‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 159 sur 236 · Nouvelle erreur de 9 livres, Lire: 4,624! 49s ga · texte numérisé non relu

Nouvelle erreur de 9 livres, Lire: 4,624! 49s ga

Le compte de 1610 nous donne des renseignements plus précis et plus précieux.

ieceu du depuis (le dernier compte). . 6.290! 175 34 PRE ACA UR CS ATRSPSPA ET T 1,891! 195 81

Pour lé tout le recéd à: : % à à à; . ., 8.189 165111! APADENEM RER Eu 8 Leu Ta © Ta a 5.956! 85 101

Plus receu que despendu. . ... : .- 2.226! 8°. 11 Le bastiment où se font à present les DR NT ne en et 6: ACT de à. 3.045! 195 Ti

Le déspendu tant pour la nourriture que pour le bastiment des classes. à à . 4 . 9.002! 85 51

Partant plus despendu que receu. . . . 819! 115 64

Il n'est guère possible, d’après cela, de savoir avec exactitude combien les Jésuites dépensaient chaque année, au collège de Poitiers, pour ce qu'ils appelaient indifféremment : dépense ordinaire, l'ordinaire, entretien ordinaire de la maison, l'entretien ou frais de la maison.

Le plus souvent, dans leurs comptes, le chiffre de cette dépense est confondu- et fait somme avec ceux d'autres dépenses pour des choses d'espèces différentes. La confusion est telle, qu'il n'y a point la moindre clarté pour distinguer la part afférente à chaque objet. Quelle raison de procéder ainsi pouvaient avoir les Jésuites ? Peut-être voulaient-ils éviter d’être trop longs? Comment ne s’apercevaient-ils pas

qu'ils devenaient obscurs ?

Quelquefois, cependant, ils oublièrènt d'appliquer leur procédé défectueux. On trouve dans le compte de 1612 que la dépense ordinaire monte à 9.411! 95 10%, dont 6.798! 9° 9 furent consacrés à l'entretien ordinaire de la maison ; en 1617,

“l'entrelien ordinaire de la maison est de 4.389! 19° ; en 1619, depense pour la maison: 10.172 145 2% ; en 1621, despendu pour la maison : 10.889! 1° 4 ; en 1685, pourla depense de la maison de Poitiers et de Loudun : 14.905.

A. Lire : 8.189 9s 444,

Mais, qu'il y ait augmentation ou diminution, on nen indique jamais la cause.

Les RR. Pères étaient si habitués à pratiquer des confusions dans leur comptabilité, qu'ils ne voyaient point combien il était peu convenable de n'établir aucune distinction entre le sacré et le profane. On lit dans le compte de 1618 : « En despense ordinaire de la maison, sacristie, cousturerie, apothicairerie, cordonnerie, etc., 8.764 17510° ».

D'ailleurs, quand on examine d'un peu près ces comptes, on est réellement surpris du peu de précision que les Jésuites mettaient en général à établir leur bilan de fin d'année. Les

erreurs, ainsi que nous l'avons déjà vu, ÿ abondent.

Par quelle inadvertance, par exemple, le procureur de 1614, le P. Avice, accuse-t-il comme restant au coffre du compte précédent la somme de 1868 livres aulieu de 1768? Comment le R. P. de Moussy, alors Provincial, ne s’aperçut-il pas de l'erreur, lui surtout qui avait arrêté deux fois de sa propre main, comme recteur et comme provincial, le compte du mois de février 1614? Comment enfin ces 100 livres indûment portées en recettes purent-elles être dans la suite oujustifiées ou comblées ? Tout cela ne dénote-t-il pas de la part des Jésuites une légèreté ou une indifférence peu pardonnables ?

On dit dans le compte de 1617 qu’il fut trouvé au coffre de la dernière visite 696! 15°8; par le compte de 1616 il avait été cependant établi qu'il n’y avait «en coffre» que 692'15° 2%. La différence est petite, si l’on veut, mais elle n’en existe pas moins:

Dans le compte de 1618, les Jésuites constatent qu'ils ont reçu 4,874! 7551 de plus qu'ils n'ont dépensé; «et neantmoins on en trouve de plus dans le coffre 20111754. Lequel erreur, dit-on bien négligemment, vient d’avoir obmis quelque partie au receu ».

En 1633, les revenus et les charges furent indiqués par le P. Forest, procureur, par cette simple mention: « Les mesmes que l’an passé ».

