G. Hermant, Vérités académiques
Tel fut, parmi ces ouvrages, le Gradus ad Parnassum ‘du P.Vanière, dont la première édition, imprimée à Cologne, date de 1680. Il en parut une autre à Poitiers, en 1750, augmentée d’après les additions même faites par le P. Vanière. Ce livre est d’ailleurs une copie (ou à peu près) d’un autre ouvrage intitulé : £pithetorum et Synonymorum thesaurus, attribué au P. Chatillon, jésuite. Paris, 1652 !.
Plusieurs autres ouvrages furent édités à Poitiers, soit par les Bouchet, soit par les Mesnier, soit par les Marnef : le de Amicitia et le de Senectute de Cicéron, les £pîtres d'Horacet, les Fables d'Esope*, le Virgile du P. Abram ‘, l'Homère du P. Coulon’, les Znstitulions poétiques du P. Pontanus ‘, etc.
D’autres enfin sont restés à l’état de manuscrit : telle cette
1. Le Gradus eut sa célébrité, et Noël, dans la préface du sien, rend à l'Institut et au P. Vanière la part qui leur revient : « C’est aux Jésuites surtout, dit-il, qu’on doit l'idée et l’exécution du dictionnaire connu dans les études sous le nom de Gradus ad Parnassum. Un examen approfondi m'a convaincu que je ne pouvais mieux faire que de prendre cet ouvrage pour base et d’'imiter Vanière….. J'ai cru devoir consulter les différents classiques du même genre ; et, en comparant ceux d'Italie, de l’Allemagne, de l'Angleterre, etc., j'ai reconnu que c'était le même qu'on avait généralement adopté ». Il est vrai de dire que les ouvrages de Noël lui-même, très nombreux, sont en grande partie des compilations dont la situation de l’auteur dans l’Université favorisa surtout le succès. — M. Quicherat, dont le Dictionnaire prosodique et poétique est aujourd'hui, à juste titre, plus généralement adopté, a donné à son livre le titre de Thesaurus poelicus linguæ latinæ. La première édition du P. Vanière avait paru sous celui de Dictionarium poeticum.
2. Quinti Horalii Flacci Epistolæ. Piclavii, s. d., in-80, ex officina Marnefiorum fratrum.