‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 22 sur 236 · INTRODUCTION XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXVII

jaloux encore de manifester son autorité absolue que l'Université de Paris venait si publiquement de méconnaître lors de la procédure qui devait conduire la Pucelle au bûcher, le pape Eugène IV accueille favorablement la demande de Charles VIT et lui répond par une bulle datée du 28 mai 1431 et dans laquelle le Souverain Pontife« érige, établit et ordonne d'autorité apostolique une Étude générale en ladite ville, à la gloire de Dieu et à l’heureux accroissement de la République : laquelle Etude ou Université, composée des cinq facultés de Théologie, des Décrets ou Droit canon, des Lois, de Médecine, des Arts, avec toutes les immunités,droits, prérogatives et priviléges et à l'instar de l'Université de Toulouse tant pour les professeurs que pour les écoliers, y sera continuée à Jamais ».

A la sanction apostolique donnée par la bulle du 28 mai 1431 vint se joindre, dix mois après, le 16 mars 1432, la sanction royale contenue dans leslettres patentes délivrées à Chinon par Charles VII et enregistrées à Poitiers le 8 avril suivant. Par ces lettres le monarque français, « connaissant ladite disposition, volonté et ordonnance du Saint-Père, si conforme à son propre dessein. confirme, institue, ordonne de sa part et par son autorité royale, en tant qu'en lui est, ladite Étude générale ainsi érigée, instituée ct ordonnée par autorité apostolique en ladite ville de Poitiers ». Il accorde en outre à l'Université de Poitiers les mêmes privilèges, prérogatives, exemptions, immunités et droits que lui ou les rois de France ses prédécesseurs avaient accordés aux Universités de Paris, de Toulouse, d'Orléans, d'Angers, de Montpellier. Il confie enfin la garde, la conservation et la défense des privilèges particuliers de l’Université à Maurice Claveurier, heutenant

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