L INTRODUCTION
— de la Vicanne ; — de Géléasis ou de Saint-Savin ; — de la Tierie; — de la Serenne ou Sirène; — de Montanaris ; — du Puygarreau ; — des Deux-Frères ou de Saint- Pierre; — de Sainte-Marthe.
Il faudrait encore y ajouter certains autres collèges, tels que le collège de Bosco ou du Boïs, de Cessaco ou de Cessac, de Certani, mais nous n'avons rien trouvé ni sur leur origine, ni sur leur organisation. Il était du reste permis à chaque docteur capital {ainsi appelait-on le principal) de faire de sa maison un collège dans lequel il tenait des pensionnaires qui étaient appelés commensaux (commensales).
L'échevinage, justement ému et préoccupé de la décadence de ces collèges, funeste fruit des guerres civiles, ordonna, en 1603, une visite de tous les établissements scolaires. Cette visite fut faite le 14 juin dans les dix collèges ci-dessus mentionnés par Rollandeau, procureur, Jean Frappier, chanoine de l’église de Saint-Hilaire, recteur de l’Université, et François Dreux, lieutenant particulier au Présidial et premier capitaine de la ville de Poitiers. Le procès-verbal qui fut dressé à la suite de cette opération, signé du recteur, du maire et de leurs greffiers, et qui se trouve couché sur le registre de l’Université, atteste que les six premiers de ces collèges ne subsistaient déjà plus en 1603, et qu'à proprement parler ce n'élaient auparavant que des maisons particulières qui avaient pris la place des écoles de la cathédrale et des monastères, dans lesquelles quelques régents enseignaient d'office les étudiants !.
Du dispositif du même procès-verbal de 1603 il résulte que des quatre autres collèges, celui de Montanaris avait