En 1634, ce fut bien pis encore. Mais cette fois le Provincial, le R. P. Armand Bohyre, fit précéder sa signature de cette note: « Le college doibt 3.000 livres pour le moins plus qu'il n’en dit icy (22.048 livres) comme il a esté justifié, le P. pro-

cureur ayant oublié quantité de choses » ; et la conséquence en fut le remplacement immédiat du pauvre procureur jugé tout à fait incapable.

Voici qui est aussi grave. Dans le compte de 174%, au chapitre des dettes passives, on lit: « Vota que dans les comptes precedents on avoit omis 5.000 livres qui portent rente ». — Péché avoué est à moitié pardonné. Le R. P. Provincial dut accorder à celui-là un pardon complet.

Il est dit dans le compte de 1748 que les dettes passives à

intérêt et sans intérêt sont de 34.417 107%; que l’année précédente elles étaient de 41.538! 84, Et le procureur d'ajouter : « Partant elles sont moins fortes (cette année) de7,440! 40544». Or le total de 41.558184 n'est pas celui de 1747, mais bien celui de 1746, Le procureur avait, par mégarde, tourné deux feuillets à la fois ; mais le Provincial fut satisfait quand même,

En 1750, le procureur mentionne comme restänt au coffre -426°18°9%, tandis qu'il y avait en réalité 429 livres. Simple erreur, de peu d'importance |

Quel intérêt avait-on, depuis 1743, à ne pas faire figurer dans les comptes les 3,000 livres empruntées à M. Loudret, ancien curé de Saint-Etienne? Aucun Sans doute, car l’omission fut réparée dans celui de 1752.

Enfin, en 1761, après avoir déclaré l’état habituel «le mesme que l’an passé », on établit Cependant üne différence de 15 livres en plus. C'est peu, mais ce n’est pas la même chose.

Sous la rubrique Provisions, les Jésuites inscrivaient dans leurs comptes ce qu'ils s'étaient procuré pour les vêtements, Pour la nourriture, pour tout le ménage : = du drap pour grosses robes, de la serge d'été et d'hiver pour soutanes, de la serge rouge de Rouen, de la toile de Hollande pour collets, de la toile commune pour draps et serviettes, de la toile fine pour chemises ; — en 1609, ils ont 10 setiers de blé, 500 fagots, 18 stères de gros bois, 8 barriques de vin blanc; = en 1611, 8 barriques de vin vieux et 4 1/2 de nouveau, un millier de fagots, 60 stères de bois, 2 ou 3 boisseaux de pois; — en 1655, 80 setiers de blé, 20 pipes de vin, 200 livres de lard, 150 livres de beurre, 250 livres de chandelles, 40 livres d'huile d'olive; — en 1744, 150 livres de volaille, 15 pipes | 20

de vin, 1.500 fagots, 300 stères de büches, 109 setiers de froment. Presque toutes ces provisions leur étaient apportées des prieurés à titre. de redevances et de dîimes.

Au moment de l'installation des PP. Jésuites dans le collège de Sainte-Marthe, les domaines et revenus du collège se décomposaient ainsi : :

Je Une métairie, vulgairement appelée Grange Sainte- Marthe, autrement Pré Giraud, et plus tard la Grand’ Maison, « consistant en 20 septrées de terre, maisons et autres appartenances », sise en la paroisse de Saint-Benoiît-de-Quinçay.

90 Une métairie appelée Belle-Jouañne, sise près et hors Ja porte de la Tranchée, paroisse de Sainte-Triaise. Cette métairie fut échangée plus tard, par contrat du 20 septembre 1619, pour une maison de la rue de Paille appartenant à François Massard, et 400 livres de rente sur un nommé Lévêque ; ladite | rente fut amortie par acquit du 18 décembre 1621.

30 Une métairie appelée Lagrange, autrement des Brandes, sise au bourg de Nieuil.

4° Une métairie appelée de Beauregard, sise en la paroisse de Quinçay et jointe à celle de la Grand’ Maison. Quelques rentes de cette métairie restèrent dues à l’abbaye de Saint- Benoît jusqu’en 1614.

5o Une maison à Poitiers appelée la Pelite-Croix. Elle se trouvait devant la porte des religieuses du Calvaire, près le carrefour de Saint-Grégoire dans la paroisse de ce nom. Elle était entourée d'un jardin. Elle rapportait 36 livres de rente. Sur ces 36 livres, 3 devaient être payées au curé de la Résurrection.

Go Un domaine, sis entre la porte de Tison et de Saint- Cyprien, tenant aux murailles de la ville et consistant exactement « en deux pieces de terre et vignes avec leurs treilles decharnées, vulgairement appelées les Treilles du college de Sainte-Marthe, en une vigne renfermée de buissons, plus en

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