‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 168 sur 236 · Plus exactement · texte numérisé non relu

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Revenu total de 1687 : 16.759 livres; de 4693 : 42.309 livres. Différence : 4.450 livres.

Charges en 1687 : 8.049 livres ; en 1693 : 9.897 livres. Différence : 1.848 livres.

2, Maison et jardin devant le Calvaire, qui provenaient de l’ancien domaine du collège. Partie de cette maison, « tenant par le devant à la rue qui conduit de lesglise des PP. Capucins à la porte Saint-Cyprien vers l'orient, d’un costé à une ruelle qui va de lad. rue aux Arennes vers le midy, d'autre costé vers le nord à la maison », fut affermée, en 1676, à François Guneau, écuyer, et Perrine Gaufreau, sa femme, pour le prix de 30 livres. Avant 1662, elle était donnée en payement pour 90 livres au blanchisseur des Jésuites (voir ci-dessus, p. 217). Plus tard, vers 1795, elle fut habitée par le sieur Thibault au prix de 36 livres, dont 3 livres étaient dues au curé de la Résurrection. Thibault ne payant pas régulièrement, ses biens furent saisis par sentence à la Cour conservatoire et, le 9 mars 4758, la maison de la Petite-Croix fut adjugée, par acte devant Brunet notaire, à Francois Le Fail, marchand, et Marie- Anne Thibault, gendre et fille du sieur Thibault, lesquels payèrent tous les arrérages qui se montaient à la somme de 404 livres. (Arch. Dép., D. 31).

3. Il était dû au collège sur la maison devant le puits (puteus) et l’église de la Celle, 115 34 de rente foncière constituée par contrat de transport « fait par Mathurine Coquerelle à honnorable homme Antoine Gironnet, fondateur dud. college, icelle Coquerelle heritiere de feue Guillemyne Coquerelle, sa sœur, 20° aoust 4512 ». (Arch. Dép., D. 31).

415 3%; celle du Poirier, 10 livres ; le Phénix ?, 3! 31; la Lamproie ?, 40 livres ; le Dauphin‘, 50 sols et 2 chapons ; l'Aigle d'Or 5, 20 sols et 2 chapons; aux Capucins 5, 15 sols; la Baleine*, 12 livres; Saint-Grégoire®, A5 livres; Saint-

1. Maison composée de deux corps de logis appelés le grand et le petit Poirier : elle était située, paroisse de Sainte-Radegonde, dans la rue « tendante de l’esglise Sainte-Radegonde (rue du Pigeon-Blanc) au pont Joubert». Elle devait 40 livres de rente, laquelle fut donnée au collège par Maurice Roatin, écuyer, par contrat du 45 juin 4607. En 1760, elle était possédée par Jean Saboureau, boulanger, rue Corne de Bouc. (Arch. Dép., D. 29 et 34).

9. Maison sise à Poitiers près du plan du Calvaire, paroisse de Saint-Porchaire, autrefois de Saint-Grégoire. Elle provenait de l’ancien revenu du collège de Sainte-Marthe (contrat du 30 novembre 1547). Elle fut possédée en 1619 par Jean et Nicolas Boisateaux, d’où son autre nom de maison des Boisateaux. En 14755. Etienne Mazure la possédait; en 1760, sa femme, Catherine Mazure, y habitait encore. La maison du Phénix fut démolie, mais elle a été reconstruite, et le nouveau propriétaire a fait replacer, au-dessus de la porte d'entrée, l’ancienne enseigne en pierre, un phénix campé sur un büûücher en flammes et envisageant fièrement un soleil placé à dextre du plan. (Arch. Dép., D. 29 et 31). Cf. Bulletins de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 4890 : Note par M. A. Bonvyallet. — Les vieilles enseignes de pierre encore existantes à Poitiers, par l’abbé Bleau.

3. La maison où pendait pour enseigne la «lemproye », dans la rue du même nom (auj. rue Magenta), près de la chapelle de Saint-Nicolas, était de l’ancien domaine du collège de Sainte-Marthe. Reconnaissance de la rente annuelle de : 10 livres fut faite, le 44 mai 1619, par dame Jeanne Douhet, veuve de M. Denis Marinet, par devant M° Fournier, notaire à Poitiers. (Arch. Dép., D. 29 et 31).

