‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 189 sur 236 · Cf. Huber, Les Jésuiles · texte numérisé non relu

Cf. Huber, Les Jésuiles

2. Sur le fronton de la scène de leur salle de comédie, les Jésuites de Pau

avaient fait graver cette inscription : > Doctrina vires promovel insitas Rectique cullus pectora roborant.

3. Dans la préface des Tragédies du P. Porée (Paris, 1757), on annonce une édition prochaine des Comédies du même auteur en ces termes : « Editis Tragædiis, Comicas offeremus Fabulas, quæ ad juventutis institutionem accommodatæ, argumentorum delectu, eyentorum nexu, facetiarum lepore, et bene moratæ orationis elegantia festivam urbanitatem exhibent, suadentque honestatem ».

4. Cf. Histoire des Ordres monastiques religieux et militaires. (Paris, Coignard, 1727).

ainsi qu'il en existait dans la plupart des collèges de la Compagnie, à Bourges, par exemple, à Eu, à Amiens et à Pau, dont nous avons décrit ailleurs ! la scène, le semblant de coulisses, le parterre et les galeries. Ici, les représentations avaient lieu, le plus souvent, dans la cour d'honneur où l'on dressait une immense estrade, dont les bois étaient ensuite remisés dans le bâtiment réservé aujourd'hui aux. classes primaires.

On les sortait pour toutes les grandes occasions, à la naissance ou au passage des princes, ou même à leur mort”, à la fête du roi, etc. Non seulement on jouait alors des pièces inédites, mais encore le collège s'illuminait, tirait des feux d'artifice, faisait contribuer tous les beaux-arts à l'éclat de ces solennités. Nous parlerons bientôt des tableaux énigmatiques et de la pièce de tragédie que firent représenter les Jésuites le 26 août 1687 à l’occasion des réjouissances qui furent données à Poitiers lors de l'érection, sur la place d’Armes, d'une statue de Louis XIV à.

L'année suivante, le jour de Saint-Louis, une nouvelle représentation fut donnée dans la cour du collége, à laquelle présida l’intendant du Poitou, Nicolas Foucault. On joua, ce jour-là, une tragédie de Démétrius, dont le plan, dû sans doute à l'invention du premier magistrat de la Province, se trouve imprimé dans ses Mémoires manuscrits. La fête fut terminée par un ballet, où l’on voyait, dit le programme, « tous les monarques qui avaient autrefois porté le nom de Grand féliciter Louis XIV, et reconnaître qu'aucun d'eux n'avait mérité, comme lui, ce glorieux titre » {.

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