégoire, plus tard le couvent des Capucins ; « confrontant par le devant à la rue qui conduit du couvent des Capucins à la porte Saint-Cyprien à main dextre qui est à l'occident ».
13° 15 sols de rente foncière sur un « cheneuvaut » (une chènevière), sis au village de Belle-Jouanne (faubourg de la Tranchée).
1% 9 livres de rente sur certains biens sis à Saint-Mandé, paroisse d'Aventon, consistant « en maisons, jardins et cheneveaux ».
15° 20 sols de rente sur une terre sise au clos Chaigneau, près la chapelle de Paille, à côté de la porte Saint-Cyprien sur le chemin de Poitiers à l'abbaye de Saint-Benoît. Ladite rente payable chaque année à la fête dè Noël.
16° 44° 3 sur une maison près le puits de la Celle, payables chaque année à la fête de Notre-Dame de mars.
at 3: 3° 82 de rente prétendue sur les anciennes classes du collège par damoiselle Gabrielle Marconnaÿ. Cette rente fut amortie en 1652 ou 1653.
18° 3139 de rente foncière sur une maison appelée le Phénix, joignant celle de la Petite-Croix. Ladite rente payée au jour et fête de Saint-Michel.
Tels étaient, aux premiers jours de l'installation des Jésuites à Poiliers, les seuls biens et revenus affectés au collège. Ils faisaient partie de ce qu'on appelait l'ancien domaine, qui provenait de la générosité du fondateur du collège, Antoine Gironet. Tous ces revenus, estimés en moyenne 450 livres dans les comptes des Jésuites, les officiers municipaux Îles firent monter plus tard, en 1762, à 350! 8° seulement, toutes charges déduites.
Mais les ressources des Jésuites s'accrurent vite par l'effet de donations particulières et royales, et par l'union de plusieurs gros bénéfices.
Tel était, en 1665, l’état des biens et revenus fixes du collège
des Jésuites ! :