4. Cette maison, « tenant par le devant, à l’orient, à la grande rue qui va de la Poissonnerie aux Vreux », était située place du Marché-Vieil, tout à côté de la Poissonnerie, Elle était de l'ancien domaine de Sainte-Marthe. Par un titre en latin on voit qu'il était dû au collège sur ladite maison 5 sols et 2 chapons, ledit titre signé P.Bourdois ct Lizée,à la requête des sieurs Gironet et Théobalde Girault, sa femme, fondateurs du collège de Sainte-Marthe (4 mars 1510). Vers le milieu du xvr* siècle, cette maison était possédée et hahitée par M. Baudonnière. (Arch. Dép., D. 29 et 31).

5. Dans la rue et proche la porte de là Tranchée. Cette maison devait 20 sols et 2 chapons de rente foncière à cause de l’union de la sacristie de Ligugé. Comme titres justificatifs : une baillette faite desdits lieux par Fr. Guillaume. de Villaine, lors prieur de Ligugé, et Jean Pierson, maréchal, du 29 octobre 1463, par devant Trouillard, notaire royal ; — une ‘autre du 16 janvier 4648. (Arch. Dép., D. 99 et 31).

6. Cette maison. « confrontant par le devant à la rue qui conduit du couvent des Reverends peres Capucins à la porte Saint-Cyprien à main dextre qui est à l'occident... », était autrefois en deux petits logis qui devaient chacun 78 64 de rente foncière annuelle et perpétuelle, comme il appert par le contrat de transport entre Mathurine Coquerelle, veuve de Jean Barbaton, et Antoine Gironet, seigneur du collège de Sainte-Marthe, en date du 20 juin 1508, par devant Parant et Paillet, notaires à Poitiers. Plusieurs autres titres. (Arch. Dép., D. 31).

7. Maison appelée la Baleine ou le four Saint-Martin, près du Marché-Vieil. Elle devait une rente noble, féodale et foncière de 12 livres, payable chaque année à la fête de Noël. Longtemps habitée par Bobineau, cavalier de la maréchaussée, et sa femme. En 1760, elle était occupée par Bommier. (Arch. Dép. D. 29 ct 34). ‘

8. Deux petites maisons près de l'église et du cimetière de Saint-Grégoire- De l’ancien domaine de Sainte-Marthe. (Arch. Dép., D. 29).

Sulpicien (ou Simplicien),15 sols;la Salamandre 1,35 livres; celle de Pontaigon ? 15 livres; des Pères Minimes #, 26 sols; plusieurs autres maisons dans la rue de Paille, pour lesquelles les Jésuites devaient quelques petites rentes soit aux religieux de la Celle, soit au Chapitre de Notre-Dame-la-Grande; enfin, la maison près d'Aventon ‘, qui devait 8 livres ; celle de Vivonne’, 20 sols, et celle de Cercigny°, A livres.

À cette longue liste d'omissions, on pourrait ajouter encore, si toutefois cette nomenclature ne paraît pas trop fastidieuse : . la cave de la rue de Paille, qu'on louait alors 24 livres; les 30 sols qui étaient dus sur le domaine du Roi, à cause de l’aumônerie de Sainte-Marthe; le clos Chaigneau, à main gauche sur la route de Poitiers à Saint Benoît, et qui rapportait 1 livre; une petite chaumière à Saint-Benoît, arrentée au devoir de 2 chapons; le domaine de la amie, paroisse de Montreuil, provenant de M'° de Chantegain, et sur lequel les frères Jacques et Pierre Magnans ou leurs successeurs devaient 93 livres tournoises ; la rente de 3! 7° 6% à prendre sur la recette d'Angoulême (don de M. Pastoureau, sieur de Rimbar, trésorier de France, par contrat du 26 septembre 1609); celle de 18! 415 à prendre sur les dimes des tailles du Roi

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