‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 191 sur 236 · Voir ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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. Cf. Pilotelle, Essai hislorique sur l’ancienne Université de Poiliers.

À part ces compositions inédites, œuvres de quelques particuliers, mais le plus souvent des professeurs de rhétorique du collège même, les Jésuites avaient des répertoires, où ils trouvaient des pièces toutes faites. L'un des plus connus de ces répertoires au XVIIIe siècle, «livres simplement ennuyeux», au dire de Voltaire, était celui du P. du Cerceau. On sait que ce Jésuite, étant précepteur du prince de Conti, l'accompagnait à Véret, château du duc d’Aiguillon, près de Tours. Durant cette période qui s'étendit de 1725 à 1730, on dut à Poitiers, grâce à ce voisinage, lui emprunter quelques-unes de ses pièces, telies que l'Enfant prodique, les Incommodités de la grandeur, l'Ecole des pères, Esope au collège, les Cousins, comédies, ou le Destin du nouveau siècle, intermède mis en musique par Campra, etc., etc.

On trouve dans les AÆecueils Poitevins ! de la Bibliothèque municipale plusieurs programmes imprimés des pièces qui furent représentées au collège royal de Poitiers; malheureusement ces Recueils sont très nombreux et tous les documents qu'ils renferment ne sont pas encore classés par tables.

A la distribution solennelle des prix de 1748, qui eut lieu le vendredi 23 et lemardi 27 août, à une heure de l'après-midi, les écoliers de rhétorique représentèrent Juste, martyr japonois ?, tragédie chrétienne. En 1750, pour la même solennité, on joua Amalfroy, frère de Sainte Radégonde *, tragédie, et, en 1760, Maurice de Nassau *, tragédie nouvelle.

Toutes ces comédies ou tragédies étaient entremêlées de danses et de symphonies, dues à la collaboration habituelle des maîtres de musique et de danse du pensionnat du Puygarreau. C'est ainsi que Mars pacificateur, ballet allégorique, servit d'intermède à la tragédie de Juste ; les Quatre Oger, à la tra-

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