‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 47 sur 236 · INTRODUCTION LIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LIX

Le dimanche, il y avait une messe du jour à notes, et le soir vêpres et complies.

Le lundi, une messe de requiem à notes pour les fondateurs décédés : avant la messe, matines et laudes des morts.

Tous les samedis, vèpres et complies, et après complies antienne à la Sainte-Vierge avec l'oraison selon le temps.

Toutes ces messes devaient être dites à une heure convenable à l'étude des écoliers.

Comme dernière obligation, tous les étudiants prètres s'engageaient à chanter une grand'messe des morts le jour du décès de leurs fondateurs.

A l’origine, tous les collèges de Poitiers donnaient l’enseignement du droit et de la théologie aussi bien que de la grammaire etdes arts (humanités). Ce ne fut qu'à partir du xvi° siècle que l’on vit s'établir ce qu'on appela le plein exercice, c'est-à-dire l’enseignement secondaire avec division par classes, tel qu’il existe aujourd’hui. Les classes s’appelaient autrefois des /echones.

A dater du xvi° siècle, le cours complet des études comprit trois classes de grammaire, appelées cinquième, quatrième et troisième ; une classe d'humanités, et une de rhétorique. Puis venait la philosophie qui se faisait généralement en deux années, et enfin la théologie, qui resta dans le programme.

Pour ètre admis en cinquième, il suffisait de savoir lire et écrire. On se livrait ensuite à l'explication de quelques passages de l'Ecriture sainte, que l’on abandonnait vite pour passer à l'interprétation des poètes, tels que

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