‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 44 sur 236 · LVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LVI INTRODUCTION

lain, qui élait spécialement chargé de l'instruction religieuse. Il était en même temps le grand ordonnateur des cérémonies qui avaient lieu dans la chapelle du collège, lieu ordinaire des sépultures des fondateurs.

Le chapelain, ainsi le spécifiait chaque testament, devait être un prêtre séculier et non religieux. Cette clause, dans la suite, ne fut pas toujours respectée. Lui aussi était pris parmi les boursiers. Cependant cette règle n'eut rien de bien fixe, puisque, en 1574, nous voyons le patron du collège de Saïnte-Marthe, qui était alors Jeanne Chezier, nommer elle-même pour chapelain Mathurin Bardeau, prêtre, régent du collège’. Il ne devait retirer aucune chose du collège comme bénéficier, mais seulement comme écolier, Au collège de Géléasis, il recevait exceptionnellement la rente de 600 livres?.

Il était teñu de dire la messe tous les jours et le dimanche de faire un service divin. Les messes dites dans la chapelle lui étaient payées sept sols et six deniers.

Il avait la surveillance et la direction des écoliers durant les cérémonies religieuses faites par les autres prêtres de l'établissement. À chaque messe qu'il célébrait, il devait dire une oraison pour l’âme du fondateur ; avant la messe, il faisait sonner trois fois les cloches.

Les boursiers étaient les quelques étudiants pauvres, désignés d’abord par le fondateur, dans la suite par les héritiers, et, à leur défaut, soit par le maire ou les échevins, soit par le prieur ou le procureur, qui trouvaient dans le collège, comme dans une sorte d’hôtellerie, le vivre et le couvert pendant un certain nombre d'années.

Page 1