‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 36 sur 236 · INTRODUCTION XLIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XLIX

ou les grottes de Mauroc. Il ajoute que, par suite des troubles croissants de la Ligue, beaucoup quittèrent Poitiers, furent pillés sans miséricorde par les protestants et furent forcés de conlinuer leur route sans vêtements, ou de rentrer dans la ville, au risque d'y jeûner, « chose à quoy n'estoient point accoutumez les estudians de ce temps ».

La nécessité de bien préparer tous ces Jeunes gens qui fréquentaient les écoles, la pensée aussi de réunir dans une maison d'habitation commune les élèves d’une même province, d'un même diocèse, d’une même nation, et de les arracher ainsi à la rapacité des bourgeois, à la lutte non pour le travail mais pour la vie, et aux séductions de la ville, amena la fondation des collèges, La pensée qui les a mis au jour est donc une pensée de commisération envers les étudiants ; c’est aussi une pensée de progrès et d'ordre : « de progrès pour les études qui profiteront du calme et de la réunion des élèves : d'ordre, à cause de la discipline qui planera sur ces jeunes têtes, et les courbera docilement sous son joug salutaire ! ». Ce ne fut que plus tard que les étudiants des Facultés se séparèrent de nouveau des élèves des collèges, qui ne furent alors que des écoliers d'enseignement secondaire. |

A Poitiers, il fut établi en diverses quartiers de la ville pour l'utilité du public et l'instruction de là jeunesse plusieurs collèges”. On en compte jusqu’à dix, savoir : Le collège de Saint-Jacques du Minage ; — des Moreaux :

1. De Riancey, Histoire de l’Instruclion publique ‘et de La liberté de l'ensei-

gnement en France, t. I, p. 234.

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