‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 43 sur 236 · INTRODUCTION LV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LV

en droit ou en théologie, un chanoine, voire même un doyen de l’une des quatre Facultés. Car ce n'étaient pas seulement des qualités administratives qu'on exigeait du principal : il était tenu, en ellet, tantôt de donner luimême chaque jour aux boursiers deux leçons, une en droit civil et l’autre en droit canon, comme au collège de Montanaris !, tantôt, comme au Puygarreau, de faire lectures et répétitions et autres actes scolastiques ?, La réunion de tous ces prieurs formait la Faculté des arts. Du seul fait de leur nomination, ils recevaient le titre de docteurs. Ils étaient ensuite présentés à l'Université, qui les agrégeait.

A côté du prieur venait le procureur ou syndic, qui s'occupait des revenus et des dépenses. Quand la situation du collège était en souffrance, le syndic était invité à présenter une déclaration des rentes au maire et aux échevins, ou bien au Présidial. Quelques syndics durent rendre jusqu'à deux fois leurs comptes.

Le procureur était nommé et pris généralement par le

fondateur parmi les boursiers ; dans la suite il fut choisi par les boursiers eux-mêmes, qui partageaient avec lui l’administration des biens. :

De même que le principal, il était autorisé à rester toute sa vie dans Je collège, partageant son temps entre les études auxquelles il était soumis comme boursier, et les soins du matériel auquel il devait veiller en sa qualité d'économe. De lui dépendaient la propreté des classes et des chambres, le bon entretien du luminaire ou des chandelles, et le confortable de la table commune.

Un troisième personnage administratif était le chape-

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