‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 48 sur 236 · LX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LX INTRODUCTION

Virgile, Horace, Ovide, elc. L'usage des collèges alors était qu'un professeur donnât trois leçons par Jour’.

Le premier et le principal livre qu’on mettait entre les mains des élèves était la Méthode de grammaire latine, composée par un certain Michel, de Naples, pour 1 jeunes gens qui se préparent à l'étude des belles-lettres*. Elle parut à Poiliers en 1490. À cette époque, Michel professait les humanités au collège de Montanaris, sous les ordres d'Antoine de Montanaris, dont il était le compatriote. C'est même à la requête, ct aussi très probablement aux frais du richissime abbé, auquel le livre est dédié, que cette grammaire latine fut rédigée et imprimée à Poilicrs. «

Dans une intéressan!e préface sous forme d'épitre dédicatoire à un personnage que l'auteur ne nomme point, mais qui ne peut être qu'Antoine de Montanaris, Michel s'explique franchement sur Iles raisons qui l'ont porté à écrire ce livre. Il y en trois, dont deux au moins pour-

raient être reproduites. même encore aujourd’hui, avec unc égale justesse. La première, c'est qu'un très grand nombre d'élèves, après avoir passé par les écoles pendant de longues années, ne relirent aucun profit de leur travail' au point qu'ils ne comprennent point encore le latin, et le peu qu'ils comprennent, c'est à peine s'ils savent l'exprimer dans la même langue. La seconde, c’est que les hommes les plus savants qui ont enseigné Îles préceptes de l’art grammatical se sont plus préoccupés de leur renommée personnelle, afin de paraître en savoir beaucoup, que de l'avantage commun que les élèves retiraient de leurs leçons. La troisième est une raison tout à

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