Archives départementales, D
2, Id, D. 49.
Lil INTRODUCTION
C’est le patron qui, généralement, dans l'acte de fondation, instituait les premiers règlements du collège, diclait l'ordre des exercices, fixait la durée des études; lui, ou ses successeurs, qui étaient chargés d'entretenir les bâtiments et d'y faire toutes les réparations nécessaires, sous peine de poursuites soit de la Faculté, soit du Corps de Ville, soit de la Sénéchaussée de Poitiers, ou même de déchéance au profit de la ville”
L'administration générale de la maison était confiée à un prieur ou principal, qui devait y résider *. Malheu reusement ces prieurs ou principaux ne se soumirent pas tous ni toujours à cette obligation : de là la mauvaise tenue générale des collèges, ce qui péoccupa à maintes reprises le Corps de Ville et la Faculté des arts.
La nomination du prieur appartenait généralement au maire de Poitiers, quelquefois conjointement au maire et au recteur de l'Université, et, à leur défaut, par cas de négligence ou de mésintelligence, aux vingt-cinq échevins de la ville, Souvent aussi il était spécifié dans l'acte de fondation que le droit de nomination appartiendrait aux descendants mâles, ou mème aux plus proches parentes féminines, du fondateur. Ce fut le cas du collège de Sainte-Marthe ‘. Au collège des Deux-Frères ce droitresta dans la famille des fondateurs jusqu’en 1706, époque où MM. de la Coussaie de la Duretière cédèrent leurs tlres à l'Hôtel de Ville moyennant la somme de 400 livres *
Le prieur était nommé à vie; mais 1l n’était pas, pour cela, inamovible. En 1536, le prieur de Montanaris Joe Guillaume, dut se retirer devant Nicole Michel.